o "'^I^J^ ENCYCLOPEDIE MÉTHODIQUE, ..1-3-63 ou PAR ORDRE DE MATIÈRES, PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES, DE SAYANS ET D'ARTISTES Précédée dim Vocabulaire universel , sentant de Table pour tout l Ouvrage , ornée des Portraits de MM. D iderot et d' A lembert , premiers Editeurs de /'Encyclopédie.. AVIS IMPORTANT. \~> A première partie de cette Histoire Naturelle des Vers est en vente , et c'est par erreur qu'elle porte au Frontispice Tome Sixième , au lieu de Tome Premier. L'Histoire Naturelle des Insectes , par M. Olivier, forme réellement le .Tonie Sixième.. ENCYCLOPÉDIE MÉTHODIQUE, HISTOIRE NATURELLE DES FERS. TOME PREMIER. Par M. Bruguiere, Docteur en médecine ,Médecin-Bota7iiste et NatiiraUsft du Roi , Membre de la Société Roj aie des Sciences de Montpellier. JMOm a mitons Secficoal libiory A PARIS, Chez P AN CK OU CKE, Imprimeur -Libraire, hôtel deTIiou, rue des Poitevins. M. D C C, X C I L INTRODUCTION, jLJ-e toutes les parties de I;i zoologie , celle qui efl; la moins connue fft, fans contredit, telle qui t»-aite des Vers ; cette claife d'ani- maux^ qui comporte chez le vulgaire une idée d'abjedion, mérite cependunt autant que les autres les rccherclies des natura- îiftcs & l'attention particulière de ceux qui cherchLMTtdans les fciences un aliment pour leur curiofité. Si l'on conlicère le nomb.re des animaux que les naturaliftes ont d;li- gnés fous le nom de vers, fi on Dbferve la (implicite ou l'appareil quelquefois très- compliqué de leur organifation , ou enha Il on rLfléchit fur les modes fi variés de leur propagation naturelle & de leurs régéné- rations artificielles , l'imagination eft bien- tôt étonnée de leur nombre, elle ne peut fulïïre à combiner les dégradations de leurs formes , elle ef!- effrayée de quc'qucs-unes d; leurs facultés. Les eaux font peuplées de molécules animées qui font douées d'organes auflî parfaits que les plus gros animaux, puifqu'ellcs fe reproduifent de même, & qu'elles tiennent dans la nature un rang aulîl peu équivoque , quoique moins (oupçonné. Les vers vivent & multiplient dans le corps des autres animaux, & font répan- uve & unepénétrution doiit pcud'homn-.L;s lont partagés ; Muller s'ef}- diflin.i;ué dans cette carrière où peu d'autres fe font piélentés après lui. Les difleftions des divers animaux qui peuplent l'univers étendront dans la fuite la chaîne des vers inieflins , puifqu'on foup- çonne , avec (jueique iondcment, cju'i! n'en eft point qui n'en nounifle queKjue efpcce particulière ; quand, à forc^d'obfervations, leur nature fera plus connue qu'elle n'efl:, ©n cherchera à pénétrer le niyftcre de leur génération qui ell encore enveloppé dans les ténèbres les plus épailles , &: livré aux hypothèfes les plus gratuites. Les voyages de long cours, fur l'éten- due des mers , feront connoître dans la fuite les mollufques des différens climats, principalement ceux que leur vie vaga- bonde tient à une grande diftance des côtes, & qui cédant à l'adion des courans , fcmblent deftincs à éclairer , comme au- tant d'étoiles errantes , les abvmes de l'Océan ; les molluftjues fédentaircs qui peu- plent ks rivages infpii.ront un nouvel intérêt, quand ces familles difperfécs fe- ront mieux connues , & ils ferviront à leur tour à étudier frudueufement les pre- miers. La curiofité , dénuée d'une appli- cation utile, s'eli: depuis très-long- temps exercée à ramaffcr les dépouilles des vers cchinodermes & celles des vers teftacés, & quoique celles-ci ne puiffent ctreconfidérées que comme les niaifons ([ue ces vers ont anciennement habitées, plutôt (|uecomme k-urs fiucleltes, il en eft (.cnendant refaite à 1.1 fin , une étude féncufe & vialmcnt U C T I O N. eflVntielle, quand on en a retrouvé dans Tes' couches calcaires de la furface de la terre , 1 ces mêmes dépouilles entières , ou peu altérées , ou entièrement pénétrées par fii:s fucs pierreux. Cette pemière découverte fembloît en promettre de plus intérefTan- tcs ; mais l'obfervation s'efl: arrêtée au prcrnier pas, comme iî elle tû: craint d'é- branler dans leur fondement tant de bril- lantes hypothèfcs que le génie mit à la place de la vérité. Les vers zoophites , autrefois crus its végétaux , regardés cnfuite comme les points de réunion entre le règne animal & le végétal, & également méconnus fous ce point de vue , font propres à tous les climats; mais beaucoup plus abondans (ous les mers de l'équateur que fous les eaux glacées des pôles, ils y iiilluent plus puif- fammcnt qu'ailleurs au changement des cô- tés s'ils bouch.nt l'entrée u'une rade , en f élevant une digue impénétrable aux vaif- feaux, ailleurs il<: achèvent la c'ôtuie d'un port , \- remplilfent de cette n-.anière les fondions auxcjuel'es ils paroifTcnt avoir été deflinés, celles de générer la terre calcaire ou d'en réunir les molécules difperfces. Tous ces animaux ne fe font point ad- mirer par une organifation & par une in- duftrie ou par des facultés également frap- pantes ; les uns feroient encore nuls pour nousfans l'exiftencedes verres lenticulaires» &quelquesautres ne nous oflViroient qu'une animalité douteufe , fans les progrès ra- pides que les Iciences phyfques ont faites de nos jours , &: Lns la m-lfe de lumière qu'elles ont rcflcchi fur celle de la nature. En embra(T!mt les objets déjà connus, & ceux même qui proilioient les plus indit- férens , chaque pas , dans une carrière fi neuve , a été encouragé par des décou- vertes, & les vers ont été obfervés , à leur tour, avec cette curiofité que les grands intérêts peuvent f.-uls infpircr; ces recher- ches nous ont appris (jue les facultés de l'animalité lor.t ditlértntes dans les \(îr% Si plus étendues que d ms les quadrupèdes, (jue la plue qu'ils tiennent dans la na- luie efl inunenfe ik beaucoup fupcrieur^ T N T R O D S celle de tous les autrs an!m:uc re'unis. La multiplication des polypes d'eau âouce , en quelque forte, par des efpèces de cayeux, la régénération de la tête ou celle de leurs autres principaux organes dans les limaçons , la faculté qu'ont ks vers zoophites de former des tiges fem- blables, par leur port, à celles des végé- taux, la qualité phofphorique & brûlante dés vers mollufques, & principalement des médufes , enfin , les divers modes de pro- pagation naturelle & artificielle de tous ces animaux-, font àcs phénomènes qui n'avoienî point été obfervés encore dans toute l'étendue du règne animal , & dont les vers ont fourni les premiers exemples. Mais que font tous ces phénomènes en comparaifon des monumens qui atteflent leur exiftence & prouvent la continuité de leurs travaux depuis les premiers temps de cet univers. Si la terre calcaire, qui exifte fur le globe , n'efi: pas due en to- talité à la deftruâion des vers teftacés comme on l'a peut - être penfé avec trop de précipitation , qui pourra du moins fe refufer à croire que c'efl: d'eux & de leurs générations entaflees que pro- viennent la plupart des montagnes à cou- ches , qui varient, qui organifent, qui fertilifent & rendent habitable la furface de la terre. Les vers font donc de cette manière intimement liés à l'organifation phyfîque de notre globe , & c'efl: en comparant îeurs dépouilles fofliles de ces temps re- culés, avec celles des efpèces qui peuplent îa vafle étendue des mers , que l'on pout maintenant pan.'enir à des notions exactes iur fa véritable théorie ; les altérations qu'ils ne cefTent d'y produire, impriment dans la nature àqs monumens de leur hiftoire , plus efficaces & plus durables «jue ceux que l'homme , fécondé par les arts , s'efforce vainement d'y perpétuer. Combien de vérités importantes dépen- dent encore de leur étude ? a-t-on feule- îTient entrevu le terme où elle peut nous conduire ? mais à travers combien d'erreurs U C T I O N. iij 6c de contradictions ne faudra-t-il pas y parvenir? Si ces vérités doivent être la récompenfe des obfervations les p'us afll- dues , convenons qu'on efi: encore loin d'un terme 11 deiiré , & qu'il exifle plus de de doutes à c'claircir dans les connoif- finces qui nous ont été tranfmifes, qu'on ne pofstde de bafrs certaines fur lefquelles on puilfe ie repofer. C'efl: dans la vue de faciliter leur étude que cet ouvrage a été entrepris ; j'aurai rempli mon objet s'il peut en propager le goût, & s'il peut applanir les premières difficultés qui font toujours les plus re- butantes. Prefque toutes les parties de l'hifloire naturelle ont eu en France des excellens obfervateurs , les vers feuls y ont été peu connus ; à l'exception de la conchylio- logie qui y a été toujours cultivée avec ardeur, les autres dividons de cette claOe y avoient été trop négligées , & nous ne poflédions aucun ouvrage élémentaire ^ général qui nous mît, fur cette partie, au niveau des connoiflances aâuelles ; quel- ques obfervations éparfes dans diiférens ouvrages étoient , à la vérité , des fùrs garans de ce que leurs auteurs auroient pu produire , fi les circonflances, qui dif- pofent impérieufement des hommes, & triomphent fi fouvent de leurs goûts, le leur euflent permis ; auffi ce n'efl que de Linné que date cette partie de la fcience : cet auteur , que l'on doit confidérer à plus d'un titre comme le vrai fondateur de riilfloire naturelle, traça dans le fjfi- naturcv , le plan général de cet ouvrage, en diflribuant fous un ordre méthodique une partie des obfervations de fes prédé- ceifeurs, les fiennes propres & celles de fes contemporains ; fon travail , quoique très- incomplet, mais très-reconuTiandable par la route qu'il a fu tracer, eft devenu le type des naturalifles & le modèle de fes fuccefleurs ; en indiquant fes vues , il a dé- figné le moyen de les améliorer , de les rec- tifier & celui de les combattre quand el'es font fautives, G'eft l'auteur qui a plus fait a ïj ÎT 2 N T R O D pour la fcîence, !a même où il a le moins rcuir.. La méthode efl: devenue un moyen artificiel, mais indifpenfable pour faciliter l'e'tude des corps naturels ; on a admis avec lui la divlfion de la nature en trois règnes, celle des règnes en cl a fies , celle des clafTes en plufieuis ordres , & celle des ordres en plufieurs genres, lefquels ren- ferment les efptces qui , à leur tour, com- prennent les varic'tés. C'eft pour parvenir avec facilité & Tins confudon à la connoif fance des efpcccs , que toutes ces dividons ont été imaginées ; le fucccs de leur emploi a prouvé leur néccdîté, & on convient, cnlin, (jue l'étude de l'hinoire naturc'le eft nulle &: i'iufoire , H elle n'efi: fondée fur la connoiflànce des rapports. Ces rapports ne font autre chofe que les conditions générales qui cor.lituent les claffes , les ordres &: les genres ; mais ce n'tft point à la connoiflànce de ces conditions & à leur application que le naturalifle doit fe bor ler. La méthode n'eft qu'un moyen artilic el de claffer plulîcurs notions fimples ou conipofécs , en les foumett.,nt à des condicions générales ; elle rapproche toutes ces notions , fuivant leurs analogies , dans un ou p'ufîturs points, elle foulage la mé- moire &; prépare la voie de rinftruftion ; la fcience véritnb'e confîlle dans les faits, k méthode n'otfre que des moyens pris des caractères extérieurs des corps qu'on veut ccnn-)îtrc, elle favonfe &i lini'p'ilie l'inflrudion & conduit enhn à des con- noiflances réelles, com.me la taftiquc & h difciiline, dans l'art militaire, condui- fent à des triomphes. Une méthode, quelle qu'e'Ie foit , eft toujours artificielle , parce qu'elle n'eft fondée que fur la connoifTince de quel- ques rapports , & qu'il faudroit coniioitrc toutes les analogies des co'ps qu'elle doit réunir , pour qu'el'e put répondre à l'idée que l'on a de ce (ju'on nomme une fa- mille naturelle ; mais quo.qu'irtiiicielle, la méthode efl très utile quand el'c olfe le moins d'exceptions ; elle eft au contraire fautive , vaj^ue , incertaine ; &i mam^uc pur u c T r O }T. conféquent fon véritable objet , quand les exceptions font nombreufes, & quand les êtres qu'elle comprend s'écartent de fes conditions fondamentales ou ne répondent point à fes principes fyftématiques. Dès- lors le feul parti qu'il (oit avantageux de prendre pour la fcience , confifle moins à propofer une nouvelle méthode qu'à reétiner les défauts de l'ancienne, en rem- pliflant les lacunes des obfervations , en l'enrichiflant des nouvelles découvertes» & en faifant difparoître, avec le plus grand foin les plus foibles traces de fci premières erreurs. M 'étant chargé de fournir, dans le Dic- tionnaire Encyclopédique , rhifioire en- tière dts Vers, je me fuis propofé de donner fur cette partie un ouvrjge auflî complet que l'époque aâuelle , les circonlt^nces ou je me trouve, &: les difficultés de cette en- treprife le permettent ; j'ai adopté , comme on le verra par le tableau fyflcmatique qui le précède, moins la méthode de Linné que fon ordre didaôique; les changemens que j'ai cru devoir y faire font confidéra- bles , paice que j'ai du profiter des décou- vertes qui ont été faites depuis la dernière édition de {on Jjjl. natunc, & des amé- liorations qui en font réfultées. J'y ai ajouté l'ordre entier des vers in* fufoires, d'après les découvertes ducélebra Muller, à qui il appartient en totalité , & dont Linné fembleroit n'avoir eu aucune connoiffance fans le derniergenrcde l'ordre des vers zoophitcs, qu'il avoit déiigné fous le nom dec/uios. J'ai réuni l'ordre des vers lithophytes de cet auteur &; celui des 700- pKytes tn un feul , & j'en ai tranfporté i quelques genres parmi les vers intellins , ! & d'autres dans l'ordre des mollufjues , { d'après la comparailon impartiale de leurs ; rapports. J'ai été forcé, par le n'cme motif, ' à ( Jparer les genres de l'étoile &. de l'ourlin j de l'ordre des vers mollufques où Linné les avoit placés, & d'en former un nouveau fous le nom de vers échinodernus ; je rendrai con pte , dans le courani de ''ou- , vragj , à chacun de ces mots, des r.iifons i qui m'ont déicriuitié à ces clungeuici^^ I n T R O T> ifant trouvé plus convenable à un dlftion- maire méthodique, & fur-tout plus ana- logue au plan de mon travail , que l'on trouvât chaque chofe à fon mot , que de le divifer en deux parties , dont l'une feroit méthodique , & l'autre diftribuée lelon l'ordre alphabétique. J'aiauOl changé, dan; quelques occadons, ©u reélifié , d'après les obfervations les plus modernes, les définitions de quelques genres , & j'ai conlldérablement augmenté leur nombre dans l'ordre des vers teftacés; dans celui-ci j'ai été obligé de prendre mes caractères des coquilles, leurs ani- Biaux n'étant pas encore aflez connus pour pouvoir y fonder une méthode générale ; mais je n'ai point négligé de rapporter , dans les obfervations qui précèdent chaque genre, ce que l'on connoît de certain fur Torganifation , les mœurs & l'accouplement j de quelques-unes de leurs efpèces ; & j'^i préféré laifler fubfiftcr, dans mon ouvrage, cette lacune, à la remplir aux dépens de la vérité, ou du moins par des alï'ertions vagues qui ne peuvent jamais la remplacer. Enfin , étant convaincu que les difté- xences fp<'cifiques que Linné a employées avec tant de fuccès pour fimplifier la re- cherche des efpèces, étoient un des plus grands avantages de fon ordre didaétique , j'ai cherché aie procurera mon travail en faveur des perfonnes à qui la langue latine n'eft pis familière, & de celles qui ne con- noillent pjs fuflifamment les mots techni- ques qui ont été employés par cet auteur. Comme 'es tiifficu'tés que j'ai eu à vaincre déper doient de la difette de moiS propres à exprimer les divers caractères des objets que j'ai eu à décrire, j'ai été forcé, dans cec.is, à eréer quelques nouvet'ux mots , n'en ayant point trouvé dans notre langue qui cxp U C T T N. V nomenclature fcientifique, uhè acception différente de celle dont il jouit dans l'ufaga ordinaire. La {implicite de la nomenclature des êtres naturels efi: encore un de ces avan- tages dont peu de perfonnes fentent l'uti- lité : toutes les nations qui cultivent avec fuccès rhiflioire naturelle, ont jugé ce pre- mier pas néceilaire & même indilpenlable, & nos meilleurs auteurs n'ont pas penfé différemment. L'ufage des noms généri- ques , joints aux noms triviaux ou fpéci- fiques, compofés d'un (eul mot , aident les progrès de la fclence , parce qu'ils facili- tent la communication des idées, & qu'ils- offrent , par leur réunion, l'idée de plu- fieurs rapports. Un nom trivial ifolé n»- peint aucune idée à celui qui ne connoit pas l'objet qu'il c'éîgne ; précédé par le nom générique, il offre déjà des rapports à celui qui a quelques notions méthodi- ques; fuivi de fa différence fpécifique , fes rapportss'étendent,& fa defcription achève de le caraâérifer. J'ai donc adopté, autant que je l'ai pu , fans choquer les dénomi- nations iimples déjà admifes , les noms de Linné; j'ai traduit fes noms génériques, ou bien je les ai laifle fublîfler en changeant leur fyllabe finale , & j'ai fupprimé tous les noms françois compofés de plufieurS' mots , parce que je n'ai point dû les con- fîdércr comme des noms fpécifîques , mais plutôt comme des véritables phrafes fon-- dées, le plus fouvent, fur d;s faufles ana-- j logies ou fur des caraétères communs à' plufieurs elpèces à la fois. Auprès toutes ces confidéraîions , celle' qui m'a paru réunii le plus d'utilité a ét# de citer à chaque efpccc fa fynonymie la plus complète, en évitant , avec l'attention fllnt avec préciiion les qualités qu'il i la plus fcrupuleufe, les fynonymes dou- fa'loit faire conn.iitre , & quoique j'aie ufé de cette licence avec ménagement , je | m'y ^J J N T R O D utile , qui dcrivoit du témoignage contra- didoire des auteurs. J'ai adopté dans la citation des fyno- nymes leur ordre clironoiogique comme le plus conv nablo , & le feu! qui préfente riiiftjire littérnre des efpcces , en dé(î- gnaiit le premier auteur qui les a fait connoître,& fucceflivenient tous ceux par qui elles ont été décrites ou figurées juqu'à l'époque aiCtuelle. Mais j'ai fait un choix parmi ces auteurs ; je me fuis borné à ne citer que les ouvrages généraux, ou ceux qui font plus généralement répandus, & dont les Hgures font les plus corredcs ; li je me fuis écarté quelquetois de cette marclie, ce n'a été que dans très peu de cas particuliers, & par néceflité, étant per- luadé qu'il vaut encore mieux citer une f.gure incorrecl;, en annonçant fes dé- fauts , que de ne pas en citer du tout ; car tout naturalifte, non prévenu, conviendra, fans difficulté , qu'une ligure, toute impar- faite qu'elle foit , devient d'un grand fe- cours pour la détermination d'une efpèce , Sx. qu'elle eft même indifpenfable dans pri.fque toutes les parties de l'hiftoire natu- relle, excepte peut-être j la minéralogie. U C T I O N. Le tableau f)ftémat!que des Vers , pré- senté à la fuite, (.tfre les fix divilions piin- cipalcs dont la méthode que je fuivrai eft compofée , leurs divilions fecondaircs , S<. le caraélère efllnticl des genres qui y font contenus. On trouvera dans le courant de l'ouvrage leur caraétcie générique plus dé- taillé à chaque nom de genre, ï<: a leur fuite le tableau dts efpcces qu'il renferment, avec leurs dificrencci fpJcitiqucs, pour complé- ter celui àts genres. J'ai cru devoir com- mencer par une expolltion luccinte de la méthode que je dois fuivre , pour mettre un chacun à portée de faidr le plan général de mon travail , & de clalTer les efptces que les circonHances pourront luipréler.ter avant fa concIuGon ; mais je dois prévenir que l'on peut s'attendre à trouver quel- ques légers changemens, foit dans la dé- finition des genres , foit dans leur nombre; car il efl: prefque impollible , djns un ou- vrage de la nature de celui-ci, où chaque genre doit être traité fucceflivement , que tout ait été prévu dès le principe, & qu'il ne fe préfente dans l'exécution des cor- rections & des diriiculiés (ur lefquelles oi( n'avoit pas d'abord compté, Vlj TABLEAU SYSTÉMATIQUE DES VERS, Avec le caracicie fuc^int des genres qui le compofent, 1_/FS Vers font des animaux ordinaîrement fans os (a) , qui font prives tîe ftigraatcs , n'ont po'nt de pieds , ou dont les pieds font fins articulations. (/>) Les Vers ne lubiflent point de me'tair.orphole , comme prefque tous les infcâtes , & font ovipares comme eux; mais ils ont encore une autre voie de régéncrat'on qui paroît leur être propre : elle confifte dans la re'paration des parties de leur corps, qui ont été tronquées, foit naturellement, foit par accident, ou dans la régénération entière des extrémités antérieu^-e & pofté- rieure d'un feul individu, d'oii il réfulte, dans bien des cas, deux animaux complets de la diviiîon , foit naturelle , foit artificielle d'un feul. Les Vers font divifés en fix ordres, d'après leur organifation apparente, combinée avec leurs facultés & les lieux qu'ils habitent. Savoir: ORDRE I. r.EsVERSINfUS01KES. O R D R E I L LE s V E R s I N T ES T I N s. ORDRE II L LES Vers mollusques. ORDRE IV. les Vers échinodermes, ORDRE V. lesVerstestacés. ORDRE VI. les Vers zoophites. ORDRE I. Les Vers infufoires. Ils font mous, tranfparens, infiniment petits, prefque toujours impercep- tibles à la vue fimple ; ils fe multiplient, outre la voie des œufs, par une divifion qui s'opère naturellement fur leur longueur ou leur largeur, & font prefque tous aquatiques. (^) Les feches , les étoiles & les pennatiil.s ont une charpente offeufe. (/>) Les néréides, les amphitrites & les aphrodites ont des pieds non articulés. Tableau fyjicmatîque des Vers. Î5 E C T I O N 1. Sans organes extcv'icurs. Le corps épais. Gknre I. MONADE. Monas. Le corps femblMe à un po''.nt. Genre 2. Y'^OT'E.^. ~-Y':oti\i%. Le corps dune forme variabU. {a) G KhE 5. VOLVOCE. — Volvox. Le corps Jph.'rique. Genre 4.. ENCHELIDE. — Ey\c\\ii\\s, Le corps cylindrique. Geske 5. VIBRION. Vlbrio. Le corps filifo'nne. Le corps mince & membraneux. Genre 6. CYCLÏDE. Cyclydium. le corps ovale. Genre 7. PARaMECE raramxcium. Le corps ollong, Gi XRE 8. KOLPODE. — Kolpoda. Le corps ftnueux. Genre p. GONE. — Gonium. Le corps anguleux. Genre 10. BURSAIRE. — Burfaria. Le corps concave. Section II. Avec des organes extérieurs. Sans tcft membraneux. Genre II. CERCAIRE. — Cercaria. Le corps terminé par une queue. Genre 12. TRICODE. — Trichoda. Le corps garni de poils. Genre 13. KERONE. — Kcrona. Le corps muni de quelques aiguillons. GiNUE 14. HIMANTOPE. — Himarttopus. Le corps garni decirres.{b) Genre ij. I.UCOPHRE. — Ljucophra. Tout le corps garni de cils. Genre 16. VORTICELLE. — Vorticella. L'extrémité Jupcrieure garnie de c'.ls. Avec un tcft membraneux. Genre 17. BRACHION. — Brachionus. Vextrémité jupérieure ciliée. {il) Le corjjj des protécs change de forme . mime fous Toeil de IVbrervatfi"-. {h) Lcscirres l'ont tics organ. s p'us longs que les aiguillons, & uioiiii iioiiilj.cu», jilus écartct & plus larges à leur bafc que les poils & les cils. ORDRE II. Tableau fyjîcmatlqiu des Vers. ORDRE IL Les Vers intejlins. I!s oat le corps long, articulé, ou compofé d'un bout à l'autre de fegmens annulaires ; étant coupés en deux , ils ont la faculté de réparer rcxtrémlté tronquée ; ils font ovipares & vivent prefque tous dans le corps des animaux ou dans l'eau. Section I. Le corps nud. Genre i. DRAGONNEAU. — Gordius. Le corps filiforme , égal fur tO:!U fa longueur. Genre 2, CUCULAN. — Cuculanus. Une louche ronfle fous Vextrémité antérieure. Genre 3. ASCARIDE. — Afcaris. Deux petiies fentes fous Vextrémité antérieure. Genre 4.. ECHINOKINQUE, — Echynorynchus. Vextrémité antérieure terminée par une trompe rétraÙile. Genre 5. SA,NG-SUE. — Sanguifuga. Les deux extrémités fifceptibles de dilatation. Genre (>. TiSNIA. — Txnh„ Le corps très-long & plat ^ terminé en avant par une tête tuberculeufe. Section II. Le corps cilié. Genre 7. STRONGLE. — Strongylus. La bouche garnie d'un rang de cils , Vextrémité pojîérieure terminée par une membrane échancrée. Genre 8, LOMBRIC. — Lumhvlcus. Les articulations garnies de cils j un anneau protubérant vers le tiers antérieur du corps. Section III. Le corps pourvu de pieds ciliés. Genre p. NER.ÉIDE. — Nereis. Le corps cylindrique y Vextrémité antérieure fjnrnie de tentacules linéaires droits. Genre 10. N\Y^D£. — Nais. Le corps applati , Vextrémité antérieure lans tevrocules. Genre ii. AMPrUTIlRiTE. — Amphitrite. Le corps cylindrique, des hranchies fur fon extrémité antérieure. Genre 12. AMPHINOME. — Am-hinorae. Le corps oblong , deux rangs de branchies tout le long du dos. Hijîoire Naturelle, Tome f I, Vers, Tahkau fyjîtmatlqut des Vas. Genre 15. APHRODITE. — Ap'.irnclW.'.. U corps cllong & yU: ^ le dos garni de deux rangs d'ccailles. ORDRE I I L le'.- Fas ''Uiifqiii Ils font moux, non articules , nuds ou po'jrvus de tentacules. On foupçonne qu'ils font hermaphioditcs ; ils vivent, pour la plupart , dans l'euu , & font doues d'une qualité phufphorique, plus ou moins cmincntc. E C T I O N L Sans tentacules. Genre Genre Genre Genre GilKRE Genre G£NRE Genre .£ corps convexi 1. MAMMAIRE. — Mammaria, dcjjiis par une ouverture. 2. ASCIDIE. — Afcidia. Le corps ovale , terminé en deffus par deux ouvertures. 3. PEDICELLAIRE. — Pedicellaria. Le corps pédoncule y terminé au haut en forme de tête liJJ'e ou écailleuje. 4. PLANAIRE. — Planaria. Le corps oHong , plat en dcjfous , & Jujceptible d'une grande contraâion , la bouche antérieure. 5". DOUVE. — Fafciola. Le corps oblong , pourvu de deux pores , dont fun fous l'extrémité antérieure , l'autre fur le coté. 6. TETHYS, — Tethys. Le corps oblong , charnu , la bouche pourvue d'une trompe , deux ouvertures au coté gauche du cou. 7. LERNËE, — Lirnea. Le corps nud , pourvu de bras filiformes , l'extrémité pojlérieure termitiée par deux ovaires linéaires. 8. BIPHORE. — Biphora. Le corps oblong , creux , gélatineux & ouvert aux deux extrémités. S E C T I O N I I. Avec deux tentacules. Geneî 5. ACTINIE. — Adinia. Le corps cjlindri) Celles dont tous les individus d'une mjine elpéce fe rcffemblent par ces trois conditions. i (c) Les coquilles tianfverils font celles qui , pofées fur leur (.harnière , ou fur leur ligament 1 cardinal , ont plus de large'.ir d'un côté de la valve à fon côté oppofé , que de hauteur on de !on- 1 gueur depuis la charnieie juiqu'au bord de la valve qui lui efl perpendiculairement oppolé. Tableau fyjle'matiqut des Vers. Genre 22, MACTRE. Maâra. Coquille inéquilatérale (a) y charnière com/'ojcc de trois dents , celle du milieu triangulaire , creiije , co:i- tenant un ligament , les deux latérales longues & écartées. GnNKE 2^. DONACE. IJonax. Coquille inéqudatéralc , charnière compofée de trois dents , celle du côtépojlérieur très-écartée. Genre 24.. VENUS. Venus. Coquille pourvue d'une lunule {b) & d'un corcelet (c) , la charnière cornpofce de trois dents rapprochées. Genre 2j. TRIGONIE. Trigonia, Coquille triangulaire inéquilatéralc , charnière compofée de deux grojjés dents plates ^ très-JaiUantes& Jlllonnées des deux côtés. Genre 26. ARGHE. Arca. La charnière compofée de dents nom- breujes, articulées dans les interjiices de celles de la valve oppcfcc, le ligament extérieur & plat. Genre 27. PEIGNE. Peden. Coquille auriculée, la charnière fans dents , confijlant en une foffetie triangulaire , dans laquelle le ligament cfl placé. Genre aS. TEREBRATULLE. Terebratula. Coquille inéquivalve {d) y le fommet d'une valve perforé ou cchancrc , la charnière compofée de deux dents. Section III, Coquilles univalves. Coquille uniloculaire, (e) Sans fpire régulière. Genre 2p. FISSURELLE. Fiiïurella. Coquille ventrue , terminée à jon extrémité fupérieure par une fente ou par un orifice rond. Genre 30. PATELLE. Patella. Coquille ovale ou orbiculaire , légè- rement conique , creufe en dejjous. Genre 31. DENTALE. Dentalium. Coquille tabulée , légèrement arquée , ouverte aux deux bouts. Genre 32. SERPULE. S^rpuh. Coquille tubulée , irrégulière , terminée , à l'extrémité Jupérieure par une ouverture fimple. (j) Les coquilles inéqiiilatcralcs eut leurs deux côics injjaux; on nomme :ui cuiuraire coquilles cquiiatcralcs, ckHïs dont Ijs deux C(' tes ont la nKiiic f-rriiu-. (*) La lunule, .i/;uj ; LiNN. E(l une imprcfllon cireulaire ou ovale ou lancéolée , plus ou moins profonde , qiii e(l p'acée au bas de la face poftérieure des valves ; elle le trouve quel- quefois fur d'auii us coquilles que fur celles du genre de la Vénus. (c) Le corcelet , v«A'j;LiNK. Ce mot indique ou une carène qui fe prolonge fur la face antérieure des valves, depuis les fommets jufqu'au ii.iut de leur hord antérieur ; ou wna jmprcfl'ion peu profonde, feniblable à celle de la lunule, qui t(l placée fur le devant de la coquille. (« A C T g'èclisppe , il va à fond , Se fa bafe fe coile fur la iurtace du corps qui (e trouve à (a portée. Ce'À donc en pompant ou rejetant l'eau , que ces animaux augmeniem ou diminuent leur volume , comme c'elt en relâchant les mufcles d'une partie de leur f. rtace, & en contraftant ceux d'une autre , qu'ils font prendre à leur corps les formes & la fituation qu'ils fouhaitent j mais comment leur adhérence fur les corps a-t-elle lieu? s'opére-telle par l'effet d'une fuccion , comme on le croit des aftéries , ou bien par l'effet de l'humeur vifqueufe dont toute la furface de leur corps eft enduite, & qui s'extravafe par leurs pores comme dans les limaces ? ce fait efl encore" douteux , malgré que l'affinTiative ait été foutenue pour l'un ik l'autre fentiment, par des perfonnes également propres à les faire adopter; mais nous penchons vers le dernier, fur-tout dep'.iis que M. l'abbé Dicquemare a découvert que l'adhérence des Actinies, fur les corps où elles s'étoient fixées, ne ceffoit pas même après leur mort. Outre les organes extérieurs des A^limes dont nous venons de parler, on trouvedansletirintérieur des véritables boyaux, quifonc enveloppés dans une membrane ; leurs circonvolutions & leur peloton ne- rnent les font imiter ceux des autres animaux ; mais leur quantité relative paroit leur être infiniment fupérieure ; la grofTeur de ces boyaux , toujours uniforme , paroit égaler celle d'un fil de foie , & ces vifcères , fuivant un auteur anonyme , dont le mé- moire , plein d'obfervations aufTi curieufes que bien détaillées , fe trouve dans le journal de phyfique, tome i3 , ij8i , puge 222, préfentent un phénomène encore inconnu dans l'économie ani- male. Suivant lui, lorfqu'on coupe ou déchire le corps de 1 animal, plufieurs pelotons de ce vifcèrefortent & fe déploie nt comme des fils , chacun fouvent fe divife en plufieurs parties, qui toutes (é meuvent & ram- pent fur le fond du vafe , ou nagent à la manière des vers : plufieurs minutes après, ces bouts tour- nent autour de l'une de leurs extrémités , & fe plient en fpirale; ils continuent à tourner dans le même fens pendant plus d un quart d'heure , & fi on les obferve au miciofcope, on les voit fe mou- voir & fe déplier. Quelque foit la confiance que l'auteur de ce mémoire nous paroilTe mériter, il feroit à defi:erque cette obfervatinn fût conf- tatéc , elle peut dépendre de caufes autres que celles qui fe préfentent d'abord , & cette recherche nous paroit digne de mériter l'attention des phyfi- clens qui fe dévouent par goût à la recherche des faits les plus cachés de la natme. l es ÂBlnius font leur nourriture ordinaire de coquillages, de chevrettes, de petits crabes, & de médufes bien plus greffes qu'elles ; elles les faifif fent avec leurs tentacules, les gardent dans l'in- ; îérieur de leur corps pendant dix ou douze heures , j & rejettent enfuite par la même ouverture les À C T comme on l'o'oferve , mais fur des animaux pins petits j fur les hydres , autrement nommés polypes d'eau douce. M.l'iibbé Dicquemare, ([uia foigneii- fement étudié les vers marins , & p.irticu'rière- ment les ASlir.ks fur qui il a fait de belles décc-u- veites, dit qu'elles peuvent néanmoins fipportcr des jeûnes très-longs , & même la privation da tous alimens fenfibles pendant des temps très- confidérables ; il a reconnu anifi qu'elles ne peu- vent vivre dans l'eau douce , qu'elles y périffent la plupart, ou bien que celles qui réfifknt à fon aiVion , ordinairement inftantanée , n'ont qu'un refte de vie languiffante & de courte durée : cette obfervation , qui avoir déjà été faite par Bafter, a été confirmée dans la fuite par l'exaél anonyme que 1 ous avons déjà ciré. Il dit que fi-tôt que ces animaux fentent l'eau douce , ils fs contradlent jufqu'à leur plus petit volume , que leiirouvenure centrale eft prefque entièrement fermée , que leiir corps devient opaque , d'un blanc laiteux , & qu'ils ne donnent plus aucun figne de fenti- ment; que ceux qui y ont refîè un jour entier, étant replongés dans l'eau de mer, n'en donjunt point davantage. M. l'abbé Dicquemare & l'au- teur anonyme, qui a conftaié une partie de fes cbfervations , s'accordent encore fur l'effet que la lumière produit fur ces vers ; ces phyîiciens ont obfervé que la grande lumière leur caufe quelque incommodité , ou du moins qu'ils en paroiffent affeftés ; M. l'abbé Dicquemare ajoute que les Atlin'ns , à qui on a retranché quelques parties de leur corps , font plus fenfibles à fon éclat , qu'elles ne l'étoient avant d'avoir été mutilées. Cet effet, trés-fmgulierfurdes animaux privés de l'organe de la vue, leur ef^ commun avec les hydres fur qui il eft rendu fenfible, même par une clarté dénuée de chaleur , d'après les belles expériences de Bafter, d'où il femble réfulter que quoique ces animaux paroilTent privés des organes propres à la vifion , ils n'en font pas cependant totalement dépourvus , ou du moins que ce fens efl remplacé chez eux d'une manière qui lui devient équi- valente. Outre cette faculté, dont l'explication eft encore un problême , les Adinies peuvent , fuivant M. l'abbé Dicquemare , être enfermées pendant toute une nuit dans un glaçon fans périr; elles peuvent encore paff-.-r fubitement de la tempé- rature de huit degrés du thermomètre de Réau- mur à quarante , y refler cinq minutes, repaffer fubitement à huit degrés , & en être quitte pour une maladie de quelques jours. La nullité de l'effet de la glace avoit été déjà obfervée par Muller fur quelques vers infufoires, d'une petiteffe infinie , avant l'expérience de M. l'abbé Dicquemare : quoi- que faifis dans l'épaiffeur des glaçons , ils n'avoient perdu aucune de leurs facultés , & ils les recou- vroient toutes , quand la température étoit affez douce pour rendre à l'eau fa liquidité. L'éditeur parties folides qu'elles n'ont pu digérer, à peu près i de l'ouvrage de Werinera reconnu dans la lait» » A C T cette mjme faciiItc fîans une efpèce detania', qu'il découvritdans les interftices dis fibres mufculaires de rhoinme; cette efpèce réfifta à l'eff.-t de la glace pendant plus de huit jours conféciitifs. Il en cft de même dî robfervation fuivante , qui tro:!re «ne analogie dans les hydres; elle con- (îrteenceijuo les grand.-s efpéces d'Aâ :i'-es avalent quelquefois les petites , ou celles d'une plus petits efpèce , & les rendent en vie après les avoir gar- dées dix ou douz» heures dans le corps ; non feu- lement cela acte obfervé fur les hydres, mais encore fur plufienrs èfpèces de vorticelles qui pré- fentcnt aiiHi le mime phénomène. _ Enfin , M. l'abbî Dicquemare a non-feulement répété fur ces vers la plupart des expériences qui avoient été ci-devant tentées fur les hydres, mais il en a encore imaginé de nouvelles qui étendent beaucoup la ccnnollTance de leurs facultés phyft- ques. Suivant cet auteur , les Aainics peuvent fupporter.dans \'çm comme hors du liquide, les effets du vuide dans la machine pneumatique fans fe gonfler , & fans qu'on puilTc appercevoir le moindre aftaifTement lorfqu'on rend l'air. Toutes fes expériences fjnt curieufes, & miritent d'être fuivies jufques dans les moindres détails ; nous nous bornerons à ne parler ici que de celles qui font relative^ à la réi;cnération ariificiclle de ces vçrs, dont on doit la découverte à cet habile obfer- vateur, &des phénomènes que préfente leur géné- ration naturelle, M. l'abbé Dicquemare, jugeantfans doute d'après la relTeinblancc de l'organilation âa Aa:nus ivec les hydres, vulgairenv:nt nommées polvpcs d'eau dpucc , dont la régénération artificielle avoit été fortccntertée par quelques naturaliftes , qu'il fcroit tris-intérelfant de la tenter fur \is Aflinies , pour, en cas de réufTite, achever de difllper tous les doutes qui pouvo ent reftcr encore fur fa vérité, coupa , p,:nd3ntle mois de m ii, en 1770, tous les tentacules à une Afl':nie , & vit avec fatisfadlion que peu de temps sprès ces organes repoufsèrent ; ils furent coupés di nouveau le 30 juillet fuivant, & fe reprodiifirent de méine en moins d'un mois. Ces prcmiécs tentatives ay.mt réufli , M, l'abîté Dicquf nare en fît de nouvelles fur des individus d'une çfpéce plus petite que la première, que l'on ro'ivo fur 1; faible aux environs du Hivrc , & d(>nt le corps , afTez' fcmblable , parla forine & la couleur, 3u pédicule d'im champignon , eft terminé à )a partie inférieure par une bi("; (|u'olle at'qchi a^xcaillouxqui fe trouvent dans le fable; ayant fjifi l'undinr oij u'ie tl .• ces A.tnies étoit alongéc . il «n rîtrancl; 1, avc" de boni cifcaux, toute la partie fupé r-.':ire; au bout dihuit jours fon cl'poir commença k ir réilile- , il vit rcnairrc d; nouveaux l.-niaculcs i)a plie d? ceux qui avoient été emportés; le 5 aa'it l'.<.'?/i/rcQfnmsnçi .1 nun^ rdesinoiccaux Ai piTile , ai vers la iu)iiié du mime mois f.i pvii- fiifiricureét )it fi bien rep'o-jinic, quilcût î;^ dii'tuile tic 4|ilinB"«f cette Atlnii,- , ficily çâf oit cif retran- cctte expérience donna , jufqu'au A C T été confondue dan, la même vafe avec tPaufreS de la même efpèce. La partie qui av chée d ... 17 juillet, des ir.arques de fenfibilité , fe con- traélant & fe dilatant de la même manière que l'animal complet; inais elle éioit beaucoup plus petite qu'avant d'avoir été féparée de foa tronc. L'heureux fuccès de cette expérience engagea fOn auteur à la répéter, en coupant, le 11 juillet de la même année , toute la partie fupérieurc & un tiers de !a longueur du corps d'une Afimic de la même efpèce ; la régénéraiion eut lieu à peu près de U même manière , de nouveaux tentacules reparurent le ai ; le 3 août fuivant , elle en avoit quatre rangs bien formes, qui rctenoient les corps qu'on leur prélentoit, loifqu'ils étoieiu propres à fa nourriture ; la bouche commençoit à être alTe» bien formée, pour que l'animal mangeât, à plu- ficurs r- prifêï , des morccau.x de moule; peu de temps après il fut difficile de reconnoitre qu'elle eût éprouvé quelqu- aliération. M. l'abbé Dicque- mare , dans l'elpoir de pouffer plu-, loin fcs décou- vertes , coupa , le 7 août , par le milieu du corps, une AHln'te de la même efpèce, elle fe com- porta d'abord comme les autres quant à fcs mou- vemcns; mais ce ne fut que vers la fin du mois que l'on apperçut de nouveaux tentacules ; pendant cet intervalle elle fut dans un état qui UifToit peu d'cfpoir 3 l'obf^rvateur ; cependant deux rangs de tentacules ayant paru , l'animal re|)ru des forces ; le 9 fcptembre il en avoit un iroilieme rang , & fi bouche paroifîoit formée ; cependant elle ne retenoit pas encore les morceaux de moule qu'on lui préfenjpit ; le 19 , on appcrçvit un qiairièmo rang de tentacules qui , comme les prccédi-ns , fe fortifièrent de jour en jour, & dans peu l'animal parut tel qu'il éioit avant l'opération ; il mangea le 3 oélobre; & la partie fupérieure , qui avoit été retranchée, ne périt que le ii feptembre. Les dffé- rens périodes de la régénération complète, pendant ces trois expériences , prouvent qu'elle ne réi Ait paségalement dans toutes Icsfaifons, S: doit fervir d régif à tous ceux qui voudront les lépétcrdjns la fuite. Après une réufTite fi complète, il rcfioit encore à favoir fi , après avoir coupé le corps d'uB Adi- nic , de manière que les deux parties ('cparécs par l'incifion , 6c ne tenant plus l'une à huître que p.ir un qu.irt du diamètre total du corps de l'jni- inal, fl, dis-je, de^ tcniaciiles fc dévclopperoicnt fur le h.iut du trontjon iiiiérieur, ou bien fi la plaie, qiioi(|ue conlidér,iblc fe confolideroit ; pour s'en alliirer, .M. l'abbé lîicquem.irc , ayant cdi^é une Aàlirie d: la même cfpccc , Je l,i manière que nous vcni.-ns dAdire , les tentacules ne poufsércnt pas fur le fdmmct du tronçon iniciicur ; m.iis, iTialg c la nr.iiideur de la fcCTicn , les deux bords fc r.ipjiripshèrent , & au bout de quelques jours U plitic lut cii(i<;rviuvnt çvufgUUcG , <^ ranimai danc A C T fou état naturel. Tel fut le réfultat des ôxpêriences de M. l'abbé Dicqiiemare (lir cette régénération tant conteftée , elle eft dorénavant démontrée ; mais la feule chof ■ qui refte à defirer, c'eft la con- noiffance précifo des efpèces (ur lefquelles cet obfervateur l'a tentée ; car l'infufRAince des def- criptions qu'il a déjà publiées ne permet pas de dire avec ))récifion à quelle efpèce des nôtres nous devons les rapporter. Ma s ce n'eu pas à la découverte de la régé- nération artificielle de ces vers que M. l'abbé Dicquemare a borné fes recherches ; il a reconnu dans la fuite qu'une des efpéces qu'il a obfervées jouit encore d'un moyen naturel de régénération, qui n'eu pas moins étonnant que le premier, & dont on ne connoiffoit point d'exemple dans tout le régne animal , quoiqu'il approche beaucoup de la divifion artificielle des hydres; il confiée dans lin déchirement Ipontané d'une partie des liga- mens de fa bafe , qui s'opère par la contraélion de cette partie , laquelle Isiffe en fe déchirant une ou plufieurs portions très-petites , qui deviennent en peu de temps des petites AHinies , de la même efpéce que celles doat elles faifoient partie ; effet dont le réfultat eu le même , Ci on détache par inci- fion une partie de là bafe de cet animal ; voici comme s'exprime l'auteur à ce fujet : « Uneané- w mone ( A^linie ) fitr laquelle j'avois tenté une »> expérience qui n'a rien de commun avec notre M objet préfent , laiffa contre les parois du vafe , »> en fe retirant , un petit lambeau que je foup- •> çonnai, dès le commencement, deftiné à devenir •) une petite anémone , non qu'il fût épais ou qu'il S» me pariât contenir quelque bulbe , mais parce 8> que l'anémone s'étoit fort alongée par ce point s> de fa bafe , depuis plufieurs joiu-s , d'une manière »> toute particulière. On appercevoit dans l'inté- t> rieur certaines fibres ou rayons, qui dans l'ané- »> mone étoient tendus de la circonférence au j> centre ; & comme ce lambeau étoit un fegment »> irrégulier de l'aire du cercle qui forme la bafe ») d'une grande anémone , on comprend que ces J» fibres ou rayons , un peu diftans l'un de l'autre W à l'arc de ce fegment, ne convergeolent pas «I aflez pour former un cercle à la corde , & que »> leur point de réimion étoit le centre d'un M cercle égal à celui que formoit la bafe de l'ané- »> mone. Pendant les premiers jours , cette petite S> portion prenoit de l'épaiffeur, & fe recourboit ») peu à peu ; elle tendoit de toutes fes forces »» à prendre la forme où elle parvint le i^; , c'eft- >) à-dire , que petit à petit les fibres étant deve- » nues plus convergentes , la corde de l'arc »» d\i cercle plus courte, l'arc une portiorr d'un p plus petit cercle , il s'étoit formé un centre de »> réunion de ces rayons , qui occupoit les côtés r> de ce petit corps animé ; le 30 j'apperçus des to contrarions & des dilatations très-fenfibles dans t> l'épaifleur, mais point de bouche ni de mem- Jj bres { des tentacules } ; le premier novembre A C T y » 11 a cliangé de place ; le 7 , à l'aide d'une forte 1) loTipe , j'ai appcrçu un orifice & des apparences » de membres, le 16, je les ai vus très-diflinéle- » ment; le 17, il a de nouveau changé de lieu, » Au commencement de janvier 177^ , le pli du » corps s'efl formé , c'étoi^t alors une petite ané- » mone qui, à l'exception du iiombie des mem- » bres, reffembloit parfaitement à celle dont ella » étoit provenue , & continua à fe développer » peu à peu.» Quelque furprenant que paroifle ce réfultat, il a lieu de même , fuivant cet auteur , fi on lépare plu- fieurs parcelles de la bafe de cette AHinle avec la pointe d'un biftouri; les parti-s ainfi détachées de- viennent peu à peu des animaux entii-rs , & préfen- tent fuccefî'ivement les mêmes phénomènes ; la feule d;fféience qu'il a remarquée, c'efl que les plus grandes parcelles détachées, par incifion , de la bafe de cette Aclinie , lui ont toujours produit des Aciinics d'un plus grand volume que celles dont elles a voient été détachées , & que celles qui proviennent des lambeaux qui fe féparent naturellement. Il s'en trouve même fur le nombre d'où nailfent dsux Afiiniis qui rehent quelquefois unies , tandis que d'autres finiflent par fe détacher. M. l'abbé Dicquemare femble porté à croire qu'il n'y a point de germe ou des œufs contenus dans les parties qui fe détachent de cette manière, & qu'elles ne font efiéélivement que de fimples lambeaux , qui deviennent dans la fuite des ani- maux parfaits ; on peut voir dans la fuite des mé- moires de cet auteur qui a paru dans le journal de phyfique, les raifons fur lefquelles fon fenti- ment eft fondé ; inais nous ferons obferver ici qu'il paroit plus conforme à la loi générale de la nature , de fuppofcr de véritables oeufs attachés autour de la bafe de l'animal , & dont le développe- ment naturel a lieu , foit fur cette bafe même , foit quand les parcelles qui foutiennent les œufs s'en détachent naturellement, ou qu'elles en font féparées artificiellement. Ce qui donne quelque poids à ce fentiment, c'eft le témoignagedu célèbre Forskhal, qui reconnut fur l'AfliriU mouchetée qu'il obferva dans la mer rouge , un rang de tubercules qui entouroient fa bafe , de chacun defquels il fortoit quelquefois des filets déliés , qui étoient vraifem-. blablement les tentacules des jeunes ABinics ; encore fixées fur les membranes de VAffinie mère, & qui ne fe détachoient vralfemblement qu'après avoir acquis une certaine groffeur. En propofant ici notre fentiment , nous ne prétendons diminuer en rien la confiance eue méritent les obfervations de M. l'abbé Dicquemare ; les faits qu'il rapporte peuvent être diftingués de la théorie par laquelle il les explique , fans qu'on puifle rien en conclure contre le degré de confiance que nous accordons avec plaifir à fes belles découvertes. Outre la faculté dont jouiflent les ASllnies de fe multiplier par des lambeaux détachés natutelle- ment & anihciellement de l'enipatteaient de ki^; 6 A C T bafe , elles ont encore une autre mode tlfimiiltîpli- cation qui a été obfcrvce par MM. a'e Riaiimur , B ou enveloppe extérieure , que de la bouche , fert » ;i un autre ufage bien ncceffaire à la conferva- >i tion de l'efpèce des orties ( Aliimes ) , puifque ti c'eft par ce moyen qu'ellrs mettent au jour leurs « petits; car les orties font vivipares , comme je » l'ai obfervé ; cette obfervation n'étoit pas nécef- » faire pour détruire ce qu'Aiiliote en a dit, qui » les fait naître d s pierres , ou des fentes de ces n pierres : nous ne fommes pas dans un fiède où » l'on s'avile d'attribuer à une telle caufe l'ori- » §L,ine d'un corps fi bie>i organifé; mais on auroit » pu croire qu'elles font d.s oeufs, ou du moins » être incertain de la manière dont elles fe per- I» pétuf nt. Or , ce que j'ai obfervé plus d'une fois )> fuffit pour nous éclaircir là defliis;car j'ai vu ces » petites orties foriir du corps de l'ortie mère , auft'i » bien lonr.ées que l'oriie même qui leur donnoit ») naifîiince ; mais il efl néceflairc , pour cette opéra- »> lion , qu'elle fe renverfe de la manière dont nous »> l'avons décrite ci-deffus (c'eil-à-dire les tentacules ï) en bas); & alors clic faitfortir, par une grande j) ouverture qui la traverfe, les petites orties qu'elle i> crt en état de mettre au jour. Quoiqu'elle en »> contienne quelquefois plus de douze dans fon i> corps, & que cène ouverture foit afl".z grande Il pour en laifTcr p;iffcr plufieurs à la feis , elle les » met pourtant hors de fon corps une à une , elle i> les pouiïe indifféremment par tous les endioits » de cetrc ouverture ; mais on appcrçoit ordinai- » rcmcnt , d.ms l'endroit même où une petite « ortie commence à paroîire, une cfpèce de petit M inteftin tourné en fpirale ; toutes ces petites V orties , avant leur naiflance , font fur la bafe ») intérieure lie l'orrie, au-deffus delà mcmbmnc ») où l'oiivcniirc ert placée, elles y font logées n dans différcr.s replis qui font fur cette bafe. i> D'après cet cxpofé on p ut conclure, avec quel- tii:c vr.iifcmMjnce , que l'un & l'.mtre moyen e^.il:nt (ur ùc efpèces différcni- s , parce qu'il ne nous paroit pas polTible de fuppofer que M. i'ûihli L>i:^ucinu(c (c fût niiprb fur des objets fi A C T fenfibles. Bafter avoir aufTi reconnu que VAltmit', que Linné nomma dans la fuite Aâinia ttjuina , étoit vivipare ; mais il annonça dune manière i'i vague fon obfervation, que , hors la qualité vivi- pare qu'elle accorde à cette efpèce , on ne peut en tien conclure qui fe rapproche de l'un ou l'autre des deux modes que nous avons rapportés. Ce qu'il en a dit (e réduit à ces mots : de horum aiii- mjLuTP. cci'.u cii^m mhil txplcraium h^bco , v/voj tjmcn fatus parère viJi j quK brcvi fe vilri fundo aut latcnbus quoijue aJf.gebjnt. D'après le témoi- gnage de ces trois auteurs , il eft conftant que les Aihr.ics font vivipares , & que les petites , fi-tût qu'elles font forties du corps de la mère, fe fixent par leur bafe fur les corps folides , & qu'elles prennent fuccefTivement tout l'accroiflement dont elles font fufceptibles ; mais on ignore fi elles portent des fexes diftinfts , ou bien fi elles font herninpiuodites, & ce fait manque encore à la connoiffance parfaite de leur hiftoire ; mais nous devons obferver que tous ces modes n'ont pas été encore reconnus propres à toutes les efpèces , que parmi celles que M. l'abbé Dicquemare a obfi-Tvées , les unes fe multiplient par un ou deux de ces moyens, tandis que les autres font propres à des efpèces différentes , & qu'il paroit que la régénération artificielle eft propre à toutes ,' malgré qu'elle n'ait été encore tentée que lur un petit nombre; le temps & l'obfervation établi- ront dans la fuite fi cette loi eft fufcepiible de quel- ques exceptions. La feiflion longitudinale a éga«' lement réuffl fur les Aflinies , les deux parties qui ont été ainfi féparées ont formé dans la fuite des animaux complets, & il n'y a pas de doute qu'on ne puiffe vériher fur elles avec le temps , la plupart des tentatives qui ont été faites fi infruftueufe- ment fur les hydres à caufe de leur petiteflé «Sc de leur peu de confiftance , qui rendent tiès- difliciles les manipulations néceffaires à ces opô» rations. Après tant de recherches , dont la nature eft curieule, M l'abbé Dicqiieniàre a cherché des applications utiles dans les facultés qu'il avoit recon- nues dans ces Tcrs. S'otant apperçu que tous les changemens de temps étoient annoncés par des mouvcmcns extraordinaires fur les Afîinies quM nourriflbit, ou par une manière d'être Uniterme , toutes les fois que les circonftances de l'atmof- plièie étoient les mcniîs , il crut pouvoir s'en fervir utilement pour prévoir fes ch.incemens 8c rend.-e aux marins un fervice trés-fignalé. Il com- para, dans cette vue . les moiivemcns d.: ces vcfs avec ceux du b.-!romèire; & le journal cxifl & circon.l.incic qu'il tint de ce-, mouvcmcns compa- rés, lui permit, da s la liiitc, d'avancer qr.c le» irdicatiDiis fciirnies par Us Aftinies étoient auffi fûres que celles du baromètre . & qu'elles dev.-.n- cert celles ci d..ns bien des cas; le réfuliat de iis obici valions .1 été que lorfque les Afiirits toAt toutes icrmies & rciiiè«$ fnr eJlcs-mÔwcs, tua A C T ÎÎ2U de craindre qu'il ne furvienne qTielque tem- pête, c'eft-à-dire , gros vent, la mer fort agitée, Se le temps orageux ; lyrfqu'elles font toutes années , fans que le corps (oit contraiîlé , elles annoncent un temps moins fâcheux , comme grand frou! , de la pluie , du brouillard , la mer agitée ; fi on voit les Ailinics entr'ouvertes ou s'ouvrant &. "fe fermant de temps à autre , cela défigne un état moyen ; quand elles font ouvertes , on peut Strendre un temps aiî'ez beau , la mer fera peu agitée ; enfin , ont-elles le corps alongé , & les tentacules très-étendus , c'eft le préfagc d'un beau fixe, & d'une mer très-caime. Lorfqu'il fait du vent, les y/f?.'n/« font fouvent fermées ; mais fi fur le nombre de celles que l'on obferve , il y en a pendant des inAans d'ouvertes & d'autres fermées , on conclut alors d'après le plus orand nombre. On trouvera dam; le mémoire que M. l'abbé Dicquemare a publié à ce fujet , & ^ui eft inféré dans le joiunal depliyfique, /. f'II , juin tyj6 , pj^e ;if , le moyen dont l'auteur forme ce qu'il nomme fon baromètre vivant, les pré- cautions qu'il emploie pour la confervation des individus en obfervation , & enfin les réfultats détaillés de fes expériences fur ce fujet. Les Ailinies n'ont aucune des mr.uvaiiés qualités que l'on reproche aux médufes ; Plancus dit que l'on en mange une efpèce dans fon pays. Nous tenons de M. l'abbé de Ramatuel , chanoine de la cathédrale d'Aix , qui s'occupe utilement de diffé- rentes partie^ de l'hiftoire naturelle , que les habi- tans des côtes de la Provence font beaucoup de cas d'une efpèce qu'on nomme RaJIegua dans le pays. Les Grecs font de même , nu rapf-ort de Forslvh.iel, à'où il réfulte que ces animaux peuvent devenir un nouveau coineilible d'une cliair allez délicate, «l'un goût & d'une odeur analogue à celles des cruftacées , ainfi que l'a vérifié M. l'abbé Dicque- JTiare , d'oij il réfulteroit le double avantage peur les habitans des cô;es, de fe procurer un aliment de plus, & le fécond de diminuer par ce moyen !a dépopulation des moules, des crabes même &C des poil. ons dont ces animaux fon: leur piintlpale pâture. I. AcTisiE , cul-de-cheval. Aftinia equina ; LiNN. AB. femi oval'u , laviufcula , LlNV. Syft. nat. pijn;, {oS8. num. i MuLL. Zool. Dun. 'pwJr. mm. S793. Tcthys femi ovaius ; LiNN. muf. frid, adolpli. fS- 93- Prijpus albus eeUûnofus , alho hyalinus , tenta- culis parvis papilli jorinibus , ohlon^is ; FORSK. faun. Kuir, pjg, 101. Description. Cette efpèce varie beaucoup dans fa groffeur , & préfente fouvent un afpeft bien différent; tantôt on ne la trouve pas plus ^offe qu'une noix, tandis qu'ailleurs elle acquiert Hifioire. NuturtlU , Tome VI. Vets, A C T 9 nn développement trois ou quatre fois plus confi- dé.able. Lorfqu'elle eft en repos & contra^ée , fa forme 'pprorhe de la moitié d'un œuf coupé tr^nfverfa- kment; mais pendant qu'elle s'éparfoiiit , les ten- tacules qu'elle développe paroiilent ciifpofés fur plufieurs rangs autour de ion ouverture; leur lon- gueur eft alors le tiers de celle du corps , l'cuver- uire de la bouche préfente des Arles obliques , qui difparoiffcnt ou bien s'affoibliffent à mefure que l'animal fait fortir fa trompe, mouvement qu'il exécute par intervidles. Lorfqu'on le 'touche , il retire (es tentacules dans l'intérieur du corps avec lenteur , & il lui faut beaucoup de temps pour les épanouir complètement une fé- conde fois. Forskhael dit avoir confervé de ces Aâir.ies vivantes dans des bocaux remplis d'eau de mer; il leur trouva fi peu de vivacité qu'elles, fai- foient à peine, à?m i'efpace d'une heure , quel- que mouvement fenfible. On trouve cette efpèce dans les mers d'Europe , elle n'eft pas moins com- mune , fuivant Forsl.hacl , fur les rivages de la mer Peouge. 2. AcTi>fi£ p^umcufc. AÛlnia plumofa. ; MuLL. AtT. tir.'.icuUs parvis , difco m.T'ginc pcnicilUs cirra:o ; iMuLL. ^oo/. Dan. prodr. îuan. x-jgi. Aflinia. rugis jrticularibus , probo/cldibus mulùs ; BaST. fubf. tab. ij , fig. ASl. nidrof. S. 43f , t.ib. j. Kftmperah, par les Grocnlandais, McLt. Description. Quand cette ^A".-?/:refi épanouie, fon corps a près de cinq pouces de (liamè;re aa fommet, & environ trois à la bafe : fon ouv-erture eft bordée par plufieurs rangs de tenrr.cules courts & pointus comm.e des alênes, mais flexibles 6c diri^;,és comme autant de rayons, vers les bords extérieurs du difque ; fuivant Muller , ces bords font garnis d'un rang de petites honppes charnues , qui diftinguent fuffifamment cette efpèce de toutes les autres du inême genre ; outre ce caraftère , fon corps eft ridé tranfverfalement par des plis profonds , depuis la bafe par où il adhère aux rochers ou aux autres corps folsdes & fubmergés , jufqua lanaiffînce des tentacules, Bafler a reconnu une trompe à cette efpèce , laquelle eft fufceptible d'une très-grande exrenfion ; il préfentoit une baguette à l'ouverture de fa bouche , & l'animal s'y fixoic avec tant de force , qu'en tirant à lui la baguette , la trompe, avant de quitter prife , s'étendoit à la longueur de plufieurs pouces : on peut, fuivant cet auteur , con.'erver affez long-temps cette Afii- p.ie dans des bocaux remplis d'eau de nier , pour obferver avec commodité fes mouvement ; elle ne périt t]u'après avoir refté très-long temps à fec ; alors fon corps s'affaifiTe au point de ne pas occuper la dixième partie du volume qu'il a pendant la vie. Les teniatutes font rentrés dan» B lo A CT rintérieur du corps , & l'ouverture de la boudic eft fi exaâement fcrirée , qu'il ne paroh pas la moin- dre fente à l'extcrieiir : la mêine chofe arrive à celles que l'on nourrit dans des bocaux ; lorfqij'on les tourmente ou qu'en les touche trop fouvcnt, elles rcflent quelquefois plufieurs jours de fuit..' fans s'épanouir , & dans un état de torpeur fi coinp'ète, qu'on les croiroit mortes, fila piqûre d'une aiguille ne fuffifoit pjs poi r les faire tré- moufler vivement. Les couleurs dont cette efpèce eft oinée ne font pas confiantes; tantôt elle cft CKiorce du pourpre le plus vif, ou d'une belle couleur de rofe, tantôt c'cft l'crangs qui domine; on en voit auflî de toutes blanclies , d'autres fauves & même brun:"t:res, & d'autres enfin encore plus ornées , foin variées de toutes fortes de couleur ; c'efl fur-îout à ces dernières que le nom d'anémones de mer fciiibkroit convenir le mieux , fi l'abus de ces fortes de noms ne devoir erre évité avec h plus grande anemion. Ces animaux fe nourrif- fcnt de coq-jiiinges : Bafter dit qu'ils parviennent à avaler de s mouLs toutes entières , & qu'ils ne rejcitent les àsux valves qu'après avoir digéré le ver qui y étoit contenu , fans qu'il en relie la moindre parcelle. Ceite AiUn':e vit dans l'Océan atlantique; elle s'attr.che ordinairement fur les roches marines & fur les plus gros coquillages. 3. Actinie ridée. Aclinia fcniits'; LiNN. j4cl:nia, fubcylindrua tranfvcrfe nigofa , tcma- (ulis pjUidis , NOB. ASlinte fendis fubcyUndrîca tranfverfe rugofa ; LiNN. Syfi. nat. pag. 108S. Pii,:pujfini!:s JhbcyUndrkus rupfus, LlNN./iun. fuec. num. a/oj. Ailinia ttija , rugofd foramine rcfaceo , cirris pal- iidis; MULL. ^oo/. D.in. prodr. num. 2707. cjufd. [ool. Dan. defcrip. page 47. •y"/'/. [Col. Dan. icon. tal'. 23 , jig. 1 , f. Cul-d'âne ou cubsffcau , par les François. DEfCRîPTiON. Celle-ci , quoiqu'elle fo:tfu;etfc à prendre beaucoup de formes différentes , eft le plus fouvent tylint'iique & ventrue, ik d'une longueur égale à fa laigcur ; elle préfente dans cet état cinq ou fix cercles convexes fur la lon- gueur du corps, & fa bafe paroii munie de cinq prolongcmens membrancu:^ qu'on prendroit pour de* pieds: fes tcniacuks font alors icllement en- fontês dans l'iniérieur de l'ouverture , qu'on ne voir que les pointes de quciques-i.ns ; elle refte ordinairement plufieurs heures de fiiiic dans cette pofuion. D'autres fois elle part it trè':-cnflé€& pref que fphérique , ou bien fon difquc fupéricur eft demi-fphériqi:e , tandis que l'inférieur eft ridé , l'ouverture de ia hnuche cft très- h;iillante , & on y appcrçoit tous fes toniaculcs quoique dans fwUt de conirafilcn ; or diflinguc alors fur la A C T furPacc extérieure du corps , de> ftries trèî-fincs & luilantes, dont les unes font circuliircs & Ks au- tres Icngitudlnalcs; la bafe dans l'un & l'rutre état (.ft trèsélargie , elle eft plare & foime par intervalles des élévations qui la rendent cnduleulc ; quand elleeft dans l'état d'épanouilTement conipler, fa partie fupérieurc eft très-év;ifée & blanchâtre; le difquc fupérieur eft trés-lifte , & l'ouverture de la bouche baillante & d'une belle couleur de rofe ; à la faveur de fon écartement , on [-eut appercevoir des petits corps de forme ovale dont elle eft bordée, qui lui donnent l'apparence d'une tleur épanouie : fes tentacules font men.breux & tré;- ferrés fur les b rds du difque ; ils font blanchâtres, filiformes , tronqués à leur foramet , & plus courts que le diamètre di;difqii.- fupérieur, l'animal les meut enfembîe, féparément, félon fes befoins. Lorf- qu'il eft mort , fon corps prend une couleur pâle, 8c on y appciçoit des ftrics longitudinales très-fines. Il efl très - vraifemlilable que cette elpéce tfl la niêineque celle de .Muller, mais la chofe paroi- troit moins fondée, fi on s'arrétoit à lafynonimie de Linné ; la première de Bafter, que cet auteur y a rapportée, appartient à l'efpèce précédente ; & la féconde en eft très difl^é;ente, pinlqu'elle a des ftries longitudinales , au lieu des rides tranfverfes qui caraéférifent celle ci. Les figures E, F de la planche 9 de Plancus conviendroient aftez à VAff.nie ridée , fi la defcrip- tion de cet auteur étoit alTez précife pour fe déci- der ; il en eft de même dis figures 1 , a , 3 de Al. l'nbbé Dicquemnre, y^fl. ang!. vo!. (■). Quoi- qu'elles reifeinbletit beaucoup à \ AQ'mie ridée, M. Solander crut devoir les rapporter à K'A^'m'te cul de-chev.il , ce qui prouve qu'il feroit bafardcux de fe décider pour l'une des deux. L'Aflinie ridée vit , fuivant Linné , d.irs l'Ccéati atlanrtque , & s'aiiaclie , ci mme les aunes . fur les huîtres & les refcKs. Muller la trouva aufti fur les côtes du Dancmarck. 4. Actinie hérifîec. Afl'nia fUna; LiNN. Ai^lnia fiib.:ylinJrka , frlata , levh , tcntacul't fufifonnihui ; NoB. Afl. Jubcylindric.:, f!'i.:ta, Uvis , glande murlcau ; LiNN. SyJ}. nat. paç. 1088. AÛinia futjufca mollis jundo mufculcfo ; BnOwN, J.tm.iïq pap. ^8j. ASlinia ruçis loni;ituJinal]fius,ptx>kfAJ:btis loKgis crajfss ; BAiT. f-t/. pag. /20, tab. 13 . fiç. 1. ASl'tnia crajj'uomis , rubra cirris jujî'jormibus i MULL. ^ool. Dan, prodr. num. ai-ç. Ail. Stock, ani. i-jCy , tab, 4, fg. 4, |, Description. Cette efpèce diffère de !a précé- dente , en co r|iic la furfacc dcltii corps cft ridée par des filions iorpitudinaiix, que fes tenlaCLlcs fimt difpofés Icultni'int fur deux r.Ti gs , qu'ils font ven- trus au milieu , & approchais de la foi me des A C T fufearx; mais foti princip.-l caraftère réfide , fiii- vaiit Linnp, dans rorganifation de 1« tromj)edont (a bouche eft pourvue , & dont la fnrface eft JicrifTée de très-petits filets ou tentacules fiexibies, & plus déliés que ceux de VA':inh tachetée, qui préfente auiïi la inéiîîc organifation ; d bafe , par où elle î'artache fur les rochers, eil mufeuleufe & char- nue, &; fa couleur varie du blanc au rouge, ou au brun. On la trouve dans l'Océan européen , & à la Jamaïque, fuivant Browne. 5. Actinie écarlate. ^&:n;a cvccwid ; MULL. Aff. alho luhwqiu v:ricur lont gaviiis d'un double rang de lontscul.-s , av: iK:.-.l'.e d:- >-ingt-quatre dans cliaq.ie ; leur forme eft prL'iqne cyhndiiqu^', ou bien Ue.èrernent conique; ils icnt blancs , iSi chacun d'eux lalffc appcrccvoir lur leur longueur d.nix anneaux rouges & écartés; leur longueur eft égale à celle du demi-diamètre du clifque fuporieur de l'animal: fi on les regarde à travers une forte loupe, ils paroiiTent articulés. Si compolés d'anneaux très-fins &L très-ncnibreux, îx on diftingue à leur centre une ligne obfcure & longitudinale, feniblable à celle des tentacules {les limaces. Le difque fupérieur eft hllè ainfi que tout le refte du corps , mais fon centre eft percé far des petites filTures qui ne font apparentes que jjendant fon épanouilTement; fa bafe eft jaunâtre, tl!e eft marquée de ftries qui divergent vers les lords. Cette yiSlinis s'attache lui ks corps f'iides i.u moyen d'une membiBne lâche & pl.iTie irr. jn- !ièrcnienr,dont fa bafeell pourvue; sUe le déplace, fiiiNant Muiler, par le moyen de ùs tent.iciiles, til iorfqu'clle eftcoiuradée. ^in la prendroii pour une li;nple membrane de couleur écarlate : Mnller la découvrit fur les pierres 6c les fucus des golfes de la Norvège, mais elle n'y étolt pas commune. 6, AcTiviz, œillet as mer. ASinia judaua; LiNN. Aclinia cylindnca Icvis irincata , p-.vpu'h inUrne undula:o Uv'i ; LiNN. 5j.'/.'. r.at. pag. ioSj. Vrt'ica foluia caiyophyijim referons , /■•■/ pod:x jnannus eJcuUnlus mans fapiri; Planc. CJU.h.fdg. /^^ ,Lib. 43 ^ fig. 6 , lut. 'ç). R'mcaTubra; BoNDEL , /J^/dé. Uk. ij, cap. ly. Pûjkrol , par ks Languedociens; RoNDiiLET. DssCRipnoN. CçitcAcTiniâ app:oche beaucoup A C T it de la première de ce genre , que nous avons décrite fuus le nom à'Aelinn cûl-de-clieval , mais elle dif- fère par fa forme, qui eft cylindrique & évalée au fommet , même dans l'état de contraftion , tandis rue l'autre , dans ce même état , reflèmble à la moitié d'un ovale dont la convexité feroit au haut; fon corps eft prefque cylindrique, fans ftries ; frs tentacules font très- nombreux, & fi rapprochés , dans l'éiat d'épanouiffement , que Fhncus a cm ne pouvoir mieurt ks comparer qu'à la fleur d'un C3lllet double ; fa couleur eft ordinaire- ment d'un rouge foncé. Cette efpèce eft bonne à manger , elle eft n\ênie recherchée par les habitan-s des côtes de l'Italie , on les prépare comme les huiires ; & , ft on en croit P.i;m- phius , les palais les plus délicats peuvent s'en accommoder. Elle vit dans la mer Médi-errarrée; on la tronve toujours fxée fur les rochers , fur les coquillages, & même fur les bois fiottans. * Afùn'ui truncatd , n:fo httea , conha glj-lra pcl- lacidj ; M'JLL. locl. Dan. prodrovi. r.um. ^-^ax. * ÀSi''.n\a digitata, fdva rur.Tis aibi.t , cnris ra- Jch ; MULL. ^00/. Dan prcdr. num. iyçô. 7. Actinie veuve. ACu-i.i vidnata ; MULL. Ail. g-'if^a flrigis lûngdudinalihus ( cirns ) t'.n- tûCiilifquc j.'iii; MuLL x>v)L Dan. prodrom. num. -799- — ^'yajd.\ool. Dan. d^Jcript.pag. 6j, — eyufd. ^ool. Dan. icon. tab. 6y , fii. 6 , y , 8. Uitica cinerca Rondcùiii i AldkOV. icol. pag. So; , f. Description. Le corps de cette AP.ln'tc z une couleur noirâtre & pâle^qui reffemble à un gris olifcur ; la forme eft conique, mais le haut en eft tronqué; on y compte vingt-quatre rides blan- ches qui, partant des bords ûu diîque fupérieur, s'étcnderit jiifqu'à la baf-, defqu.lles douze font aîteriiatl-.emeni ".lus lari;ei , t<. font marquées a« iir.ut par un poiiu enfoncé qui paroît pér.éirer dans l'iiitcrl-;ur. Tvluller dit qu'en examinar.t de près, on reconnoît une autre ligne pâle entre chacune des premières, qu'on ne difiingtie que difficile- ment à caufe de leur excefllve fiiieiîe. Les bords de l'ouvîrrure de la boirche qu'on pourrolt nom- mer les lèvies , font loùges ^d ridés, fcs tenta- cules font filiformes , o'ancs & nombreux ; ils font accomp?_i;né3 à leur bafe d'une folTstre peu pro- fonde , ii d'une double ligne longitudinsle , dont la couleur eft obfcure. Les figures d'A!d,ovande , qui lareprélcntent contradée , font exactes fuivant ^iifiler , mais non pas celles qui la repr>lfentçnt épanouie; elles pèchent par les tentacules qui font trop longs. Il eil rare de trouver cette Aciime entièreii-ent épancu'ïe ; Muller l'obferva., fur les côtes du Dar.emarck; fur les tiges du fucus lac- charin. B 2 1* À C T- 8. Actinie anguleufe. jnin'u cfatJ ; LiNN. jiéiinia , Jubcyltndri:a , cojîis perpendicularibus , éingii.'dlis , Nos. .iffiiiU fitk.vUnJrlca angu'.ofo flrhta ; LlNN. S}jT.njt fug, loSS. Baster , epujc. fubf. I , pj-, ,12 , i.ib, /4 , niini. 2. Desckipticn. Ceqiiecctreerpècea de plus re- marquable, c'eft une plaque miifciileult; très forte, qui dépaiTe de quelques lit;n s la circonférence de fa bnfe; cVft par le moyeu rje ce inufde qu'elle par- vient à fe fixer fur les fouds fablonneiix de la mer, une fois qu'il y crt enfoncé à une certaine pro- fondeur, à caiife de la réfiftance que fa furface préfente au fable. Son corps eft enflé à la bafe , il s'amiBcrîcnapprochant fia foni met, de manière qu'il préfente une forme légèi^inent conique ; fa furface eft rayée pardes filions perpendiculaires & profonds, qui forment autant de côtes anguleufcs & faillan- tes , dont la largeur e(\ d'environ une demi-ligne; Ls tentacules ont la longueur de la cinquième partie du corps , ils ont la forme d'autant d'alêr.es pointues , & on lespriindro't,àcaufe de leur direc- tion , pour autant de demi - fleurons d'une fleur radiée ; le; bords des lèvres font fillonnés du de- rl.^ns au dehors. Bartcr dit avoir confervé cette efpèce vivante dans des bocaux remplis d'eau de mer ; il reconnut par ce moyen l'ufage de la plaque mufculeufe fltuée à la bafe du corps, qui non feu- lement s'enfiiuifToit dans le fable . mais s'attachoit encore à la furface même du verre, & facilitoit le mouvcuient progreffif de l'animal. Cette efpèce ■vit dans l'Océan européen. 9. Actinie cndi:leufe. A&'irija iinddla ; MuLL. Adinia , conic.t , palliJj , /?a:.i diipUcrlh rmcfis fulvls; MoLL ^ool D.in. dejcript. p. 66. ejti'jj. {Qo!. Dan. kcn. t.ib. Cj , fig. 4 , j. Description. Son corps eft droit & cylindrique pendant qu'elle efl épanouie ; mais quand elle cfl contraf^ée , & que fon ouvertur. eil fermée , il devient conique, & fon bout fupérieur paroit tum- qué ; fa couleur eft blanchâtre , elle e({ cependant marquée pardes fliies longitudinales très-déliées, accouplées par paires , & de couleur citron ; fes tentacules fortentdu centre même de l'ouverture, ils font pâles , longs , & trarfparens ; on apper- çoit unefofTetic au côté intérieur de l.ur b.fc, & une ligne obfcurc qui fe prolonge fur toute leur longueur, le centre de la bouche préfente des rides perpendiculaires, femblables à des rt i.squi s'enfoncent dans fa caviié. Mullcr doutoit fi cette efpèce ne feroit pas la même que l Ai'/hiie angu- K'ofe dans fa jeuncffe ; il ne put éclairclr ce doute , attendu que la defcription de Linné efl incora- plèic, 01» du mylns infuffifantc pour établir une cooiparaifon cxaftc entre les deux cfpcccs. Ijaflcr, A C T d'après qui il paroit que Linné a parlé de VAffi'' nie angulc'jfe, ne l'avoit caraftérifie que par {(:S côtes longitudinales, que le premier auteur nomme même des llries dans l'explication de la figure qui accompagne fa deictiption : quanta l'élargifTement de fa bnlé ce caraétère , étant commun à pluficurs efpèces , il ne peut pas mieux fervir à la diAingucr des autres qui ont avec elle de l'afïinité, Muller trouva celle-ci dans la baie deChriflian- fand en Norwège , elle étrit ordinairement atta- chée fur les tiges des fucus , ou fur la millepoïc polymorphe. 10. Actinie fillonnée. ASlin'u JiiL\i!,i; PennaNT. AcVinia , cdflania longiniJinûHler fukata tcntacu' lis lonfis fili/ormibus ; NoB. Hydra jiilcjia , untuculis denudaùs numerof[ft~ •■••'- • rpoie longiiiidinjlitcr juL.ito } GaERTNIR, -'■•■' — -' pag. 7f, t. I, 6 , Jig. I , , D. Aclinia fuk.ita ; PeNNANT , loûl. Etit. pjg. 4$^ 11. 4 , n. ^6. iranf. phil. ann. lyâi A ■" Description. La couleur.de cellecl tire fur le châtain pâle ; fon corps cl^ fii'.oniié perpendiculai- rement par des côtes trlfurquées à un (les bouts, les tentacules bordent le haut du difque fupérieur , leur nombre varie depuis iCO jufqu'à 200; ils font longs & déliés coinmcdes fîls, leur couleur. qui tire fur le verd , t{\ mouchetée de quelques taches pourpres ; on la trouve , fuivant M. Pen- nant , fur les côtes de l'Angleterre. Peut-être cette Aninie n'tfl-elle pas diilérentc de lefpécc précédente, ou n'en eflelle qu'une fimple variété ; il n'efl guère pofTiiile de flaïuer là-defl"us fans avoir l'une & l'autre efpèce fous les yeux. iT. Actinie géant. Adiniii gyg'is. ASlinia , timbo plicato planiufcu'.o tentjtuUs virtf- 'centibus ; NOB. Priapus gigitnttui , cirerto virtfccns li.iibo plicato corpore mulioties latiore , ti.ilJculis pjpUîiformibus vircfienlibus ; FORSK. /jun. Ktùr. pjg. ,00 ^ nu m. 8. Tjbjkct clb.ihr, par les Arabes; Forsk. Description. Cette Aflinie c<\ la plus grande,» efpèce du gcmc ; la lor'ucur cfl ordinairement de quatre pouces , & fa longueur d'autant ; les bords de l'ouverture f'int pliiTcs , !or((|u'i1s s'étendent dans i'cati , ils acquièrent un dévelop- pement de plus d'un pied de diamètre ; dans cet état d'é|)anouiircmcnt , fa furl.icc fupérieure el\ prcfquc |)late, & loutecouvei ic de tentacules cyliii- dri((ues & longs , d'une coultitr tirant fur le verd, doirt la pointe ert violette : on diflinguc alors tout autour de l'ouveituic . placée au centre , dispciiict lignes qui en parteut comme autant de rayonsi fa, A C T bwiclio eft fouvent fermée ; mais quand l'animal veut prendre fa nourriture , elle fe dilate avec t int de force, qu'elle préfente une circonférence de deux ou trois pouces ; il en fait fortir dans le même moment , pUifieurs petits corps oblongs , plilles & enflés comme des vclfies. Forskhael , à qui on doit la dcfcription .s ; FORSK. Description. La hauteur de cette efpèce efl égale à fon diamètre , qui eft d'un pouce ; fon corps eft cylindrique & uni, les tentacules du difque font difpofés fur plufieurs rangs , & ils font un peu plus longs que le corps ; leur couleur eft d'un verd obfcur à la bafe , ils font fauves un ptu plus haut, & leur pointe eft couleur de rouiLf ; une férié de glandules , d'un verd obfcur, tii rangée fur le deiiors du dif [ue autour des tenta- cules qui les recouvrent , à caufe de leur direc- tion ; la bouche eft convexe , elle eft placée au centre des tentacules , & fes lèvres paroiffent déchirées, Forskhael dit que cette Aéiinie eft aviTi fenfible que l'efpèce précédente , à l'effet que l'eau douce- produit fur fes organes ; mais qi;e tous fes mou- vemens font plusknrs, foit qu'elle veuille rentrer dans fon fourreau , ou qu'elle veuille épanouir fe- tentacules. Elle fe conferve mieux que VAâii- nic rouge dans l'efprit-de-vin , fi on a l'attention de l'y plonger dans i'inftant mêiue qu'elle fort de- de la mer ; il s'en trouve quelques-unes fur 1* nombre qui fe contraélent, mais il y en a qui- meurent dans l'ét.it d'épanouifienjenr complet y qui confervent très-biei leur forme & leur belle couleur verte. Les Alexandrins , qui fe bai» gnent dans la mer , craignent , au rapport d« 14 A C T For->kIiael, toutes les Afiiràcs , & fur- tout celles de cette cipcce. On dit à ce namialiftc qu'elle C2u- fpit des douleurs irés vives à ceux qui les toii- clîoient , t< qu'il fe formoit inêmcqueluq»ietoi>|dans l:t puint du coiuati une tumeur tres-doulourcufe, qu'on çuirifToit avec de la brique pulvcriféc ; fi ce lait eAvrni, cctta Aâinie eft la (cule de fofi genre qui olfre des qualités vènéneufjs. On la ttouve commiTnément fur les rcftifs fub- mergés qui bordent la cùte d'Alexandrie. 14. Actinie tachetée. ASinia cyimdrka , baji dilatuta labiis tcni,i:ula- t'is ; NOB. Pnapus polypus , bafi dUa'd'.a , co'pore cytin- dr'ico , tfnu.ulis mjculatis ; FORSK. J.iuit. Kair. r.t". 102 , nu:/:. 12. ^j"f^- '-''-• /"'y- S , luli. s.y , fis- c. Description. Celle-ci a un corps long & vsrié de fauve , qui acquiert jufqu'.i deux pouces de I:auteur; fa br.fc a un pouce & demi de dinuiètre , oi fa largeur furpaffe de b.T.ixoup celle du refts du corps ; b partie par où elle s'attache aux ro- chers efl blanche; elle eft entourée d'un rang de tubercules de la même couleur , fur chacun def- quels on apperçoit un petit point noir ; il part dentrc chaque paire oe tubercules ^^\\\ lignes de couleur de rouille, entre chacune defquelles il y en a deux autres toutes pareilles , & au milieu une fafcie bleuâtre. Les f;ntacules du difque font nombreux , ils font lon;5s de fix lignes v^ tiichet.s cL' fûuvc ; les rangs intérieurs font jaunes, & les plus ev.'ériciirs jaunâtres ; la par;ie voifme du centre du difque eA dénuée de tentacules, on y appeiçoic des taches & des nébulofitcs blan- ch.-s ; plus prés de la bouche , il y a un cerc'e charnu & failiant , qui y forme un bourrelet Toug-; il fort qiiclquefois de fa cavité des Hlets cap'daircs , longs de deux pouces & de la même couleur que le bourreLr. Forskhnel , à qui on doit c.tte d.fcription , a obfervé fur c rtc efpéce des faits qui méritent d'crrc r.ii)portés , il dit d'abord que cet animal peut donner à Ion corps jufqii'à deux pouces de longu ur , & q»i'i( peut le contraiîler au point de ne lui faire préf-nier qu'une légère convexité, il obferva que lorfqu'il lait fortir les filets renf>.rmcs dans l'intérieur de la bouche , il les retire avec vélocité , pas fi légèremenr qu'on les touche ; que lorfqu'il eft coatraâté, il lurt pareillement des petits (ilcis de chacun des tab:rcules qui environnent fa bnfe; il reconnut cncor?- qu'en faifilTint un des filets de la bouche , & en le comprimant , il (()r(,-oit le ver ^ s'épanouir & à développer fes tentacu- les. Cette dernière cxivéri;nce , tontfe fur un aiure indivi.lu , lui d^nu.! un eftcr f-uit diff^-rent ; le ver. au lieu de développer fcs tentacules, les itni foujours renfermé» dans fon fourrcaij ; mais A C T les tabercules' placés au pied s'ouvrirent, Sf lailféren: forùr de leur intérieur des tiieis rouge» qui s'étendirent & le développèrent comme "les au:rcs. Ce dernier fiit eft tréi-iniércflant , ik on ne conuoit encore rien de fcniblablc fur les au- tres efpèccs. Il re.'ie maintenant à favoirfi ce que ce: h.abile naturahfle avoit pris pour des tuber- cules, na feroit pas et}";étivement des jeune.s indi- vidus de la même efpéce , encore adheicns à leur mère , dont L'S tentacules fe dévcloppoient en rr.ifon de ia prefiîon que la contraâioii de leur mère leur faifoit éprouver ; cela paroit vwilembUble , fur-tout d'après les obfervations de M. de Réau- mur, que nous avons rappotties dans les géné- raliiés. Forskhael trouva cette AcitrAe fur les rivages de Ghomfoda, dans la mer Rouge. i^. Actinie blanche. Airnu.1 .uLi. Adinia geLiiinofn hyalina , itniaculis parvis pai piilijbrm bus ; NOB. l^rinpus albus, çilatlnofitf albido hyjltnus , rrn- tazuùs pan'is pjp:liiji}:mwus ^ vblor.^ts ; lOvSK, j.mn. Kair pj^. ici, num. p. Description. Cette ASl'nic n'a qu'un pouce da diamètre; elle tft blanche , g.l.^tiuei.lc , luifante Se kgérement traniparente ; la furface oflVe quelqties b.indes longitudinales & obfcurts , qui font plus éiroiiesvers le basdii corps que vers le fominet ; :es tentacules font courts ik écartés, ils l'ont parlemés fur toute la furface fupéiieure du difque , de menu- fur les bords des lèvres ; leurlongeur eft tout au plus de qustri ligues, Ceite Atlinie s'attache , comme les. autres , par la baie , &i quand elle fe contracte , elle tXîcute.ce mouvement avec bcoucoup de lenteur ; on la trouve , (uivant Foiskluel , fur les rivages de la n)tr Rouge, Elle a quelque anaiogit avec YAH'irùe veuve , à caufe des bandes <>bicures dont elle eft marquée, m.ùs elle en dif- fère efléuticdement | ar la difpolition de fes t..n- t.icules & I ar la pnvstion des pores percés au haut des b.indes de VAtiinii: veuve, & enfin, par la forme générale du corps & par fon volume, * ABlnia candi Ja rup'fi , rima aperiurj ur.Ju'.atd; MuLL. ;;ool. pan. prcdr. num 2^p8, 16. Actinie pédonciilée. AtHnia pcdu:cu!.it.i ; PennaVT. AHinia , cylindrua lubra verrut.ofj , teniacuHs brf vibtii vjricg.ilis; No3, HyJra, cay^ijiura tcntaculis rctra.lilibus va'itg.t' lis , ^orpore vc rrucojo ; CiAEKTNER , IrjnJ: p.ill. unil. 1-761 , fuh. 1 , 6 , jig. A , B , C. Adinia pidttn.uUij ; l'tNN.VNT, H'ol, Siit. rom, 4,P'S- -19 ■""'"' 37- Df-scnipi lo.v. Cette cfpl'ce « le cornsallongi 6t cyliiidiujue ; il <.i\ rouj^e pai-ioui a couvert A C T extérieurement de tubercules ; il efl riifceptlblc d'une contraftion très i>rte , qui le réduit =Uêz crclinaii'5:7ien: à un volume trois ou quatre fois moins ccniid.irr.ble. Ses tentacules fi)nt courts, nombreux & difpo- fés fur les bordo du diCque fur plulieurs rangs : quand Tanimai les épan. uit , ils (ontient une cir- conférence radiée & anguleufe , qui le fait pren- dre , de quelque diilance , pour une jolie fleur, tant à caufe de la connguraiiofl du difque , que de celle des couleurs dont les teniacuks font variés. Cette efpèce eft très-fenfible , & elle retire, au Dioindteccntaft, fa tête entière dans l'intérieur du coips;on !a trouve, fuivant M. Pennant , fur les côtes de fAngleterre. 17. Actinie écailleufe. A£iip.ia fqUiimofa ; N03. AHinia cyl'mdrica , cbr^ala , ftjnamofa , lutea , tentaculls fufiformibus confenis ; NoB. Description. Cette efpèce efl d'une très- grande fenfibilité , & d'une agilité qui n'eft pas ordinaire dans cette forte de vers. La forme alcngée de fon corps, terminée par une tète arrondie, qui s'éiève jufqu'à la furface de l'eau, la fait prendre d'abord pour la fleur d'une plante aquatique , .quind on la voit pour la première fois & d'une certaine diftance : lorfqu'elle eft développée , fon corps a jufqu'à dix-huit pouces de hauteur, fur une groffeur de huit à neuf lignes : fa forme eft exaclement cylindrique, égale par-tout, & fem- blable à un tube du même diamètre ; fa furface eft revêtue d'écaillés ovales , longues de deux lignes, três-rapprochées & jaunâtres, qui paroif- feiTt tuiièes les unes fur les autres, dans la direc- tion de bas en haut. La tète qui couronne le fommet eft de la groffeur du poing , elle cft for- mée par la réunion de plufieurs rangs de tenta- cules , longs de quinze lignes , rouges & divergens, qui , à caufe de leur volume , empêchent de voir la bouche placée au centre ; ils font roides , enflés dans le milieu & amincis aux deux bouts , comme autant de petits fufeaux, avec cette différence cepen- dant qneleboutfupéileur tflnn peu plus délié que l'autre. Quand cet animal fe contraéle , fa tête difparoit dans l'inflant , elle rentre dans fa tige , qui fe raccourcit en grofTilTant , & s'enfouit dans le fable , 011 on le trouve fous la forme d'un gros buibe écailleux & jaunâtre; il exécute ce mou- vement avec tant de rapidité qu'on a beaucoup de peine à le faifir, étant d'ailleurs fi fenfible que la moindre agitation de l'eau funît pour le faire dif- paroitre ; il ne reparoît à la furface que long-temps après ; & la manière dont il s'y hafarde , femble indiquer une dèfisnce qu'on n'?- pas encore obfervé aux autres efpèces. Nous avons éprouvé plufieuts fois que quoique cette Actinu (bit dépourvue des organes propres à ia vifîon , du moins d'organes fenûbles , elle fe contraâe à l'approche d'un bâton A C T 1? tenu à ijH pied de diftance d'elle. Noas rapportons ce fait, parce qu'il nous a paru très-cmieiix , 8c qu'il ert d'ailleurs conforme à ce qui a été vu après fur quelques autres efpèces du même genre, d'où l'on peut conclure que ces animaux jouif- fent, ainfi que les hydres, d'un fens inconnu qui remplace celui de la vue. Cetie AHink eft commune fur les rcfcifs de Foulepointe, dans l'iledeMadagafcar, nous avons eu occafion de l'y obferver dans le courant du mois de juin , année 1775 ; novs l'avons toujours rencontrée fur les fonds vafeux ou fablonneux , qui étoient recouverts au plus haut par un pied d'eau, dans des anfes formées par les refcifs. 18. Actinie glanduleufe. AHinia ver.-ucoja; Gaertner. Affinia cyUndrica. rubra glandulofi , ore appendi- cula'o , extrorfum tentaculato ; NoB. Hydrd vc^rucofa dijcifiora , tcnLunlls rctrafiilibiis fub diuphMis , corpore cylindrico mUianbus ghindw lis longitudinrJherJIrinto ; GaEKTNER , t:\jr,f. plul, dnn. 1761 , t.th. I , fi^. 4 , litt. A . B. Attln'htvcrriuofj iVE-nSAST , Bat. ^ool. tom. 4 , p.ig. 4g , num, ^S. Description. Le corps de celle-ci eiT long 8c cylindrique , il eft garni extérieurement de petites glandules, quiy font difpoféestur des lignes droites, oui fe prolongent depuis le haut du difque jufqu'à l'a bafe ; leur couleur efl rougeàtre comme celle du refte du corps. L'ouverture de la bouche efl ftriée & environnée d'appendices courts & lan- céolés , femblables aux demi-fleurons des ileurs du tournefol : ces appendices font eux-mêmes environnés de tentacules blancs &. de raies brunes. Lorfque l'animal fe contraéle , fon corps prend la forme d'une cloche , & les glandules de fa furface paroiffent alors divergentes au centre ; cette efpèce eft peu commune : elle vit , fuivant M. Pennant , fur les côtes de l'Angleterre. ig. Actinie quadrangulaire. AtTmid quadranpd.iiis ; NoB. AlTinia , utragona lor.ghudinalhsr fulcata , unui- culis pedkdlatis ; NoB. DESCRiPTiON.Cette^i?in/e n'a été encore décrita par perfonne , ainfi que VAfiinie écailleufe avec qui elle vit. Son corps eft court , quadrangulaire &i épais; fa hauteur efl de deux pouces & demi quand elle eft épanouie ; quand elle fe ccntraile , fa face fupérieure eft carrée & marquée de quatre angles convexes ; la longueur de chacune de fes faces eft d'environ quinze lignes ; leur fuperficie eft ma'quée de filions profonds & longitudinaux , entre les quatre angles convexes , dont nous avons parlé. Quand elle eft développée , fa tête forme un évafement protond & quadrangulaire, qui eu bordé par trois rangs de tentacules 16 A C T cylindriques Rc obrus , dont le bas a deux fois moins de diamètre que le bout fiipériciir : ces tentacules font d'un r€>uge écl..tant , ainfi que la partie du dif|Uî fur laquelle ils portent, le reftc du corps cil d'un rouge plus pâle, & fa.bafe eft encore moins clorie que le refte : l'ouveriure de fa bouche eft petite , enfoncée & ridée fur les bords , mais elle eft fufceptible d'une grande dila- tation , quoique fes lèvres forment un bourrelet d'une confiflance aflez folide. Cette efpèce s'atta- che par la bafe f r les groffes coquilles ; nous l'avons tiouvée à Madagafcar , aux mêmes en- droits que VAclinie écailleufe ; mais celle-ci eft toujours plongée dans l'eau , & meurt peu de temps après en avoir été retirée. 10. Actinie pentapétale. Acllnli pcntjpcta'a ; PenNANT. Aclnia difco quinque lubo, Untuculh ferlins mar- ghialibus ; NoB. y4flinht dianthus ; ElLlS, lran/u{l. p/iil. ann. i^yj, AB-.niù. pcnupetala; Penatant, Brit, lool. tom. 4 , fiig. fO , num. 40. Description. Suivant M. Pcnnant, qui' n'a donné qu'une defcription incomplète de cette efpèce, l'ouverture de fa bouche eft circulaire & étroite; ledifque de fa tète eft divifé en cinq lobes , & bordé dephifieurs rangs de tentacules pointus & en forme d'a'cnes ; fon corps eft court & épais ; lorfqu'il fe contrafte , il prend la forme d'ime %ue , fa couleur eft bla.ichc ainfi que celle des A C T tentacules ; on la trouve fur les refcifs d'Aftings 6c (Iz Sufl'cx en Angletc;re. * Aflinia valv.i co'pore cylindrko , fupernc piano i appin.lkihuf orifuii fcx ; MuLL. [vol. Dan. prodr, num. iSoi. AGARICITE. ( J'oyci Madropore Aga« KICITE. ) AGARON. (^ T''oyei Volute Agaron. ) AGATE. {Voyci Porcelaine Agate.) AIGRETTE BLANCHE. ( l'oyci Volute Aigrette. ) AIGUILLE D'ACIER, (r. Buccin Chalibé.) AIGUILLE GRAINUE. ( Voyci Pourpre Grainue. ) AIGUILLETTE. (^'.BuLYME Aiguillette.) AILE D'ANGE ( rc>)cî Sirombe Cocq.) AILE DE CHAUVE - SOURIS. ( l\^yci Strombe , Pied de Pélican.) AILE DE PAPILLON. ( foyei Cone . Aile DE Papillon. ) AJAR. ( f'oyti Vlnus Ajar. ) ALBURNE. C Foyci Alcyon Albvrne. } *^fe ALCYON' , ^Siilti à l'ïntrodii^lon de l'Urflolrc Naturelk d:'s CoijiiiilugeSi n G F. y RE DE LA FAMILLE DES FERS ZOOPHITES , qui a pOlir, cara'clcrc un corps branchu, oujphénquc^ ou de forme irrégulicrc ,\ dont 'lafiA)jlancc~^'mtiridt)-c ?ji- trcs-poreùfe ; V extérieure ferme, pref^ccurtilarginaiji , ii^ percée par des orifces failtans ^ étoiles, \ dans chacun defmtls ejî logé un pohpe pourvu de tentacules- radiés «S' ciliés. ESPECES dont la forme cft (impie , hranch.ue , ou étendue en plaque. 1. Alc. asbeftin. - '--^V-^";^- V Tige prefque' cylindrique & rougeâ- trc , parfemée de pores oblongs , difpojés en quiaquonce. 2. Alc. digité. Tige oblongue & grisâtre , terminée au haut par des lobes prefque cjVm- d-iques & droits. ' ' ' :;. Alc. palmé. Tige applatie & rougc^e , terminée Jupaieurement par des Ibies feniblables à des doigis , & parfemée de pores étoiles, 4. Alc. albu';ne. Tige très-branckue & blanche , extré- mités des rameaux atténuées 6* tubu- leiijes. 5*. Alc. arborefcent. Tige arborefcente , extrémités des rameaux obtujés ^ pores places fur des gros mamelons. 6. Alc. gélatineux. Tige très-branchue , cendrée & tranf- parente, rameaux cylindriques & prcjque aigus. ■ 7. Alc. main-de-diable. Tige polymorphe , garnie de tuber- cules , obtus & perforés. 8. Alc. tuberculeux. ' En plaque couverte de grands tuber- cules convexes & Jtrrés. (). Alc. di:lome. En plaque parfemée de tubercules rouges , percés de deux ouvertures. 10. Alc. fluviatile. En. plaque polymorphe , couverte de pores pentagones & ferrés. ^uîurdlc. Tome i? Su'te ù VlntroducHon de l'Hi flaire Naturelle des Coquilbges. ALCYON, J!cy„i:ur:, LlNN. ESPECES ^ui approchent de la. forme glohuleufc. 11. Alc. bourfc de mer. ' De forme prefque glohuleufe , ù creux intérieurement ^ Jurface cou- verte de pap-ilks ferrées & tranfpa- rentes. 12. Alc. orange de mer. De forme globuleufe , furface jaunâ- tre & tubercu leufe j fubfiamc intérieure fibreufe. 15. Ai.c. coin de mer. De forme prefque ronde, furface jaune & liffe , fubflance intérieure j'pongieujc. 14. Alc. figue de mer. De forme ovale , couleur olivâtre , fubflance intérieure pulpeufe. Forme conique ou cylindrique , fub- JldTiiS intérieure , charnue & rougi. s t c OBSERVATIONS GÉNÉRALES. Suivant M. Palias, les Alcyons tbrmentl'avant-dernier éche- lon du régne animal , quieft terminé , fuivant lui , par le genre des éponges. S'ils paroifl'ent eftldivement rapprochés des végétaux les moins parfaits, tels que lei algues & les champignons de mer, par leur manière de croître , ik par le foible degré de fcnfibilitè dont ils font doués, ils n'en font pas moins cependant le produit de certains polypes, qui vivent, fe meuvent, fe nourrifiént & fc multiplient; cette vérité qui a été prouvée par les obfervntions des natiiraliftes , & confirmée par les produits de l'aRaljfe chymique, a été rii;oureiifciiient djnion t-rée dans la fuite par les découvertes du célèbre Ellis ; on ne doute plus , enfin , que les Alcyons n'aient été placés par la nature fur les bornes Ôii r«gne animal , entre les gorgones Ôc les éponges. Le nom d'Alcyon eïl fort ancien , il fut donné d'abord à tous les corps marins, dont la nature étoit inconnue ou douteiife , toutes les fois que Ces corps étoient mouls, & approchoient de la tor- roe globuleiife ; c'eft pour cette raifon qu'on avoit ainfi nommé la racine fibreufc des algues, quand «lie a été arrondie pir le choc des vagues, les égagropiies de mer , & les ovaires de difF.-rentcs elj èces de coquillages; aujourd'hui le nom d'Alcyon appartient exclufivement à des zoophites mous, dont la fubftance interne eft plus ou moins êbreiife & celluleufc, 6c dont la furface eft par- iemée de pores où logent des polyp'.s. Cette couche extérieure a plus de folidité , dans Frefque toutes les efpèces de ce genre , que la fublbnce contenue dans l'intérieur; les pores dont elle eft percée foiu baiUans & étoiles , ils y pénétrent profondément, & renferment dans leur cavité ïin polype pourvu de tous les organjs nécef- faires à fa nutrition & à fa génération. Pendant la vie des polypes , leur corps , quoiqu'attaclié au tond & au parois de leur loge, fort quelque- fois de fon intérieur, ik fe dreîfe fur foti ouver- ture ; on voit alors qu'il eft cylindrique , &l ter- miné au haut par des tentacules ciliés , qui forment une étoile , ou, fi l'on veut, une couronne , autour d'une ouverture qui eft placée au centre.Cesorganes qu'on peut comparer à ceux des hydres, ne diflé- rentparle nombre, que dans les efpcces différentes, tous ceuï qui font répandus fur la furface d'une même efpéce d'Alcyon, font de la iréme nature, & le nombre de leurs tentacules ne varie prefque ïaniais ; il eft vraifeniblable qtie ces organes rem- pliflent les mêmes fondions que dans les hydres , £(■ qu'ils fervent £ux polypes pour chercher , faifir & retenir l'aliment qui leur eft propre , ik qui doit ètrj, fans doute, abondant dans le liquide ïjui les environne. Quoi qu'ii en foit , l'inté- rieur des A/cyons eft formé d'une fubftance plus nielle & diftéremment organifée que celle de Vex- ïérieur,ellene donne aucune marque de feafibilité, A L C ir elle paroît outre cela plus poreufe , 8c compo- fée de petits canaux longituciinaux , dans les efpèces qui forment des tiges ramifiées , qui font divergens du centre à la circonférence , dans celles dont la forme approche de la glo- buleufe. Malgré qu'on ait fait un grand nombre de recher- ches fur les Alcyons , il s'en faut de beaucoup qu'on ait encore fur leur compte toutes les lu- mières qu'on pourroit defirer ; la difficulté de l'obfervaiion préfente quelquefois des obftacles contre lefquels le zèle tk les lumières font des moyens infufnfans ; dans ce genre d'obfcrvations plus que dans tout autre, il faut efpérer beaucoup du hafard , i! préfente quelquefois des découvertes qui fe reûifent le plus fcuvent à l'obfti nation éclairée du plus zélé obfçrvatsur. Il ne faut donc pas être étonne du peu de progrès que l'on a fait dans la connoifTance de leur origine, fur la ma- nière dont ils fe multiplient , &, fi j'ofe le dire , fur la théorie de leur exlftence ; les notions que l'on a , fe bornent à leur forme extérieure , à l'exiftence de leurs polypes, tout le rcfte eft à peu près conjeftural , mais fondé fur des analo- gies qui , fi elles ne remplacent pas la vérité , ont au moins l'avantage de mettre fouvent fur la voie. . Le port des Alcyons , leur manière d'êtie, les fait refTembler aux gorgones , tandis que la mol- left"e de leur fubftance intérieure , & fa porofité les en éloignent complètement ; hors ce carac- tère , ils ont des pores étoiles à la furface comme les gorgones , mais ces pores , qi:i fotit quelque- fois parfemés fur toute Lur fuperficie, font réunis dans quelques efpèces fur dis tubercules féparés, & d'autres fois ils font placés fur l'extrémité de leurs rameaux. On a obfervé encore que les Alcyons branchus agglutinent & anoftomofent les bouts de leurs rameaux de la nicuîe manière que les gori'pnes , qu'ils enveloppent & recou- vrent de leur propre ilibfiftance les corps folides, tels que les coraux & les coquillages parafites qui s'y attachent , & que cette faculté leur eft com- mune , non-feulement avec les gorgones , mais encore avec les madrépores , les millepores , Se les autres vers de la famille des zoophites ; ce qui jirouve que leur nature eft analogue , & que leur plus grande différence confifte dans le plan de leur développement , dans la RMure de la fubftance que leurs polypes dépofeiK , & dans h manière dont leur multiplication a lieu. Enfin , les Alcyons vivent tous dans la mer , à l'excep- tion d'une feule efpéce que nou> avons nonunée ûiniatiU , parce qu'on la trouve dans les eaux douces. Quand la nature des Alcyons fera mieur connue , il pourra fe faire que cette dernière elpéce en foit féparée , mais jufqu'alors elle doit refter dans ce genre, dont elle réunit t-ou» les caraftères extérieurs. C z istt A L C 1. Alcyon, asbeftin. j4lcyon]um ttdeftiKum. jilcyonium fubcylindriaim m'ens , pons conféras ohlongis t/iiirKjuunciaUiiis ; ■ NoB. ^icy. ftirpe fub Jîmflici uatiufcula , porls undi- gue fpurjis m.yufculis oblongis ; Pall. icoph. num. aeo. • Alcyon'wm fliipofum perforatum mhrum ; BOCCON. ohf ga'l. ep]j} pas, 273. . Periu fpongioides Amerkdna ; Petiv. gtJiop/i.' titb\ '3 y M- ^■ Description. Boccone a trèf-bion décrit" cette efpèce , & il ert cependant tombé dans l'erreur de fon temps, en la prenant pour une prodiiflion végétale, dans l.i(]i:elle de petits infeftes s'étoient nichés. Sa tige ef; fnnple & prefqiie cylindrique; quelquefois elle eft divifée au bas en plufieurs ranieaux pareillement cylindrlquçs p rulléles & droits, dont Vcxtrémité fi;pé!ieiire eft lOujoius tibtu'" ; quelquefois ces- rameaux font légèrement apphii, ou de forme différente, mais ces acci- ^ens font rares, & font des exceptions ;\ fa ma- nière ordinaire de croître ; fa couleur eft d'un rouge très-pâ'e, & ^i AiiTace n'a pas d'élévation fenfible ; les pores qui y' font parfcmés, font oblongs, plats , & ménie affcz grands; ils y font difpofcs en qiiinquo-;ce ; leur ouverture paroît en partie I ouchée par une meiribrane qui porte 1113 petit trou dans le milieu. On ne diilingue point de ces pores, vers le bas des tiges; il cil vrai- semblable que ceux qui y étoieiit dans le com^ mencement ont été bouchés à mcfure que les liges ont pris de raccroiifement. Sa fubflauc- eft irès-poreufc ; quand elle eft feche , elle eft plus dure que du liège, & fe divife par le frotteinenr en de petits filets blancs, très-acerés & brillans, qui reflimblent aux particules foyeufes de l'alun de plume , & qui s'infinuciit auffi facilement d^ns la peau de ceux qui les touchent , que les poils «]ui recouvrent les légumes du pois à gratter d'Amérique; fon écorce extérieure cft alors b'an- châtre , & on reconnoit que les pores dont elle eft percée pénètrent tranfverfalement jufqu'au centre des tisses. Quand \ Alcyon eft frais , la fubftancî de l'intérieur eft d'une belle couleur de rofc qui fe perd par le défTéchemenc On ne con- noit que très-peu de chofe fur les polypes qui y habitent ; Hoccone eft le ieul qui ait apperçu, dans chacun des porcs , une petite véfi. ule placée entre deux fib-cs , qu'il regarda comme la larve de quelque iiifeéle marin , étranger à la nature de XAkyon. On tri>uve ordirraircment cette efpèce dans l'Océan américain ; mais ce qu'il y a de bien extraordinaire, c'eft que l'individu qui tut dccrit par Boccoiie avoit été trouvé près de l'emboii- chiire du Texcl en Holi.inde. Le célèbre Fallas obferve , à ce fujet, que ce fait n'cft pas le feul de cciic nature qu'on puilTe citer du même endroit, JX qu'il fait qu'on y trouve aufti quelquefois des A L C glands de mer , des peignes, des Aicns 8: d'aiitrtîl produirions de la mer, qui n'appariiennent qu'aux cotes de l'Ainérique ; c'eft aux natuialifles du pays à approfondir la manière dont cela fe lait, il n'appartient qu'à eux de reconnoitre les vents qui ont régné fur leur lôte & au large, pour rendre raifon de ce phinoinéne. a. AtcyoN dïgft". Alcypniiim dipt'atum; Linn. Alcyot.'ium Mor.'gvr.i , gnfeum , lobis fubcylindricli TiiTts fupcme divifum ;'i\0'&. ALyonU/m , acaiik , oblongum , conacetim , nigO' fum ; LlNN. fyft. nal. pag. 12^4, num. /. — tji^fii»: faun. fucc. 2 , num, 2226. Akyonium grifeum crujlacto tubc-ofum , lold'. tum , porls creternmïs , irrprejfls ; P a L L, ^ooph^ p.iim. 20^. Akjofiiu/u ramofo dig'iuuum , rneUe, afltnch un» dlijiif ncfaw'ii: '; Ra/. fyopf. p^g; 37 , num. 2, Teth\ ^ riimph. mùf. p.i^. ^if. JussiLU , afl. gall. ann. i7j-2^ pag, 2^4, ub ç; fie- >• Alcyon'wrn rarnofo digitatum mollt ; LLLIS , cor, ■ pag. S3,tiib. 32, j , A. Akyonium mar.us m.T'inn^ e'jufd. a{l. augl. vol,- S3 . P'V- 43' . '''!>■ 20. fg. 10 , /;. Akyoniuih dlgil,itam ; AIl'LL ^co/. Dan. prodrl, num. 307S. Dooac-mans lutnd of duymcn ; par les Hollandolj,"- Dcad-mans toe ; par les Anglois. Description. Celui-ci.s'ctend fur Ics'-orps foli* des . & en les enveloppant , il forme ties inaiîe* irregulières & dlvifées en plufieurs lobes, dont un côté eft ortrinairemenc i>!us applati que l'aiir tre ; quelquefois ces lobes font un peu plus alongés , & alors ils approchent de la forme der doigts; leur fommet eft arrondi & leur fuperftcia parlémée de petits mamelons , dont les ouver- tures forment des étoiles à huit rayons, chacune de ces ouvertures loge un polype, dont le corp» eft cylindrique , & la tête munie de huit tenta- cules ciliés \\\r les bords; ce qui les fait re/Tcmbier, quand ils font cpanoi:is , aux fcmences à aigrette de quelques plar)tes fingcnèlcs. Lorfquc cet Akyom fort de la mer , fa couleur eft blanchâtre , (et pores font iartes & fail ans , & fa lubft^ncc piroil cartila; ineufe ; il durcit en fe delTjcIianl , & f» grolTcuT dim iiut ; au liru des mamelons relevés qni couvroient (.1 uiperfiv.ie , on ne vnit plus que des porcs enfonces, qui ne font autre chofe que tes nictncs mamelons à polypes dans l'état d'iitî'.iilTcuienf. On le trouve en a(Tc/ grande quantité fur le» cùtis derAni;leicric & de li llolland.- , il -'.itachc oïdin.iireiueiu fur les liiiitrcs ou ks galets d<.t rivagdj. A L C 5. Alcyon main de ladre. jàlcyonium palmatum ; PaLL. Alcyonium dcpre(fum fupcrr.e digildium , miens , porisfp.tr/fs fidlalL; NOB. Alcyonium efox ftirpç arbonfccnte coriitcea coccmcd, fupcrne ramofa , papilUs ftellaûs ; LlNN. Jyft. r.at. num. Aky. flipile , JîmpFtci extremo fuhramofc papil- lofojue ; Pall. looph. pag. y~p , num. 20^, Maniis marina; RCNDEL, a^uat t. — Gesner, f 'A- '^7r . F"?- '>•/• P aima feu manus marina qvihtifdam ; J, BauH. Fungus amanita marinus , giho lulevs , & purpu' tafcens ; Barrel. icûn. i2çy , num. 1 6" 12Ç4. — petiv. pi. Ital. tab. i , fig. 2 , y. Fucus rnanum referens ; TOURNEF hi(l. p.ig. ^0. Manus latjonis aut. leprof; .\! arsil. hijl. mar. pag. ^j, tab. ly. num. y4,^S' ^ ''^*- 3^ > 3P- Ginani cp. poflh. 1 , pag. 4f , tab ^0. MarMS marina ;SctiSV. pol. florif. lyp, tab, y. Penna r.tmofa , pinnis carcns , tcnt.icuUs in ramis fojtlis ; BohadsCH. tnar. p.ig. 114, t.ib p , fig. 6 , 7. Pabna feu manus marina ; PlaI-.'C. a^. jenti-J. 2 , pag. 232 , t.ib. 8 , fig. 6 , 8. Main de ladre ou de larron , main de mer ; par les Françoisi Description. La tige principale de cette crpèce efi ordinairement cylirdriqiie & b!a che , elle n , fuivant quelques ;iuieurs , trois pouces & demi de longueur iur une largeur de fept lignes ; elle eft plus grolTe ou plus grêle fuivant d'autres , cela paroît dépendre des individus qu'ils ont vus. Elle paroît formée par la réunion de très - petits tuyaux longitudinaux, qui lui laiflentaflezd'élafii» ité pour qu'en la comptimant entre les doigts , elle leur cède avec facilité. Sa bafi' forme iin empattement affez large , au moyen duquel elle tient fur les autres corps , ainfi que les gorgones & les coraux ; le haut de la tige It divife en cinq , fept ou neuf rameaux qui fe fubdivifent de m. me à leur tour ; Ces rameaux ont la forme d'autant de petits cylin- dres légèiement coi;i primés , leur bout eft obtus, & leur groi^'eur eft de fix lignes , ils fout colorés d'un rougi clair , & coupés par quelques ftries blanches ; leur fubflance extérieure reffcmble à du cuir , elle forme dans l'intérieur un lilTu très- poreux rempli d'une liqueur lalée, dans laquelle on voit nager, en grand nombre, des petits'corps globuleux, dont la couleur eft jaune. Les pores, dont la fup.;rfic:e des rameaux eft percée, ont leur ouverture fendue en huit languettes , chacun d'eux contient un polype , dont le corps cylindrique & blanc, a l'extrémité frpérieure terminée par huit tentacules blancs ou coi.leur de chair ; leu- lon- gueur eft d'environ deux lignes , fur une demi- ligne de groffeur; ces polypes rentrent quelque- fois en, totalité dans la cavité cylindrique des pores, & ils y font attachés dans le fond. Les A L C 2ï couleurs de cet Alcyon ne font pas conftantes ; on en trouve de fraîchement foriis de la mer, dont les rameaux font d"im rouge très foncé, & d'au- tres qui le font d'ime belle couleur orangée; on le raniaffe ordinairement fur les bords de' la Mé- diterranée , après qu'il a régné de forts vents du fud. Parmi tous les naturatiftes qui ont ret'ardé cet Alcyon coinme un végétal , on doit diftinguer Marfiii , qui vit 1-; premier fes polypes qui! pre- roit pour les fleurs ; Bohadfch le reconnut dans la fuite pour une prôduftion polypeufe , & le rangea parmi les pennaiules , foit à caufe de l'analogie qu'il croyoit trouver avec ce qu'il nommoit les polypes des pennatules , foitàcaufo de fa forme ; mais il étoit dans l'erreur, pv:ifqiie cet Alcyon s'attache par fa biife , tantHs que les pennatules font vagabondes , & que fa tige n'a pas dans l'intérieur l'ofielet qui caraéVérife ce genre , ainfi que l'a très-bien obfervé M. Palias. 4. Alcyon alburne. Alcyonium alburmini. Alcyonium alhnm ramof'ffimlim attcnuatum fub.U' vifum , po.-ls tubulujis terminal, hus ; Pall, i'H^iIu num. 20{. I3LSCRIPTION. Cette efpèce eft très-rare , &r,'cft connus que par la dtfcription que M. P.iilas en a publiée , d'api es un individu qui eft confervé dans le muCéc du prioee d'Oiange. Cet Alcyon, fuivant M. Palias , étoit compofé'dc pluiieu.s liges longues de fix pouces , &c grouppées fur une branche de corail , dont les unes droites & les autres recou'béci fe terniinoient en pointe, & foutenoient beaucoup de rameaux ; la groiTcur des tiges les plus fortes egaloit celle du petit doigt, & leurs rameaux, quoiqu'alternes , leur étoient attachés fur quatre faces, de manière cependant que et ux qui naiffoient d'un des côtés des tiges ctcient plus longs , plus ouverts , & plus parallèles entr'eux , que ceux des autres faces ; il y eu avoit fur le nombre qui étoient crochus, & d'au- tres divergens , quelqi.es-uns qui , par une ma- nière d'anoflomole, s'é:oient colés aux rameaux voifins; des petites ouvertures tabulées, & difpo- fées fur quatre lignes longitudinalesfeprolongeoient fur toute l'étendue des rameaux , M. Palias préfuma qu'elles en étoient l'origine; cer ouver- tures tubulées étoient és-afées au haut , & quel- ques légers fdlons tracés daîis leur cavité les faifoient paroitreétoilée»; la furface de tiges & dés rameaux étoit tidée irrégulièrement par des fillcns peu profonds, qui étoient peut-être l'effet de leur defféchement. La fubflance de cet Alcyon étoit plus molle & moins compafte que celle du liège, elle étoit formée dans l'intérieur par un affcm-blage de véficulLS longitudinales qui la faifrient parcitre réticulaire. On appercevoit , dans le centre des liges , un canal cylindrique qui prenoit naif- fance à leur bafe, & fe fubdivifoit autant de fois qu'il exiftoit de rameaux , de raipiiiçations & 22 A L C d'ouvertures tulnilccs à la finfacc; d'où ce célèbre iiaturaliftc conclur , avec beaucoup de vraifem- blance , que l'accroillcnient de cet Alcyon avoit eu lieu p..r le prolongement d'un premier tube , & la formation alternative d'autres tuyaux polypeiix , qui à leur tour donnoient nai(Tai)ce à d'autres. Ce fentim.nt eft non-feidemcnt vraifemblablc, mais il cfl peut-être le feul que cette orgauifatlon per- mette d'ailoprer ; il explique naturellcn'eni le développement des Alcyons , en démontrant leur extrême analogie avec la famille des madrépores. Cette efpècc , hiivant M. l'allas , ctoit venue de l'Océan afiatique. 5. Alcyon arborefccnt. Akyon'wm ,i'iorcuin. ^ Alcyonium r.imofuin porïs paplllarihus , In !ubc-.i tateralia urminuliaquc congcjlis ; Pall. looph. num. iOî. Alcy. pirpe arborca , nimis obtujîs , poris p.tpilh- rtbus ; LlNN. />-/?. r.u. n°. 1 ,aS. nidros. icrn. 4 ,f"^. 87. ub. Il , fig. I, 8. Aii'ufatU marina coralloides ; Clvs. cxo:. l. 6 , cap. I , paç. lu). Planta, marina corallo'iJcs ritbta ; Bauh. ////?. j , £Je 77- Planta marina coralloides ; ^^'o^vM. muf. p.jj^. 2J0. Alcyonium magnum , duntm , arborcfcens ; Cu- T>ANI, hifl. Cdt. fuppl. I. — ToURNEF. injl. pag. Accabaar gabba-gabba , feu accabaaar boa :i^gu rumph. ainb. 6 , pag. 222. Pontoppid. Norv. 1 , pag. 174 , 2~^ , Mi'. 12, num. Litho phyton Norwegicum , muf. :cl]'. p.ig. 1:0, lab. 10. num. S. Alcyonium arboreum ; l-ï^y. fiun. fuec. 2, 1:1:11:. 222;'. Corallium fpnngiofum , lave ; r.tmis tuhcofîs nutan- tibus , tuberculis aggregalif ; KŒLRtUTER , comm. pelrop: tom.y, page74f l.ib. 13 14. Hitalapia ; par les habitans de l'ile d'Amboinc. Grand- ved-iiav-gran ; par les Danois. DESCP.JPTiON.Cettcefpècocftla plus grande de, tontes, les ti;;e5 parviennent à la hauteur de cinq à fix pie-s. Son tronc principal e(l qiielqucKis de la groflciir du bras , & lomicnt des r.uneaux alternes , qui le fubdivifent en d'autres , dont les extrémités ont la gtoflcur du doigt; ces derniers rameaux n'ont point de direction particulièrç , tamût ils font coucliés fur les tiges principales, ou bien div>rg;ns , & q>ic'qnefois recourbes ver. le bas ; leur fupjrficie , fur-tout près des cxiré- niitis, cft parfcmJcde tubercules arrondis ou de forir.j irréguiiére, qui font percés par d.'S peiitc". Kuveriurcs fendues en huit rayons, dans l'interitiir dcfquçljej les pulypcs font logé» ; ipais outrv v'cs A L E lo»es à polypes placée, furies tubercules, on eiî voit d'autres parfemées ("ur la fiirface des tiges, 6c répandues fans ordre. La couleur de cet Alcyon ell fauve à l'extérieur , elle efl jaunâtre intérieurement. La forme des polypes n'a pas été décrite : Ktcireutcr, qui a donné dans les mè« moires de Péttsbourg une très-bonne defcription de cet Alcyon, prétend qu'il cft aiiiïi ridicule de pcnfer, qu'il ert le produit du travail fucceifit des polypes , qui! le feroit de croire que les tiges des végétaux (ont produites par les ficurs ; fon fcn- tinivUt étoit que fa moelle intéiieuie jouit dure vérit.'.ble végétatic>n , & que les polypes qui ter- minent fes foinmiiés en adhérant à cette moelle lui fon: ce que les fleurs font aux végétaux ; fani ôter le mérite du travail de cet obfervateur efti- niable, qu'il nous fuit perm's de dire que cette vue eft dénuée de preuves fi.ffifantes , tand;s que le fentiment contraire au fien , qui aflimlle le travail des polypes des Alcyons^ à celui des polypes des madrépores , outre qu'il eft ,,lus fimple & plus conforme aux loix générales de la nature, jmtit encore de l'avant.ige de préfentcr une pro- grefl'ioii depuis les animaux do cette famille les inoin^ compofés , jiifqu'à ceux qui le font davan- tage , & fur la nature defquels on ne s'eft fait que de faulTes idées , en cédant trop facilement au penchant que Ils hommes ont généralement pour les fentimens extraordinaires. Cet Alcyon eft très commun dans la mer Blan- che & d.-tns la mer de Norvège , on le trouve aclli dans l'O éan européen, «uivant M. Pallas; daris le- mers des Indes , fuivant Kumphius. Kœ'reutcr dit qu'on le trouve aufii dans la Méditerranée. 6. Alcyon gslatineux. Alcyonium gelaiinofum ; LlKN. Alcyonium ciner.ifcente • hy,iUnum ramo/îjjimum ; r.imis icrclibus fub acuiis ; Pall. ^ooph. num 207.— MULL. {ool. Dan.prodr.n°. 30S2. Alcyonium polyniocphum gclalinofum , LlNN./vjî. na:. pag. i2pf , «". /;. fucus no.:ofus & fpongiofus ; Ray. fyr.opf. pag. 4i) , num. 4a. Spongia ramofa altéra Anglica ; PARKINS./Afjf. 1304. Alcyonium ramofum molle ; Bast. cpuf fubf 1, t.ib 1 ,pag. 2;, Jig. i. Siba tlief. tom. J , tab. qS , fg. 4. fucus eelaiinojus . liuJ(f.flor. Angl.fp. :6. Alcyonium digitatum gelatinofum album } PlANC« conch 2 pag. 11 f , lab. 10 fig. A. J'ipewced , pud.iingweed i par le» Angloiï. Description. La forme de cet Alcyon eft très- ii légulièie ; il confifte en une fubftance vifqiicuftf, cendrée ou jaim.-itre, mais iranfpaienie, qui s'at- tache h la pluijait des produe^ion» marines, & qui ,eii incruft^int leur fupcficic , forme I4niûi dS > fig- 76 ,78. Description. Cette efpèce s'étend comme Hne croûte fur la furface de s rochers , elle eft cou- leur de rotiille, & reffemble, quand elle eft fèche , A L C »5 à un morceau de cuir ; fa fuperfie eft parfemée de gros tubercules enflés & inégaux entr'eux , dont les centres font percés par des ouvertures profondes & ridées , qui s'epanouKTent , fans doute dans l'eau , comme celles des autres efpé- ces; ces tubercules font creux intérieurement, & leur fubftance eft de la même nature que le refte de la mafte ; cette defcription eft prifc de M. Pallas, qui prévient qu'il l'a faite , d'après un feul individu qu'il eut ©ccafion de voir dans le cabinet d'hif- toire naturelle du prince d'Orange ; on ignoroit d'où il avoit été envoyé. 9. Alcyon diftome. Akyomum dijloniiim ; NOB. Akyonium ciiijlaaum , papilUs fparjis bîofculatit rubris ; NOB. Diflomus var'wîofus , papUlis fparfîs , ofcdis fut' dcnt.itis Gaert in Ut. ad Pdlafium. ALyonium afiidioides ; PaLL. fpicd. ipol. fjfc, 10 , piigc 40 , uib. 4 , fig. 7 , ,1, A. Description. Cet ^-^/qo/? s'étend comme une croûte épailTe fur les tochers , les coquill.;ges, £i même les tiges de fucus ; fa fubftance eft ferme & aulfi compade que du cuir ; fa forme eft plate par-deflbus : il eft parfemé fupérieu:eiiient de beaucoup de papilles, ou pour mieux dire de tuber- cules inégaux , quant à la forme , maislémb'ables par la couleur; la forme du plus grand nombre de ces tubercules eft ovale , celle des autres en approche plus ou moins ; leur groireur eft celle d'un grain de millet , & leur couleur eft d'un rouge clair ou d'une légère teinte orangée ; chacun d'eux eft percé vers les deux bouts par deux ouvertures pourpre , dont les bords font un peu relevés , colorés de même , & fendus en fix petits rayons qui relTemblent à autant de dents. Cette efpèce eft remarquable par les deux ouver- tures féparées dont chaque tubercule de la furface eft pourvue , elle diffère par-là de toutes les autres efpèces connues , & peut mériter dans la fuite de former un genre à part , fi on vient à décou'- vrir d'autres efpécts qui préfentcnt la même orga- nifation. M. Gaertner , membre de la focietè royale de Londres , & de l'académie impériale de Pétersbourg , en fit la découverte fur les côtes de l'Angleterre en 1760. Il en communiqua, par lettres , la defcription & la figure , fous le nom de diftome varioleirx à M. Palias , qui l'a publiée dans la fuite ; nous avons cru ne pas manquer à la jufte déférence que mérite M Gûcrtner , en rap- portant pofitivement cette tfpèce au genre des Alcyons, comme a fait M. Pallas, jul'qu'à ce que de nouvelles obfervations aient confiaté fi kt deux ouvertures des tubercules rej:irerraent des polypes , ou bien fi , comme les afcidies , elles afpirent & rejettent le liquide ; daas ce detniec H A L C cas, elle formet»!t inconteftabl ment un nouveau genre très-voifin de celui des afcidies , comme il p.iroit que M. Pallas l'a pieffenti en nommant cette efpèce alcyon .-./adioi 'e ; nous n'avons pas cru devoir admettre , pour la même raifon , le nom fpécifique de M. Pallas , parce qu'il nous paroît tendre à trablir, comme une vérité, un lait qui tout au moins e(l encore douteux. 10. Alcyon fluriatile. Al^-zonium '■jlux'hlite ; NOB, ALyonium crulhccKm polymorplnim , por'is tubu- lofis peniagonis co/ifri is ; N b B . Description. Cette efpèce ell fluviatilc ; & quoique pL-ut-ètre difVirente des autres par la forme des polypes qui font con:eiuis dnns fus Icsjes , elle leur relfemblc d\iilteurs e:i tant d'autres points, qu'il ne paroît pas poiîiblc de pouvoir les jéparer. Cet Alcyon forme fur les pierres & les tron- çons de bois plongés dans l'eau , des couches qui s'étendent fur leur furfnce , comme nous l'avons dit des deux efpèces précédentes; quand il eft frais , fa couleur tire fur le verdàtre , il brunit à mefurequ'il dcîTèche ; fa forme eft irrégulière, quoiqu'ordinairement convexe au centre, & plus amincie vers les bords ; fa fubflance paroit formée en totalité |)ar la réunion des tubes membraneux & divcrgcns, qui vont fe terminera la furface ; leur cavité ert pentagone , mais on n'appeiçoit diftliiélement cette forme que fur un Alcyon dcfTé- clié. CliaCiin d'eux Tcnferine un polype dont la couleur eft blanchâtre, la forme cylindrique , & la fête garnie de filets très-courts Se nombreux ; pour"(l légèrement qu'on les touche , ils rentrent dans leur tube a/Tez prornptement , mais ceux des côtés qui n'ont pas été touchés rcftent dehors comme à l'ordinaire ; nous en avons nourri pendant quelques jours dans un bocal rempli d'eau de rivière , qui nous avoient été donnés par M. Dantic , à qui fon zèle, pour l'hifloire natu- turtlLc , & (es connoifianccs variées, méritent déjà une place diftiriguée parmi les naturalilles delà capitale ; il les avoit découverts dans les eaux de la fontaine de Bagnolet , aux environs »lç Paris. 11. Alcvom bout fe de mer. Alcyvnium Liirfi ; LlNN. Al-yc:ninm fiihfjolwfuni c-ivum yirïJe , p.ifùliu fçr.feiïu hyal'iiùs ; NoB. Alcvonium fub^iehofum pulpofum \irid( ; LiNN, fyfl. p,ir. i^pf . n". 8. Alcy.mium biirf,} , fub ghbpfiim cuvi.in v'triJiffi- num rimlh . pjpiflis crebcrrimis hyalims ; Pall. jrti'/'A. l'um. lÊo6, Aur,Wtiuiii mnrinum virij'e '; imvfr.ni ^ /t.tl, pag. A L C ÀIg.i pomum Monfpcttenfium ; J. BauH. hifl. vot, 3 • /'•'?■ 791- Biirfi manna. GaSP. BauH. pïn. pcg. ^C3, — RaJ. h'ifl. I , pag. \;8 , fynopf. pas:. îi Aur.inlium marinum ; Marsil. /;;7/. pag. 8o , ub, /j, rum. 69. DESCaiPTiON. Cet Alcyon a la forme & la grof- feur d'une pomme, il eft creux intérieurement, & fon enveloppe extérieure approche de la con- filhnce du cuir ; elle eft ferme & diadique en fortant de l'eau , & perd ces qualités a niefure qu'elle fe deifèche ; la couleur de cet Alcyon eft verte , & L\ fuperficie eft couverte de petites p.Tpilles très-ierrées,de forme cylindrique & tranf- parente ; quand elles s'épanouiUent , on voit que cliiicune d'elles eft terminée par ces rayon». Oa cbierve , outre cela , fur une des faces de cet Alcyon , une fente longitudinale qui communique 3 la cavité de l'intérieur, par oii il s'attache vrai- femblablement dans le tond de la mer ; la furface intérieure de fa cavité eft lifte , on n'y trouve que quelques filets, aullî déliés que ceux des toiles d'arai- gnées qui fe croifent dans tous les feus ; on en voit aufi'i extérieurement de femblables tout «utour da la fente , qui lui ferveur à s'attacher fur les pierres ou le gravier des endroits qu'il habite. C 'eft à caufe de fi fente que l'on adonné à cette efpèce le nom de bourfe de mer. On la trouve trés-fréquemraent fur les rivages de la Méditerranée, fur les côtes du Languedoc, après qu'il a fouffié des vents du large ; on le rencontre aufll , mais plus rarement , fur les côtes de l'Angleterre. Marfigli a décrit une variété de cette efpèce qui convenoit avec elle par fa cmfiftance, fa fente , fa couleur , mnis dont la forme étoit irré- gullère & prefque branchue , la CiCité dU milieu unie , & dépourvue de filets arachnoïdes dont nous avons p.irlé. 17. Alcyon orange dé' rtier.' Alcyoxium lypcuriLin ; LiNT*. '" Alçyaniùm s^lùiojuih , fiavuni yirHicofiim , inttr he fibn\fum i Nou.' ' ' ' Àlcycnlum 'f;!ohf:im , fit^ofum , fljvum , venu' cojum ; LiNN, /y/?. ii.n.p.iE. laor, niiùi. 7, Alcvonium itùr.ttitiàm , '0t>ho0n -JhlvUtif ,' Wl'is ixliis 'vcnrcop,,: , Iniiis fibiis off'cis fifckÙÛ'frtiis i.uHaiiim ; Pai.l. \copa. r.um, aïo. Alcyones ; Marsil. ■hifl. mjt. ■péf, "^ ,'».;/-. 14 , niim. 7î, 7j. • . ' "' " ■ Tcthyi Jp/iitr;Cj;DOVAT. àdr.fr.fi 60,64, lai, ;j , niirii, 1,3. ... Alcycmimfiitrum Jiiriiu ; Pl ANC. cond.yl. t ,p-t(;. 4i, ..p,\"J- s. /v/:. 114. . , . .. 7..'';,!. 'H pLivnujue ip'^.-iicur. , m.ilum jur^mium luiit,.i...um fiynnt & colore rtjtrtns \ ejufd, ,i{l, Jcnm. v... 2, pjp. 3itt , i.tb. S , fifi. 1. Aiancio lîi titre ; par les Italiens. pESûlUl'TlONji A L C DeSCRiftion. Celte efpèce reffembie fifortà une orange , qu'elle en a pris le nom ; fa forme cft ronde , & fa groffeiir celle d'une orange , dont elle a pareillement la couleur ; on apperçoit fur une de fes faces un filon luifjnt qui marque l'en- «Iroit par où elle j'attaclie dans le fond de l'eau ; le refte de fa furface eû coiiveiie de petits tubercules «onvexes , dont la fubftance eft élevée dans ceux qui fortent de la mer , &: s'affailTent confids- rablement quand ils font une fois deffcchés ; on reconnoît alors qu'ils font formés (.'ans l'intérieur par des petits faifceaiix de fibres , femblables à celles de l'alun de plume qui , étant adoffées les unes autres , ont leur direftion du centre vers la circonférence , excepté ceux qui font les plus près du centre , Se ceux qui font placés prés de la partie par où VAlcyon s'attache fur les autres corps : ces petits faifceaux font cylindriques , foli- des, lilTes & blancs ; ils divergent légèrement à raei'ure qu'ils approchent de la furface. Quand VAlcyon eft frais , on apperçoit dans fon intérieur quelques fibres tcndineufes & tranfverfales qui , par leur croKTeaient , forment un rofeau qui con- tient les faiiccaux divergens ; les ficres dont ils font formés font déliées comme des fils ; elles font roides & fragiles , mais d'une feule pièce , contre le fentiment de Donati. Cet Alcyon conferve aff-.z bien fa forme dans refprit-de-viB , mais il y perd fa couleur à la longue , & devient enfin cendré. La folidité des fibres dont il eft compofé , & fur- tout leur direâion du centre vers la circonférence, ont occafionné des fentimens bizarres dont il fuffira de rapporter ici un exemple. Quelques au- teurs , entr'autrcs M. Bertrand , s'étoient perfua- des que c'étoit à la pétrification de corps analo- gues que l'on dcvoit rapporter l'oi iglne de la pierre de Boulogne & celle des belemnites. J\l. Pallas a eu un fentiment rriieux fondé , quand il a conjec- turé , d'api es la dureté & la folidité des fibres de cet Alcyon , qu'on pourroit bien le reconnoitre un jour dans le nombre des fofiïles marias qui pré- ieiitent tant de productions différentes , p.-.rmi lefquelles il s'en trouve même quelques - unes dont la folidité eft inférieure. Les conjeflures de ce célèbre naturalifle ont été prouvées par l'événement , puifque nous poffédons plufieurs c^çèccs à' Alcyons dans l'état folfile, dont même quelques-uns ont pafTé à l'état filieieux , que nous avons découvert depuis quelques aimées dans l'intérieur du royaume. Donati parle d'une autre efpèce fort analogue à celle-ci , & dont il a publié ime figure, tah. 7,8, de fon ElTai fur l'hiiloire de la mer Adriatique, il n'en diffère que par la forme des tubercules de fa furface, qui font obiongs, irrcgulicrs & point arrondis comme dans 1'.-//- cyon or.in^e de mer, & par le point d'où partent les f.iifccaux de fibres , qui tfl plu'i près d'un des côtés de la furface que du centre. Suivant cet auteur, ces deux efpéces jouiffent d'un mouvement pro- grtfTif qui leur eft propre ; il confifle dans une Hijtoire natunlU, Jvme VI. Vers. A L C 2? tontraffiflion fuccelTive des faifceaiix fibreux qui répondent aux différens points de leur furface , pendant laquelle un des points de cette furface diminuant de volume , VAlcyon perd l'équilibre & tombe en roulant de ce côté ; mais il ajoute qu'ils ne Jouiflent de cette faculté que pendant leur jeuneife , & que lorfqu'ils l'ont perdue , les vers tcflacés s'attachant à eux , les font pafTer de cette manière de l'état d'animal , à celui de plante-animal i ce font les propres exprefTions de cet auteur. Cette efpèce vit fur les rivjges de la Méditerranée , mais plus communément en Italie qu'ailleurs. On en a trouvé aufll , fuh'ant M. l'allas , prés du cap de Bonne-Efpérance. 13. AlCYCn coin de mer. Akyonium cydtn'ntm ; LlNN. A'cyomum fubrûtundum fiavum laive , intus ffot^ giojum ; NoB. Ailcyowum fzibrottindnni fponpofuni,f..ivum , Isfc ; LiNN. fyj}. rut. pag. 1 îpj- , nutn. g. Akyonium cotoncuin , infonne fitiglobcfum f2- vum , intus mbriim Ftbro/h J'pongiofum cdvcrrnjkm- i}ue ; Pail. ^ocyli. num. %ii. Àkyoniuiti prirnum ; DiOSCOR. tib. V , cjp. 136. Akycnium diimm ,fiu primiSm Diofcondis , Imper. ital. pag. jpf. f'cfpctum marhium ; RuUPH. amb. VI , pag. 2S9- Seb. t':cf. vol. j, tab. pp, fig. 4. Alcyonium prirtium Dicjlvdis, Donat. Mar.Adiiat. pag. ^6 , r.um. 1 , tab. p , fg. 1 ., 2 , 3. Akyonium altcmm & flavum , maiumque cydonium referens ; FlaKC. conclu 2, pag. 44. Cotogria ma.-ina ; par les Italiens. Description. La defcription que M. Pillas a donnée de cette efpcte appartient à VAlcyon pyramidal , & non pasasiasi/i de mer des auteurs ; il a été induit en erreur par le texte de l'iancus qui manque de clarté, quoique ces deux efpèces s'y trouvent difiingiiée-' ; celle-ci a le plus fou- vent une forme globuleufe , qcoioue peu régu- lière , elle cft quelquefois ovah , ou plate f'ur une face , & convexe fur l'autre j fa furface eft ovale & bofielée : Donaii la compare aux inteftlns d'un animal, unis enfemble & entalTés les uns fur les autres : fa couleur efl d'un jaiine tirant fur le citron , & fa fubfiance intérieure eft blnncl-.àtrc , fpongieufe & élaftique ; le tiffu réticuhire qu'elle t'orme , êfl ordinairement rempli d'ime liqueur falée qui s'échappe à la moindre ir.cifion. Cet Akyon eft quelquefois percé par une ou plufieurs ouvertures qui pénètrent jul"- qu'à une grande cavité qui eft au centre , dont les parois font mous , liiTes & gliffans : lorf- qu'il fe defieche , il perd la moitié de fon volcme ordinaire , il devient très-léfjer Ôe floiic lur la furface des eaux. I> 5d A L C Donati dît que tes néréides , & d'autres vers marins fe réfugient dans les cavitis , & qu'il y a trouvé jufqu'à des crabes , il en C(>i:i.lia que les polypes n'ont aucune part à fa forma tien , quoiqu'il convienne ailleu;s qu il lui a reconnu une efpèce de fenfil)ilité. Os re con- noit pas encore la forme de fes polypes ; mais l'odeur animal qu'il rend pendant fa'conib\inion eft une forte de préfcnipiion qui établit Ton analogie avec r Alcyon cr.i-ge Je mer, F Alcyon bourfe de mer, & les ef(.èces fuivantes : on le trouve d.ins la Méditcriapce , fur les côtes d« l'Italie , de la Provence & du Languedoc 14. Alcyon figue de mer. ALyonium ficus. LiNN. ALyonium : ubovaium viriJe papilUs crcbr'is flel- tatis ; NoB. Alcyon'wm obcvatum ,pulpofum livcns; Liyy. SyJ?. nat. p.nj;. i2{); , num. 10. Alcionium ficus , tubcriformc , pulpofum, papillis crcbris fiellatis ; PaLL. yOoph. nurr. io<). Akyonium ficus tubcro/um ; J BauH. /lijL y , p.7g. S17. Alcyonium tuberofiim forma ficus , Imper. liai. p,ig, S99- Pu'mo marinus aller Rondetelii; RAJ.fymipf. pag, 3i,num.3. Ficus jubflanti en inier fponpam &• Akyonium média, IHarsIL. /lijl. mar. paf;. Sy , tab. 16 , num. 7p. Akyonium (juintum antii^uorum ; MerCAT. Metall. arm. 6 ,c. 6 , paf, /02. Akyonium pulmonis inflarlcbatum ; EllIS, corail, pag 82 , lab. ly , fig. 6 , B. Fic/io Ji mare; par les Itall.ns : fij;ue de mer; par les François. Dfscrttt ON. Celui-ci ef> couleur d'olive. & quelqi'ifois d'un verd très foncé ; fa fubrtance eft thatinie, (k f:\ forme peu régulière; tantôt il (.-ft fpliérique , quelquefois piriforme , ou bien divifé en plufeuis lobes ; fi on l'ouvre pen- dant qu'il cfl encore fntls , il répand une odeur délagn'-able. Il eft rempli intérieurement de petits (irairs jai.nâries qui, rertlniblant aux grai- nes dis (î;Mi! s , Itii ont fait donner le nom de figue d mer. Tou'cs fa furface eft couv ne de petites éi'iies à fx rayons, qui f;nt des véri- tables polypes: E'.lis, ?yanr rxiininé au nricrof- cope la fubftance de riiitérfei.r , trouva que les grains jaunâtres, dont cUt eft parfetnée , é:oi nt autant de petits f::cs dont la direfto-i émit du centre ('x \'Ak-;on vers fa circonfér nce ; il reconnut qu'ils étoient rcmp! s d'une humeur tranfpaicnte Se vifqueufe , & que leur fommet itoit terminé par un pcttr conduit cylindiiqiK- , cjui alloit aboutir au centre de chaque petite ctoile de la fi,rfacc ; il découvrit enfin dans l'inté- ticur de CCS petits iuLe> , pluficuis coips d'une A L C forme Véeulière , msis d'une errnde petire/Tel Cjui itftlmblcitnt à de^ coquille-. ; ni;r.s il sjcuf.; e,u'il ne pi;t s'i-llirer fi ce qi;i éioit ■.crfeiirc diPS les petits nies, ctoii la ncurriiurt; t'c l'animal ccnieru d;.ns fcn iiiteflln , eu tien fi c'étoit fon ovaire. Cette efpèce tft ccmtrune fur les côtes de \\ Méditerrarée . on la neuve ai ffi dans l'Ceéaa fur les côtes d'Angleterre. i^. .Alcyon pyramidal. Akyonitm pyramidale ; NOB. Aky vnium cylindrcaceo cçnlcum , inlus carnofu/r. rubrr.m ; NOB. Akyonium rubrum , pulpcfi.m , ccnici.m plerum' ijve , Pla-C. ccr.ch.ed.2, p^z. iiy, cap, 18 , ub. ,o,fi^.B,d. Ak\ODium cotoncum ; PaLL. xpoph, pag. j ^^ , num. 2n. Description. La forme de cet A'cyon eft le plus icuvent et niqre ; m;.is tan:ôt la bafe du cône eft tournée en hrair , tantôt el'e appiefur les rochers. Sa grofenr eft confidérab.e , il s'erj trouve, fuiv.'int PI;.nc;:S , qui e nt un pied 5c demi de hsuteur, & in p-ed de diamètre dans la partie la plus large Bien difienrt des autres espèces du méire genre, celiii-ci rép.ir.d une très- bonne odeur ; Plancus dit que fi on ic coupe par le mlieu pendant qu'il eft frais, on rcconm ît que fa fubftaice intérieure conffte en une matière charnix , qui a la foiiftflance & Ta couleur de la berfeiave cuite, dans laquelle on apperçoir des peritis fibres doites, blanches & entortillées , qui rtffLn.blert à ces vers ; il eft dans cet état pendrtpt le mois de janvier & février ; mais veis '3 fin du ivois de irars , ccu.t qui onr été détachés du Irnd . & rejetés fur (es côifs , [réfcni.nt un a'pifl bien difl'éicit. Ils font alors ch i'\;és en une ir.%lTc i ongieufe ou fibrciife . qui tient de la naiure du bois ; elle eft extrême m<'m ptreufe , d'i.n jaune fale , Se d'une avons cru devoir en parler ici , parce qu'elles forment nn genre Icparé de celui des nauriles, & qu'on en trouve d'ail- leurs qui font alî'e/ bien confcrvée> pour fournir un caraflère générique cx.ii?. Les Amaoniu-s funt nommées vulgairement cornes d'Ammon , à canfe, dit-on , de leur relTem >lance avec les corn .-s d'un bélier; &, fuivant d'aurres, parce que les pre- mières qui furc'Tt découvertes, furent trouvées dans le voifina*e du temple de Jupiter Ammon dans la haute Ep.)'[>te , ou qu'elles redembloient aux corni-s de cç dieu. l)ans un temps où l'ob- fervation n'avoit pas encore reiftifii les idées, les Ammonitis durent paroître quelque cliofe de bien extraordinaire ;& il ne faut pas s'étonner fi Içshom- nies, toujours enrrainées par une pente iifenfibie vers le merveilleux , les regardèrent avec une efpèce de vénération, qui, d.ins quelques pays, s'efl propagée jufqu'à nou5 : les Indiens vénèrent encore, fous le nom de Salagraman , les Ammo- nïtes qu'ils ram.iff.nt fur les rives du C-ange ; ils nomment ainfi celles qui , contenues dans un caillou , préfcn;ent ks tours de leur fpire bien marqués , quand même il n'en exirtero't que l'irnpreflion en creux ou en relief: ils leur attri- buent des vertus étonnantes, &: le prix qu'ils y mettent encore prouve afléz l'étendue & l'empire de leurs pré;ugés. Nous co fidérerons , dans cet article , les Ammamtes relativement à Itijr ftruç- ture; nous examinerons cnfuite les fentimens que l'on a eus {m leur nature , 6: nous terminerons nos obfervations par qiielqi:cs idées générales fur les diffénens endroits oii on les trouve, & enfin par la defcription des e [lèces les plus a^paientes de ce genre. Les A''imorites ont de très - grandes analogies avec les nautiles , leur coquille eft également chambrée d.ins l'intérieur, £cles c'oifons qui divi- f'enr leur cavité font percées par une tubulure que Linné a nommée fyphon dans les nautiles, laquelle communique d'une cloifon à l'au're , depuis celle qui forni» l'ouverture principale de la coquille , jiif: qu'au point du centre qui tut fon commencement. A'nfi que 1 s nautiles , \c genre ries jimmonhes profente auflî des coquilles dtoiie.s & point tour- nées en fpirale ; nous avons eu ofcafion de nous affilier de co fait dans le cabinet de M. de Joubert , tréforier général d- la province du Laugijtdoc , qui retifeune une variété précicufe de corps ma- rins folTilcs ou pétrifiés, tk dans celui de M Mac- quard , doôeur-répen; de la f.iculté âc Patis ; nous y avons vu desdagmens alfei confidcrables SAnimondis pétrifiées , dont la forme t'd ex:i6e- ment droite , & point du tout inc'.i.u-e fur un des cp'és : ces fragmens ne font que les moules pé- trifiés des c.ivitcs d l.( coi|uillc i) i a éié dé- irgite, ix paroilTunt formés d'anicubtiuu^ couime A Aï M dans !e< Atnr-.on'tes ordinaires. Ces articulations ont été nommées par les naturaliftes des fpon- dyles ou des fpondy!oli:hes ; elles préffnteni des bords qui paroilTent découpés de manière que les angles faiilans de l'une font reçus dans les angles rentraris de l'autre; d'où il arrive que le corps entier d; VAmnwniu , étant formé en totalité de pareilles pièces articulées , préfonte fur fa fuper- ficic, lorî'q^'elle ert pétrifiée, des imprcffioiis qui refil-mblem à d;« feuillages , que nous noiniiions des luiures dans nos defcriptions. Ces articulations font quelquefo'« rouui.-s les unes sux oUtres arf mo>e.) d'un fuc hipidifique ou pyriieux, qui s'ert infini! '> dans leirs inierftices , & a rempli le vuide des anciennes cloifops ; quelquefois la coquille jyant été d.tniite après la pétrification des ma- tières qui avoient pénétré dans la cavité dcS chambres, les nialTes pétrifiées, qui remplifloient CCS c.ivités , n'ont pris aucune adhérence les unes avec les autres , & fe fépareni avec facilité ; eljes font alors dans le cas des articulations des Ainrnuniies droites que nous avons vues chez M. de Joutert &clie7. M. le doé^eur Mncqusrd. li fuit de ce que nous venons de dire , que les Amir.jniKs pétrifiées fe préfenten: de deux ma- nières, ou bien leur cavités ét.mt remplies d'une maù.re pierreufe , leur teft a été détmit , ou bien malgré la pétrification des m.uières c ntenues dans leur cavité , le teft de la coq ille fubfifte enc re. Outre ces deux modes, qui Ant les plus ordinaires aux Ammonites , on les trou>e aulU quelê)ue(ois fous leur forme tell.icée, fans même qu'il le foit formé dans leur cavité aucune concré- tion i>lcrieufe. M, r.;bbe P^lTeri , dans fon lùf- toire des folTiles des environs de Pcfare, en cite quelqiies-iuies qui furent trouvées dans cet état fur une montagne voifine de cette ville ; on en a trouve depuis dans les couches d'une m.m- tagne calcùre des environs de Sain:-Paul-ttois- Cliâteaux en Dauphiné , & nous en avons vu deniiértment chez M. Macquard , que ce nii- néralcgifte a apporté, s de fcn voyage en Ruf- fie. Leur ftiuiSure c(\ alors nés - vifible , U on peut fe f tisfiire à l'aife fur la forme de leur ciganiljtioii intérieure, aufii couiplettement que fur une coquille marine. Après une coniparaifon fuivie de la coinpofition des Ammonites avec celle f des nautiles , nous avons icconnu Qu'elles dirte- rent de ces «K-rniers par la forme de leurs cloifons qui font égales, parallèles & régulières dUns toutes les efpèces de n.iutilcs , & finueufes fur toute leur Circonférence dans les Ammonius , Ce qui occafionne les découpures que l'on voi: fiir la fuperficie de leurs moules pétrifiés ; ces décou- pures fout les traces des antiennes cloifons , St elles neparoiffent que dans les cas ou le teft même de la co ]uillc a éié détruit ; car d.ins celles dont le tcfl eli (olTilc. les traces des futures no paroif- feni pas à rcxténour , N c-n ne peut juger de leur nature que par l'infpcdioo de letir organifadeg A M M ïhterne. Dans prefque tomes les Ammonites que nous avoiis vues dans l'état tclTiSe , ( car iLins les siiires on ne peut rien appercevoir de bien difiini£ ) le iyphon éioit placé prcciiemer.t fous la, carène du dos; l'a forme étolt cylindrique , & la cloiibn,qui venoitapres, tbrmoit un léger évaiémcnt dans lequel étoit reçue la baie du fyplinii iiip:- rieur, fans qu'il parût que les fyphons de ch:;que cloifon fuflent coiitigus les uns aux ;utre , & fornîaiTfnt un tout depuis celui de la première chambre jufqu'au point du centre que nous nom- merons le fommet de la fpire. Les nautdes dont les cloifons font placées, parallèlement les unes aux autres, & dont les bords (ont entiers, ne préfcntent |;oint, quand ils font dùns l'état rbiûle ou pétrifiés , des découpures à la p'ace de leurs futures ; c'ell: par là qu'il faut dll nguer les Am- monites des nautiles , fi on ne veut pas les con- fondre enfemble, comme ont fait la plupart de ceux qui ont regardé les petits mutil.'s de Rimini Comme des vraies Ammonites , fjiue d'avoir faili cette différence. Quelques autres , parmi lefquels on compte Argenville , ont regardé les planorbes fluviatiles comme des coquilles analcai.es aux Ar:i- monhes , à cufe de la forme difcoide de leiir coaullle qui , ainfi que nous l'avons inc:iquc dans le caraélere générique, eft la plus ordinaire aux cornes d'Ammon. L-;s conjciLliires d: M. Bertrand, fur la nature de l'aniniiil des Ammonites , font afllz vraifem- blables, quoiqu'elles ne foieiit fondées que fur la forme feiile de fa coquill? , & fur ce que l'on connoit de la formation & du développement de celles des nautile»:. Il eft en effet vraifemblable que cet animal habite la cellule qui forme la grande ouverture de la coquille, & qu'il ne tra- vaille à former une nouvelle cloifon, que lorfque fon développement , étant devenu trop con- Cdérable par létendue de la cavité où il fe trouve re.Terré , il forme une nouvelle chambre au-delTus de ccilj qu'il .bandonne , plus propor- tionnée à fon volume que celle dont il (.A obligé de dMooer ; par ce moyen , fa coquille auemenle fucceffi'-en^ent , & le nombre des cellules dont elle efl compofce , indique dans la fuite celui des déplacem.r.s que l'animal a épn uvés ; ces cel'ides font ordinairement en grand nombre , on en compte com::iunémen£depuis 50 iufqu'3 40,dont le diamètre dim'nue i'it'e-fibliment iufqii'r-u foiniTi'.'t: Bouigu.t en a vit i'/l'qi!'.m nombre de no; mnis cela e/1 varubîe, & déprnd vraifembiablemcnt de la différence dss efpjces , & de làge où elles fcnt pirvenu s. Enfin on peut prèfum;r que l'siii.iial efl attaché à fa coquille au moyen d'un ligament qui , fuivant la cavité diS fypb.ons, pénètre toutes les cellules, & fe termire au point du fommet où il efî *ixé ; en peut four.çonrcr qu'il lui fert à régir & à gouveri^er fa coquille, & à conferver fon équi- iibie s'il efl obligé à fe déplacer. Cette conjeâure A M M. ,11 j devient phs vraifemblable en examinr.rt la fgi:re i de l'aninK-ddu nauiilt pompile, que Rumphius a fait graver . où on appe-çoit fur un (es bouts un appen- dice filiforme de ce ligament. D'après ces rapports qu'on poiirroit encore poufler plus loin, on pour- roit être étonné que les Ammonites ne voguent pas fur la furface de la mer comme les nautiles; cependant, fi on examine la petitede de leurs cellule?, & notamment celle de l'cuverture de la coquille , qu'on la compare à celle du nautile pompile, qui eft le plus gros, comine le mieux connu de fon genre , on verra que la proportion n'eft pas égale , & que la cavité de la dernière cellule eft au moins dix fols pli. s cot.fidérable dans le nautile, qi'e celle de quelle efpèce A'Ammo- n'tc que l'on piiitle citer; que par conféquent on peut , fans aller trop loin , fuppofer le volume de l'animal des Ammonhes au moins dix fois plus petit qu'il ii'eft dans les nautiles ; alors il fera aifé de concIi:re , fi on compare la maffe de cet animal à Celle de la propre coquille , qu'elle lui fera trop difproportionnée pour qu'il ait beaucoup de facilité à la reiT^uer, bien loin d'être en état de nager & de fe déplacer aufTi faciiemcnt que les naiiriks. Des autet^rsde la plus grande autorité ont placé les Ammonites parir.i les coquilles dont l'elpèce- étoit entièrvmcnt f^erdue , & qui u'' xjfloient plus que dans les anciennes couches du globe ; cepen- dant , qu'on nous permette de le dite , rien ne prouve encore cette affertion, & le fentimcnt con- traire paroit plus vraifemblable, puifqu'il eft fonde fur des analogies qui , dans des cas c'e la nature de celui-ci , acquièrent la force des preuves. Si ces analogies étoienr admifes , il en réfulteroit au contraire que les races des Ammonites fubfiflent encore , Se qu'elles vivent dans les plus grandes protondeurs de la mer. L n n'a pas vu , dit-on, des Ammonites marines analogues ?iix efpè';cs que l'on trouve foffiles ; (j elles exifloient, quelqi.e accident les auroit fait connoître, & depuis que l'on s'attache à la reclier- ch' de ces ob'eis, rn ^n auroit déjà vu quelques- unes , & tout :ui mo'ns quelques fragmers ; on fait le même raifonnement pour les oithocérates, les bélemni^cs, & toutes les autres coquilles que l'on' trouve fcffiles ou pétrifiées dans les m.êmes couches. pour répond-e d't;ne manière fatisfaifante à ces objeéîions, il fuit d'abord difiinguer parmi les coquilles , celles r;ue rous nommons pélagienneSj £i celles qui , vivant plus prés des côtes, peu- vent être défignées fot^s le nom de littorales ; le:- p'emières ne fe trouvent jamais confondues avec les fécondes dans les bancs où on les trouve fofnies ; elles font toujours dans d.s couches infé- rieures à celles-là , & font par confcquent plus an- ciennes ; elles s'y trouvent ordinairen ent avtc des téiébratules , des gsyphites , des bélemnites , l'huitre diluvienne , ou des orthocérates , coquil- 52 A M AI lages qui , ainfi que les Anfnox'ites , ne vivent que d.ins les plus grandes profondeurs de la mer , ik dont on n'a vu encore nulle part les analogues marins ; mais ce ne l'ont pas là toutes les pro- duirons marines que l'on trouve aulfi foiluei ou pétrifiées dans les couches qui renferment des Ammonitis ou d'autres coquillages pélagiens : on y rencontre aufii des entroques , des a(iérites qui font des articulations de deux efpèces d'i/Is , dont les analogues marins font connus; on y rencontre par fois des tVagniens ou des tiges eniières de cette produftiou polypeufe, que les oriflolo- giftes ont nommé liimm Upidcutn , que Linné a difigné fous le nom de vonicdla encrintis , & que l'on fait ne vivre qu'à de très - grandes prorondeurs dans la mer. Puifque donc on a retrouvé les analogues de ces trois produftions marines , qu'on ne trouve foffiles ou pétrifiées que dans les couches pélagieiiiies , les mêmes qui contiennent des Anmanitcs , qu'on ne les a péchés que par hafard a prés de trois cents biafles de pro- fondeur & fous des latitudes très - différentes , com.nent pci;:-on fe perfuader que les Ammo- nites , les gryphites, & les autres coquilles péla- giennes feront entièrement perdues , quand on retrouve des êtres qui, ainfî que ces coquilles, vivent encore à de grandes profondeurs dans la mer , qui avoient été connus dans l'état foil'ilc , long temps avant qu'on découvrit leurs analogues marins , & après avoir long-temps cru , comme on le croit encore des Ammonites , que leur race entière étoit totulement perdue. N'a-t-o.i pas dit la même thofe de la plupart des coquilles litto- rales que l'on trouve foifiles dans quelques bancs de l'Europe , comme dans ceux de Maranzana dan-i le Piémont , dans ceux de Courtagnon près de Reims, en l-fpagne, en Italie & en Angle- terre, & parmi lefquelles on retrouve pourtant tous les jours les analogues des cfi)èces marines qui arrivent journellement des mcrj les plus loin- taines? Quelle raifon do dcnruéllon pourroiton alléguer , quand il cft prefquc démontré que la température doit être égale dans la mer à une grande profondeur , & que fi on prouve qu'elles y ont autrefois vécu, elles doivent , par cette feule raifon , s'y retrouver encore ? l-a pefantcur des Ammonites , leur forme & mille autres cir- conflarces dipcndantes de leur organifation, font caufe qu'on ne connoit pas encore leurs coquilli-S matines ; les ifis trochiics & apjrites font des corps r;;mi(iés qui , par leur forme & le mouvement de leur (upport , cnibraffcnt dans le fond de la mer une aiTez grande étendue ; leurs polypes s'atia- client , par leur contraction , aux corps qi:i les avoifincnt , ainfi que ceux de l'encritiite ; il n'eft donc pas étonnant que ces animaux aient pu b'itccroclicr ;i une ligne ploi^gée à trois cents brafles de piofondeur , tanuis qu'il le feroit infiiiimciu , fi cette ligne avoir :ip|;«rté une Am- mi).u!( ou une oitliocérsic , dont la forme , la A M M pefanteur font fi différentes, outre qu'elles n'<^^• frent sucune prife à la corde de la ligne , ni au plomb dont elle eft armée. Mais bien plus , les Ammonites vivoient aux mêmes époques que la plupart des coquilles littorales qui exilkni encore , puifqu'il eft rare qu'on ne trouve quelque coquille littorale d:ns les couches qui contiennent des coquillages péla- giens , tandis qu'il VcÛ infiniment davantage de rencontrer des coquilles pélagicnnes dans les couches des coquillages littoraux , à moins que les p.!lagtennes ne fiidlnt déjà dans l'état foflile , ou même déjà pétiifiéeS, lorfqu'elles furent dé- poftes dans ces bancs. Si l'on croyoit que la chaleur du globe , moindre maintenant quelle n'étoit à cette époque, ait été la caufe de la dtlliuilion des coquillages péla- giens , il faudroit d'abord expliquer comment les efpèces marines qui vivcient avec elles aux mêmes époques , & à peu près aux mêmes lieux , pui('c;iie leur nature eft de fe fixer par la bafe , & qu on les retrouve d'ailleurs pétrifiées dans les mêmes bancs , il faudroit, dis-je , expliquer comment ces eipèccs ont conti.iué leur exiflence , tandis que les coquilles pilagiennes l'axiroient perdue; com- ment les coquilles littorales , qui exiftoient aux mêmes époques , ont pu fe perpétuer jufqu'à nous, tandis que les coquilles pélagicnnes , moins expofées que les autres aux enfablemcns & aux aftailTemens des côtes , vivant d'ailleurs dans un milieu d'une température moins variable, & mul- tipliées k l'infini, auroicnt péri totalement. Qu'on y fafTe attention ; ce fentimeut ports une contradidion manifcrte , s'il eft prouvé que les Ammonites ,Mn(i que les autres coquilles que nous nommons pclagiennes , aient vécu à [.tus de trois ou quatre cents brafles de profoi deur dans la mer , &. qu'il fbir de leur nature de ne pouvoir exilter qu'à une pareille profondeur ; il eft évident que le fond immenfe de la mer |)Ciit encore en être pavé , fans que pour cela nous puifùons avoir d'autres indices de leur cxiftencè que celles de l'analogie, iit des circonftances qui ont été obfcrvécs fur la furface du globe , dont les couches pélagiennes éioient , à l'époque dé leur formation , dominées par plus dî trois cents toifcs d'eau. Combien n'exiftct il pas rie montagnes calcaires en Lurope, dont les couciies de la bafe, [irelquc horizontales , contitnncnt des coquillages péla- gicns, tandis que les couches fupérieures h trois, quatre & mCme cinq cents toifes d'élévation pcr- jjcndiculaire, ne contiennent plus que des coquil- i.igcs littoraux ? quelles pieiives (ar.dra-t-il encore pour établir invinciblement que les Afimontus ne vivent qu'a de très-grandes profondeurs «lans la met , puifque Ictir fituation , dans ics couches les ])liis iiitéricines de tes iimniagncs , le démontre afti.'Z , .iir.fi (jue la comnolition différente de celles quifcforniiicnt fucceniveinciir ati d:fù:s ? Ou ne A M M )jem pas dire que les coquilles littorales n'exîr- toient pas encore à l'époque de la formation des couches de la bafe , puiiqiie le peu qu'on en trouve dans rintérieur même des couches péla- giennes , fuffit pour établir leurexiftence , à cette époque , mais dans des litux plus convenables à lèurnature. Une autre raifon qui n'a pas été encore dite , e'eft que les coquillages pélagiens folTiles ou pétrifiés. Ce trouvent à peu près les mêmes, & toujours dans les couches inférieures des monta- gnes calcaires, dans toutes les régions de la furface du globe ou ils (e rencontrent ; ce font toujours Ats Ammonites , des térébratules, des bcleninites & quelques efpèc^s d'ourCns , tandis que les coquil- les littorales foffilesou pétrifiées font le plus fou- vent des efpèces différentes dans les difterens pays , & prefque toujours d'autres efpèces que celles des mers voifmes dos pays oii on les trouve ; ce qui prouve, d'une part , que la loi eft générale par-tout , & de l'autre , que la température étant par-tout égale à une profoiidair quelconque dans amer, il faut nécelfairement, les dépôts pélagiens lyant précédé ceux des couches littorales , que l'on retrouve dans les premiers les dépouilles des inimaux qui pouvoient vivre & fe multiplier à ine profondeur fi confidérsble , tandis que les ^joquilles littorales vivoient alors plus près des sôtes , & plus à portée des conditions relatives à leur nature , & à leur manièt:e d'exifler. Quand nous avons dit que les couches péla- ^lennes font toujours fupérieures à cells que nous nommons littorales , nous n'entendoiiî uai'tr ci que de celles, qui fe trouvant dans ies pu:if.ts, ont fenfées n'avoir éprouvé aucun dérangerr-Lni; ■ ar fur les montagnes calcdires , les coucius 'upérieures font. ordinairement détruites & entiére- nent déconipolies, &. il ii'exifte plus à découver't lUe les couche.- pélagiennes qui, li.ème fur les iiontagnes plus élevées , ont elles - mêmes été .létruites , & ne préfentent plus que des couches alcaires dénuées de corps organifés , & même les maflés purement granitiques , quand ces der- ùères couches ont été décompof^es à leur tour. ZstiQ progrefllon eft vraie en général , elle eft ,n quelque manière proportionnée à la hauteur ,!es montagnes calcaires ; mais elle eft fujette à quelques variations qui dépendent toujours de la plus ou moins grande épiffeur de ces couches , & par conféquent du temps plus ou moins con- fidérable de la décompofition qui n'a pas difcon- tinué d'agir depuis que leur furface fut abandonnée par les eaux de la mer. En voilà fans doute alTer pour rendre vralfem- bleque les Ammonlus vivent encore à une grande profondeur dans la mer , on trouvera les preuves de tout ce que nous avons avancé ici , dans l'hiftoi- re générale des coquilles foffiles du royaume , que nous efpérons de publier dans la fuite. Voyons Hijhire NaturelU. Tome FI. Vers, A M M 55 n;aintenant la manière dont les Ammonites Ce pré- fentent fur la terre, dans les couches où elles font enfouies. Elles font plus ou moins près de la f::rfacc de la terre, fuivant la plus ou moins grande quantité de dépôts qui ont été formés au-defius d'elles , fuivant la forme plus ou moins efcarpée de ces dépôts fucceflifs , & enfin félon que le fol qui les renferme, a été plus ou moins expofé à l'effet des eaux extérieures , & à celui de la décompoC-» tion. Dans tous les cas on ne trouvera jamais au- dellbus d'elles des barcs qui renferment des coquil- lages littoraux , à moins qu'elles ne fuffent déjà folfdes ou pétrifiées quand elles furent dépofees dans les couches oit on les trouve; nous avons conftaté la vérité de cette obfervation dans tous, les lieux où nous avons rencontré àiS Ammoni- tes , Se on peut compter fur fa certitude. Les plus groffes efpèces , celles qui viennent- à un pied ou dix-huit pouces de diamètre , car celles qui parviennent à une grofiear plus con- fidérable font tiès-rares , fe rencontrent plus fou vent dans les couches calcaires grifes, & il eft digne de remarque que pour quelques-unes que l'ou verra dans l'intérieur même des lits calcaires, on en trouvera cent dans leurs interftices ; elles font ordinairement adhérentes fur une de leurs faces à la couche inférieure , tandis que la face d'à deffuseft feulement moulée fur le bas de la couche fupérieure, & s'en détache facilement. Cette obfer- vation prouve que les Ammonites vivent fur la furiace des couches limoneufes du fond de la nier , & que ces couches lont formées par des intervalles périodiques les unts fur les autres , puifque c'eft dans leurs interiîiccs qiu l'on trouve le plus fouvent les plus groffes efpèces, au lieu qu'on les rtncontreroit', ainfi que les petites, dans l'intérieur même des lirs , fi elles y étoient dépoféespendant leur formation, comme celles-ci, dont le peu de pefanteur donne plus de prife à l'aélioii des courans, à qui on doit attribuer le tranfport do la matière des couches qui fe for- ment à une grande profondeur dans la mer , & à une diftance confidérable des côtes. Ce feroit peut- être même, par cette raifon, dans les interflices des couches calcaires de première création qu'il fau- droit chercher ies traces des foffiles marins qui peuvent s'y rencontrer, & non dans l'intérieur môme des couches; car j'ai fouvent obfervé que plus les couches de pierre calcaire grife font épaiffes , plus elles font homogènes , & que Ton trouve cependant une plus grande quantité à' Am- monites dans lairs interfiiceb , tandis que l'inté- rieur des bancs ne préfente pas la moindre par- celle de coquillage d'aucune forte ; mais ces recherches font difficiles & difpendieufes, & il ne fe trouve que peu de circonllances favorables pour leseffeduer. Quelquefois des couches cntiè' s d'Ammoniics & d'autres coquili;s pèlagiennes font pref tout leur éclat ; nous en avons vu de tcUts chez Al. Macquard , que nous avons déjà cité , dont la fijrface , qiioiqu'en grande partie déconspolce, prélenre encore des ttinies rong,e> , vei tes & chatoyantes, mèlies avec l'éclat argentin de la nacre; elles ont été apportées de la Ruiîie par ce minéralogifte. On trouve aiiïi des Ammonites dont les cavités font remplies de ("paths criflal- lifés ; d'autres , quoique plus rarement , dont les cavi:ées font entièrement quartzeulès , le teft étant encore confervé & d'autres eniîn dont la fuper- ficle eft pyritenfe , ainfi que les- inierftices des cloifons , tandis que leurs cavités font tapiffees de cyftaiix quartzoux. On ne, finiroit pas fi on vouloit rapporter tous les accidens que les pétrifications de ces coquilles préfcntent : il nous fiiffira de dire , en général , que leur cavité eft ordinaireirsent de la nature des couches qui les renferment , excepté ieuicment dans ks cas où elles éioient déjà pétrifiées ou r'oflîles, quand elles y furent dé])ofees ; on a même dans cette circonftance une preuve de " la force diS courans qifi les ont charriées , dan^ l'étatd'entadé- ment où elles (c préfentent , dans la dégrada- tion de leur fuperficie , qui paroit vifiblemeiit avoir été ufce par le roulement, tandis que celles qu; ont été enfouit s là où elles o- 1 vécu , comme celles que l'on trouve dans l'intervalle des couches calcaires, font ordinairement couchées à plat fur une de leurs faces, & les côtes dont elles font ornées , f )nt aufTi vives qu'on puifTe le dtfircr. On en rencontre par fois quelques-unes dont la furface efi co-.ivene de ferpulcs ou vcrmiff.-aïf* marins qui s'y font pétrifiés ; nous en polVedons nt;e dans cet état , mais cela ne fe rencontre qiic très-rarement, & on ne doit pas en être étonné, parce qu'il paroit que les fcrpules font plutôt des coquilles littorales que pélagienncs , fi on en iige d'après le grand nombre de coquilles littorales fur Icfquclleson les trouve atrachtes , tant da s les couthes de la terre, que dans la met. • La diftinfKon écs Ammonites eft fi difficile , qu'il ne faut pas être étonné fi l'on n'a encore (iir cette partie de la fcicncc que des ébauches très-impar- faites: pr'.miéremenr , il s'en faut de beaucoup que leur nombre foit auffi confidérab'e qu'on fcroit tenté de le croire , d'après I- s di;fcripiions des amcurs qui en ont parié ; foilvcnt ils ont (ait autant d'ifpèces d'une feule, qu'ils ont trou- vé de (lifi.renccs dans le nombre des tours de leur fpirc , & ils ont repardé prcf.|ue fou JOUIS comme différentes celles dont les tours A M M intérieurs de la fpire nctoient pas tout à fait iémblables aux plus extérieur, : Acond. ment . iis les ont déterminés le plus fouvent d'à. rè- des meules intérieurs dont la tomie avoit été altérée par l'effet de la compreflion , ce qui a lieaucoup Contribué à augmenter le nonjbre de- celles que l'on r;.tr()uve dans leurs ouvr;::es. Qoiq e nous ayons tâché de ne décrire ici rue de véiitables ef'pêces , nous n'ofons cependant pas nous flatter d'y avoir ct mpletemeiu réuffi ; m li nous ofons tfpérer que l'on y trouvera les t- ' èces les plus fûres, ik en même temps Ci.llcs qui font les plus remarquables par leur forme. I. Ammonite réniforme, Ammonites leniform.s ; NOB.- Ainmonitzs nnijormts anjrallibas itftjfis , pri-' mario lextuplomajori , umbiluo utrinquc pr^minulo. Ainmonis cornu vlx duo'um orbium , jee rtticu- lato qiwdam opère a'epiélum, umb'.Lko uttrque éviter prvniiriii.'o ; List. co,h:, angl. pag. 2iy , lab. 6 , num. 10, — ejufd, f'ropf. tub. 10^4, num. jo. Ammonts cornu lave , fpina jubroiuiu-u minus , i.inbiii,o aquc praminulo , univs tantum anjrafliis ; Lang. Iiifl. ap. pag.çi,tat. 23, lin. ij. Corne aAinmon raiie à une fiule volute , trjit. des petrif. plan:. 4S , n. 306. Description. Cette ammonite eft la plus pente de tout le genre ; i'-' n'en i.i amais trouve c,ui excèdaffcnt la groft"cur d'une lentille ; la forme eft cxaélcment celle d'un rein , ^i- fa fpire n'eft compoféc que deux tours , dont le premier eft fi large , en comparaif'on du dernier , qu'il le furpaftc plus de doi!zc fois en groffur. La forme de cette coqu lie eft comprimée, & fa carène eft a'cije; fa furlace eft unie , & en y diftingue avec beau- coup de peine les traces des articulatioss qui la compofeni ; on ne les apperçuit avec plus de facilité que loif ,ue la coquille à été plongée dans l'eau; elles paroillcnt alors comme autant de ^ lignes angiileuf'cs dans la dircflion eft du centre vers la irconféience ; le fonimet di la fpire efl légèrcn^cnt faillant fur tes deux faces, "i (a pointe efi obtufe. L'efpèce de Langius , que nous citons ci-dtfl"iis. paroit différer de celle ci par fon volume qui eft plus confidérablc , de même que par la forme de la carène que cet auteur dit obtufe ; cependant comme cette diftercncc peu bien dé- pendre du (eul djrcloppemcnt que cet individu avoit pris, & que d'ailleurs feus Us autres carac- tères Convii-.rntnt , nous axons cru la 4cv< ir rap- porter à cette efptcc , jufiiuà ce que des plus Il ui iifis circonlbnccs tiens .-rient mis à potée dcconi|arer l'efpèce helvétique à la nôtre. Nous avons trouvé celle-ci d.ins les mines de Wiatbon des mr>ni.n obfcrve'"qus toutes !■ ; covTii'lles de ce banc- ont leurs cavités remplies €L.ne ttne ochrtuig trçs compaéle , tandis qiie la A M M $? roclie calcaire, qui les renferme, eft blanche & homogène dans toute fon étendue, ce qui porte à croi'ie qu'elles étoient dans l'état fcffde quand elles y furent dépofces , & qu'elles y furent tranf- pcrtées d'ailleurs. Celles dont parle T,nngius avoient été troir.-ées fur le Mont-Saint-Léger en SuiîTe , & fur Ils montagnes voifines de l'abbaye de Saint-Gai. Allioni dit que celles du Piémont fe trouvent dans les Alpes Viènnoifes , vit.adien/cs , proche, d'im endroit qu'on nomme le Sumbiicco, & près du bourg Sain!-S:cphdno . au lieu noinnié las Ribos ; . qu'elles y ilmi contenues dans une couche de pierre calcaire qui eft connue par les oryflologiftes, fous le nom de lapis JhHh.s. 3. Ammonite lombricale. Ammonites Itimbricalis. Ammonites anfraëus Uvibus teretibus , primarîif cccteùs paulo majori; Nos. Ammonis cornu lave pdlucidum , crebris articulis fi luminl objiciaiur velut unda'.is difàr.llim ; LlST». concti. angl. pag. zn , tvm. 6 , num. 8. Ammonis coniu lave, Jpina fubrotisnda minus trium anf'r.iduum , orbibus v^rmictdorum infrar teretibus ; LanG. hij}. lap. pag. ço , tab. 2^, Int. A. A.amor.is cornu lave , Jpina Jubroiunda minus trii^ni arj'rafiunm , orbibus venniculorurd injlar te'-e- tibirs , ejufd. pag. ço , tab. 2j , Itt!. A. ■ Ammonis cornu lave , fpina fubrottmda , minus , ducrum anfraHunm , orbibus vcrmicidorum , injlar teretibus ejufd. pag. ead. Ammonis cornu" lave , fpina fubrocunda marcaj^-: taceum minus trium anjraciuum , orb:b:.s teretibus &• non lA'iil .:fperis, ejufd. pag. çi. Ccn-.e c Amman à petites volutes fans raies j ttait. des pc:rif. planch. 4S , n. 5c. 7; Description. Je ne connoiscette efpèce que dans deux endroits en France , tous dei;X dans le voifi- nage de Montpellier j le premier eft à deux lieues dediftancede cette ville, -ù la droite du pont du village de Saint-Jeli', oii on la trouve abondam- ment dans les couches de pierre crétacée blanche , qui forment la colline fituée à la droite du cheinin qui conduit au village ; le fécond eft fwr la dtoite de la inontagne de"S.int-Lonp , à quatre lieues de diftance d"e cette ville vers le village de Snutu- argues , où elles fcnt contenues dans des couches de' pierre calcaire grife , dans laquelle on trouve auffi quelques ourfius à gros tubercules. Cette efpèce ne diffère de la précédente que par le noiTtbre & la proportion de fes parties ; le premier tour de la fpire .n'eft pas a' fTi conf:di- rable , rf larivenient aux autres que dans VAn- 1 tnjnite Hlfe , & on lui compte quatre & même cinq tours de fpiie complets ; quoique fa gran- deur foit la même , ils font réguliers & parfai- tement arrondis, le centre eft également enfoncé I des deux côtés , l'ouverture eft fphéiique & I fa fuperficle e.ft lilie. E i 3^ A M M Dans les deux eridrous où nous avens in J'q;;^3 cette Ammonite , le tel} de la coquille a été dé- tiuit , & ce n'a été qu'avec beaucoup 'de diffi- culté que je fuis parvenu à découvrir fur quelques individus de légères empreintes des articulations qui ont funi à me les faire rcconnoitre pour des vrais Ammonites ; j'avoisciuauparav.nnt qu'elles n'étoient que des moules intérieurs de quelque efpéce de pianorbcs Karins, dent l'efpèce-étoit inconnue. • 4. Ammonite turbinée. Amtnonitis turbinata. Ammonites ajifraâihus teretibus lavibus , épice, dextrorfvin produRo ; NOB. Ammonis cornu lave , ex altéra tantum parte ad umbilicum cavum /piris fere teretibus ; LïST. conc/i. ar.gl. pag. 212, lab. 6,.num. p. eju.fd. finopf. tab. I0f2,f:g 27. Ammonis cornu lave , fpina fubrotunda médiocre ^ duorum anfiraÛuum ex altéra tantum parte ad umbi- licum cavum ; Lang. hifl, lap, pag. po. Ammonis cornu lave , fpina fubrotunda minus miiicans trium anfralluum ex alicrâ tantum parte ad umbilicum cavum , ejufd. pag. ead. Ammonis cornu la.ve , fpina fubrotunda minus album trium anfrafluum , armatura argentea fplcndenie dor.atum , & ex altéra parte ad umbilicum cavum , ejujd. ihid. pag. ead. Ammonis cornu lave , fpina fubrotunda , minus *inereum , ovatum quatuor anfraSuum , ex altéra iantum parte ad umbilicum cavum , ejufd. pag, ead. ? Description. Cens Ammonite eft une des plus tares de ce genre, fa forme approche beaucoup «le celle de l'cfpéce précédente ; mais les tours de ]a fpire qui font dans cc'.le-ci affez ordinairement au nombre de trois , débordent légèrement fur le côté droit, & ne font pas placés furie même plan ; il léfulte de cette orgànifation , qui eft par- ticulière à cette efpéce, que k fommet de la (pire eft faillant fur ce même côté , & qu'il cft enfoncé fur le côté gauche comme dans quelques coquilles contournées du genre des hélices. La forme des lours de la fpire eft arrondie , & leur furfacc eft Jifle, à l'exception des futures des articulations «(ui, dans celles que j'ai vues, font ordinairement Taillantes & trèi-ferrécs. J'ai trouvé cette efpéce dans un ftliifte feuilleté , gris , fitué à demie-liei-e au nord du village de Chamborigaud, dans les han.es Cévèncs, mêlée dans les mêmes couches avec des gryphites & différentes variétés d'allérites ; les gryph.tes de te banc font Cliceufes ; les afiérites font fpathi(||Ues , tandis que les Ammonites font toutes pyriicufcs. Lifter obfcrva les fiennes en Angleterre, dans les carrières des Monl-Craver.Jcs , iigri ebjraccnjis. Celles de Langius éioient du MoDt-Saj»t-Lcger en ^juiÛ'e. A M M 5. Af.tyO/îiTE comprimée. ^ Ammonites deprefa. ^ Aritr.or.ites anfr.uTibiis deprejfis lavibus; NOB. , Ammonites cornu lave, fpin.z fubrotunda , mcdiccre compreffum duorun anfrafluim , i.mbUico pcriufo , junkuris foliacea e% primeniitus ; Lan G . hifl. lap. pag. po, tab. 2y , num. <. Ammonis- cornu 'e^ve , ffina fibcanda minimum comprejfum dtiori,n\ anjrùfluum , umkilico pertufo , cjilfd. pag. ead. Ammonis cornu lave < fpina fubrotunda mediccrf ecmprefiim duorum anfraàui:m , cjufK ibid. pag. ead. Ammonis co'nu lave , jp'ra Jul 'OlLiida, minus ccmpe£'um duorum aufrafltm , ejifd. p.ig. ead. Ammonis cornu lave . fpina jubrolur.da , minas comprefjum unius arframts , ejufd. pag. ead. Ammonis cornu lave f fpinj fubrotunda minimum f compreffum , duor.'.m aif-aBaun- , ejufd. pag. ead. Ammonis cornu lave , fpina f h'clunda minimum, comprefjiim , ovaium unius anfraOûs , & matrici immerfum. ejufd. pag. ejd Ammonis co'^nu lave, fpina fubrotunda ., minus", m.ircajfiiaceum mei'ioae cowp'ejjum trium anfraffuum, ejufd. pag. çi. * Ammonis cornu Uxve ,- fpitia' fi:brotunda , marcaffi' taccum minus comprefjum trium anfrafluum , ejufd, pag. ead. Ammonis cornu '.ave , fpina fubrotunda marcaffi- taceum , minus , conpreffum trium anfraflum ,jun(luris foliacea exprimentibus , ejufd. pag. ead. Ammonites cor.nu lave , Jpina fubrotunda mar- caffitaceiim minus compreffum trium anfrafluum , junc- turis foliacea expiimentibus , cujus feptimus fpondy» Uth.es piorfus lapideus ejl & eburis injlar candidus. ejufd. pag. ead. ? Ammonis cornu l.tve , fpina fubrotunda marcafft- taceum , minus co.iipreffïm trium anjraâuum , glebir \ minerali obfitum , ejufd. ibid. taù. 2j , Utt. C. j Corne d'Ammot jon plat'. , unie &• crnée de fleurs , trait, des pétri f. tab. ^S , n. ;ii , ejufd. tab. ead. num. y 11. Description. Celle ci parvient quelquefois à la grandeur d'im écu de fix livres , les tours de fa lj)irc font ordinairement depuis trois jufqu'à quatre ; au lieu d'être ventrus ou arrondis, comme dans les efpéces précédentes , ille les a compriméi & prcfque plats , de manière que fon ouverture préfente im demi ovale alongé, tronqué dans la partie où elle appuie fur le fctond tour de la fpire ; ; la carène, malgré l'applaiiffement de In fpire, cft I obtufe & légèrement arrondie. .Sa furljce tft liiTe par-iout ; mais les impreiTions des futures font très apparentes dans cclUs fur-tout qui ont la coquille pyriieufe. Cette Ammciiite eft commune en bafle-Btei.T gne , dans le voifinage dcQuimper; en Normaidic près d'AlcnijOn , &; en lioiiifipnc p:ès d'Aiiiiiiii [c l'iii nncontréc pareilltmcni lur les bords de Lcrau ptés»la yilic de Gangcs en Languedoc. A M M tangîiis l'indique en Suiffe aux iridmes cndiolts que les deux précédentes. 6. Ammonite carinée, Ammonites carinala. Ammonites anfraélibus levihus gihbis, carina ncuia; NOB. Ammonis cornu lave , fpina emirenie , fat crîfta- tum marcajfiiaceum médiocre, duo'um anjraSunm , umbilico pertufo , primo orbe valde %'cntricofo & jiinlîu- risfoliacea elegantij/imajoliispetrofclini ncn diffimilia txpr'irr.criibus ; LanG. kifl. L'p. pug. p2 , tab. 2J. SCHEUCHZER. 0:yc. hclv. num.43, 46. Corne d'Ammon A dos atténué en tranchant de couteau , trait, des petrif. tab. jp , n. 264. Curiofités nat. de Eafle , pa;. 4 , tab. 24, lilt. D. Description. Cette efpèce, fe trouve quel- quefois de la grandeur de la paume de l.i main ; eile eft alors toimée par trois tours & demi de fpire , dont le premier , eft vers l'ouverture , pref- que trois fois auffi large que les autres reflans : chacun des tours en particulier eft aftez enflé Vers le bord intérieur , & s'amincit à mefure qu'il s'approche du bord extérieur , au point qu'il n'y forme plus qu'une carène aigûe , mais non tranchante ; leur furface eft lifte, & on n'y dif- tingue que les imprc fiions herborifées des futures qui forment autant de chevrons découpés ; fon ouverture repréfente affez bien la forme d'un cœur , dont la pointe feroit très-aigiie , & les deux lobes arrondis. Cette efpèce me fut envoyée des montagnes des Cévènes avec d'autres objets d'hiftoire naturelle , non moins intéreft'ans, par M. du Pouget , aftiiellenient médecin à Alais , qui l'avoit ramaftée lui-même dans les environs de l'Argentière , elle eft rare dans les cabinets. Langius la cite en Suiffe fur les Alpes , fub- fylvania. 7. Ammonite crénelée. Ammonites crenata. Ammonites anfraélibus lavibus , carina acuta trenata ; NOB. Ammonis cornu lave, fpina eminentcfeu crijla dentata tnarcafp.taceum minus comfre^v.m dasrum aufracluum ; LaNG. Iiifl, lap, pas;. ç2, tab. 23, num. 2. Ammonis co'nu lave , fpina eminente feu crifla 'dentata marcaffitaceum minus compreffhm cttorurn an- frafluum , glebâ minerali obduclum , ejufd, pag. cud. Ammonis cornu lave , fpina eminente Jeu cribla dentata marcajftaceum minus comprejfum , ejufd. pa^, çj , t.ib. 2J, num. 1, SCHENCMZER. oryc. helvct. num. iç. Corne dAmmon à dos crémlé , trait, de: pétrif. tab. 5p , n. 2)3 , 2^p , planche mauvaife , copiée d'après LangitiS. Description. Je n'ai jamais vu celle-ci plus grande qu'i:nc- pièce de douze fous; on lui trouve au plus deux tours de fpire dorit la furface eft A ?vl U 57 lifte, & !a forme femblable à celle de l'cfpèce piccédente ; le tcur extérieur a deux iu:s jjIus de largeur que le feccnd ; fa caiène cA aiguë & dentelée comme la lame d'une fcie , mais fes dents font obtufes & arrondies , & ne commen- cent à paroitre que quatre lignes au - deftus de l'ouverture ; ce41e ci a la forme d'un cœur alongé , fa pointe eft très prolongée en avant , & reftcmbic à un bec dans les individus bien confeivés. Ceux que je pof'ède ont été trouvés dans le territoire de Bnulere , petite ville du comté Venaifl":n , qui eft déjà célébie par la variété & la belle confervation des coquillages foiules qu'on y rencontre. Langius l'indique en Suiftfe aux mêmes lieux que l'efpèce précédente. 8. Ammonite glabelle. Ammtnires ^label/a; NoB. Ammonites lavis depicffa , carina cbtiifa utrinqut. fulcaia ; NOB. Description. Cette efpèce n'a pas ordiiiaire^ ment ])lus de dix lignes de diamètre , fa forme eft très-applatie, & fa furface lifl'c ; on n'y diftin- gue que les découpures de fes articulations, qui font très-fines , mais très-régulières. Les tours de de fa fpire font au nombre de quatre ; la largeur du dernier eft aux trois intérieurs comme quatre eft à un ; le centre des tours eft également enfoiicé des deux côtés ; fa carène confifte en une côte aigiie , placée au milieu de deux filions aflez profonds. Nous avons tiouvé abondamment cette Ammonite dans un banc d'ochre , qui eft fitué prés d'une lieue au nord d>i village Dumas -Dieu, diocèfe d'Ufez ; elle n'eft pas rare dans les collec- tions de Paris , mais nous ignorons d'oij on la tire. 9. Ammonite granuleufe. Ammonites granulata. Ammonites, anfaflibus ovalis lavibus ,ferie utrinr (]ue granuluto tuberculata ; NOB. Ammonis cornu tnbercuUs'ininterioreorbium ambîtu horiiontaliterJJtis médiocre duorum ànJraéluum;LAtiG. liift. lap. pag. ç^ , tcm. 23 , num. '; . . Ammonis cornu tubeicutis in intertore orbium am- biuc hoiiiontaliler fais minus duorum a/ijruâuum ; ejufd. p.ig. & tab, cad. num. 2. SCHENCHZER. oryc. hclv. num. 20. Co'ne d'Ammcn à petits tule:cuUs, trait, des pétrij, tab. ?p , n. 2;4 , 2^6. ValîNTINI mus. p!. 2 , tab. 4 , num. 21. Favane , conch, planch. 6G, litt. D , 6. Description. ' Sa coquille eft orbiculaire^ les tours de la fpire font au nombre de trois , & le premier eft aufTi large que les deux autres enlém- ble.. Langius en a figuré une de dix-fept lignes de «iiamèttej celles que j'ai vues n'en avoicnt pas 38 A M M j delà dj fix ; les tours de la fpire font ovales ' ceux di rnnirieiir font également enfonces , leur lurfsce cil liile & le dos arrondi ; fur le milieu de chrqre coti du premier tour on voit une f;rie de tubercules demt-fphériques qui fe perd .ur les to.:rs .nt;neur5 & on y diftinguc très-bien les imprcŒons des futures ; la coupe (ie fon ouverture elï ovale. Cette cCi>èce fe trouve en plulleurs endroits de Ja t-rsnce elb eft commune en Boureog.ie près de Cul.y-les-Forges ; dms les monraiincs des Cevencsen Languedoc près d.- lu mine de^cha.bon ■ te Bayard ; on la trouve aulTi fur le Mont- d Or dr^is le Lyonnois. 1 angius dit qu'on la trouve f:,r les montagnes de la SuilTe près de Li:f;gcren. '^ 10. AMv:ONiTE«fimp[e. Ammop-t'cs fim-l(x. . Am!r.ofv.'.cs , piis fmpliàh,,! oUiquls apprcxi- mstis anjra&ibus futttretibtts ; NoB. Amir.onis cornu ftna-urn , firiis inu^/is tenuiftmh , obbqiii infpinamfi:brotundam & quafi plan.im abeun- libus minus ftibgnfium duorum anfraauum , orbibus tcrciibus unbiiko pmujo ; La^G. Idfi, lap. uf. 24 , niim. 4, Cône d'Ami on à ra'icx rares &• à dos arrondi trait, ce.- cilflf.tab. 40 , n. 26j. ' \VOE.M. num. 86. Corne d'Ammon à flries très-farces & toutes droi- tes , tendantes au centre ; h.v.G. conch. pag. ;p;, tab. ^■} , 14. Lrti^-i;laT'' ns fès d Cfuipées On la trouve dans ks moiuagiiss d.s Cévènes, 40 A M M aux- environs de Saint-Ambroix ; dans les monta- gnes des Corbières prés de Narbonne ; dans la Bretagne prcs de Quimper, aux environs de la Rochelle, &c. Suivant Langius on en trouve de pétrifiées fur le Mont-SaintLéger , le Mont-Randen & autres montagnes du comté de Bade ; celles qui font pyritcufes font , fuiyant cet auteur, du comté de Ncufcliâtel. Lifter dit qu'elle eft très-commune» en Angle- terre , in rivulo juxia tugt/iorp. apri ehoraccnfts oppi- dulum ; qu'on la rencontre aull'i dans une pierre arèncufe îk cendrée , que l'on trouve fur une montagne voifme du monaftère de Byland , & dans les canières d"Hinderskelfe & Nunnington. 14, Ammonite vertébrale. Ammonite i Jpinuij. Ammonites cojlis jimplicibtu antice arcu^tis elatis , Jorfo liifuLjtOjCarina crenata obtufz i/!trodiiites par la réunion des articula- tions ; la coupe des tours de la fpire préfcnic un ov;ile iranfverfal. Cette Ammonite eft très-commune dans tous À M M les cabinets de Paris ; elle fe trouve abondam- ment chez les inarchands , j'ignore d'où elle vient , mais je ne doute pas qu'elle foit des environs de la capitale ; celle de Scheuchzer avoit été ramaf- fée en SuilTe. Allioni les indique dans les Alpes Viennoifet,' inter Alpes Vtnadicnjcs , au pied d'une montagne très-élevée , au lieu dit le Sanibuco, & près du village Saint-Stéphano en Piémont, if. Ammonite à double face. Arnmomtes bifrons. Ammonites anfraflibus comprejfis externe coflatîs^ interne lavibus dorfo bifulcaio , carina q^tufa inter média ; NOB. Ammonis cornu , fpina in ambilu cmlnente , jîriis lateraiibus , paulo ultra mediam tantum partem orUs extimi per tingemibus ; LiST. conch. angl, pag. 20 j , tab. 6 , num. 2 , fig. bona. Description. Perfonne n'avoit encore trouvé es France cette efpéce à' Ammonite , laquelle avoit été cependant dcjà décrite par Lifttr. Elle a ordinairement depuis deux jufqu'à trois pouces de diamètre, & eft formée par quatre tours de fpire, de cinq complets dans les plus grandes ; elle efl comprimée , & fes tours font un peu plus relevés vers le bord intérieur ; ils font formés de chaque côté par deux bandes qui en fuivent la longueur , dont l'extérieure la plus proche du dos eft marquée de côtes tranl'verfaLs & arquées, dont la courbure ei\ tournes vtri l'ou- verture ; la bande intérieure eft liflc , on n'y voit ni côtes ni ftries , elle eft fèparée de celle qui porte les côtes par un fillon enfoncé & appa» rent fur toute la longueur de la fpire , jiifqu'au centre. Le dos eft auflî marqué de deux autres filions longitudinaux & liftes , le'quels font feparés par une côte peu relevée & obtufe ; fi bouche eft en forme de cœur , les deux lobes des côtés font comprimés, la pointe en eft tbtufe. L'ou- verti re du fyphon eft fituée entre les deux lobes intérieurs de l'ouverture , &. répond précifément à la crête de la carène du fécond tour ; celles que j'ai vues étoient couvertes dune croûte pyti- tcufe , couleur de cuivre , & les hcrboriiationsdes futures étoient trés-apparentes. On la trouve fur les montagnes des Cévènes , à peu de diftancc de Chamborigaud , dans une roclie calcaire grifc , fituéc à trois quarts de lieues vers le nord de ce village; c'eft piincipalement dans les inicrticcs des couche-) horizontales dont cette roche eft formée, & dans les voifinages de ces inierfticcsmi'clle fc trouve en plus grande abondance. M lX)rthc , dodeur en médecine de l'iiniveifitè de Mont- pellier , m'en a géncreufcment ccdc quelques- unes qu'il avoit ram.lllées dans le voilmage de Nifmcs. Lifter trouva les ficnncs en Angleterre , dans une roche alumincufc , fiiuéc près de Vi hitby. 16. Ammonite A M M i"i. Af.îMONiTE bifiu-quce. Ammonites b^furcua. Ammonites cojlis tranfvcijls raris in medio bifur- cutis , ad bifitrcuiomm tubcrcuLitis ;'HO'&. Arnmonis corriu Jlriutum , firiis eLitis & di'jifis , prccedenti: tuberculo ovato & fubrotundo maximum , trium anfraBuum ; Lang. Iiiji. lap. pjg. ç^j , tab. 26, n", I. Ammonis cornu flnatum , firiis in tenuijjîmas di- vifis ,prscedent': tuberculo fubroiundo médiocre qudtuor tinf-a6luum , cyj.[d pag. ead, SCHEUZ. oryc, hclvet. num. ji. Corne d\4mmon à grojfes raies bifaurchucs , cvec tm tubercule à l'orifice des fourches , trait, des pétrif. tab. 44, n. 2S1. Corne d'Ammon à peu près femblible , id. mâne planche ^ n, 2Sj. Corne d. Ammon luberculeufe à ftries bifourchuts en relief, avec des tubercules ronds à l'origine de la bijurcation â dos entier; BERTRAND, diil. oryc. tom. pag. isi). Favanne conch. planch. 66 , lin. D , 1^. DîSCRiPTrN. Celle-ci parvient jufqu'à fix & fept pouces de di.imêîrei elle ertfomiée par quatre tours de ("pire de forme ovale , qui diminuent gra- duellement jufqu'au centre. On compte fur le premier tour depuis quinze luf-juà dix-luiit cc;ei arrondies & faillnntes, qui le coupent tranfvir- falement ; au milieu de l'intervalle qui fépare le bord intérieur de l'extérieur, ces côtes fe divi- fent en deux autres moindres qui , après un éear- tement de deux lignes fur le milieu du dos , vont fe réunir en une ieule fur le côté otpofé : on voit un peu au-deifous de cette bifurcation un cros tubercule déforme ovale Se arrondie, placé à fon origine; dans quelqt;e> individus , &; fur-;out dans ceux qui font les pk.s développés, les côtes ttanf- verfales fe divifent au -defl'oiis du tubercule en trois côtes, mais alors celle du miiieu ert la feule qui fe prolonge jufqifà celle du côté oppofé , les <.\cu^ latérales ne font bien marquées que fur le milieu du dos, & font peu fenfibles a l'endroit de lear réunion fur le tubercule ; le dos cft con- vexe , l'ouverture ovale , & les découpures des articulations très-pro!ongées. On trouve cette efpèce dans un banc de fable au pied de la montP-jne de Venterol , à un quart rie lieue au nord de la ville de Saint-Paul-trois- Cliàreaux en Dduphiné. J'en ai pareillement trouvé des frat^mens fur les bords du Rhône, aii-delfus de Vienne. Lpngius l'indi'iue fur les montagnes du comté de Bade en Suilfe , & dans une carïière fituée dans le voifinage de cette ville. 17. Ammonite janus. Ammor/fes trljiifciala. Ammor'ires dorjo convexo dupliciter flriai'o jiifraâu primar'io i nca^ eie^'Ma utÀn'itie dijlinàj J-Nos. HïiLnre Naturelle, Tome VI. Vers. A M M Air.-Honis cornu jhialum , firi'is precec'crti lincr eminente d'ivif.s concameratuni maximum , quinque aifraduum ; LanG. l.ip. fg. pag. pp , lab. z6 , n:tm. a. Ammonis cornu Jlriatum , Jlrîis preceder.ie lineâ em'ncnte divijîs conc.ime-a'.um , médiocre , verucco- fum , quatuor anfraBuum , ejujd. ibia. lab. ead. num. j. Corne d' Ammon rayée à grand rebord , trait, des pétrif. tab. j/ , n. 2S/. Corne d' Ammon , un peu différente , à grind rebord, ibid. tab. ead. n. 288. Description. Ce qui diftingue priiscipalement celle-ci, ce font deux grandes côtes relevées qui fui- vent decliaquecôté le contour de la première fpire; elle parvient jufqu'à fept pouces de diamètre, fur une épaiifjur d'environ trente-trois lignes ; on lui compte alors cinq tours de fpire qui , en diminuant graduellement jufqu'au centre , lui forment de chaque côté un enfoncement égal ; le dernier tour de la fpire peut être divifé en trois parties égaies entr'elles , quant à la largeur , mais inégales par la forme ; celle du dos efl: arrondie , tandis que les deux latérales font prefque plates ; celles- ci font marquées de trente à quarante cotes finiples qui fe terminent là où commence!.! bnniî du dos, & en ibnt féparées par une / . ' ; ' . ée qui coupe les autres à angle dro:, . .j, d« chaque côté de la coquille , i. : i confé- rence; la b.inde du dos c(l ni.uqîicc p:.r ies ftries deux fois plus nombreufes q'.:e les côtes latérales, .mais ar.fli moins profondes ; fon ouverture eft prefque quarrée , quoique légèrement arquée au dos. tlette efpèce préf.-nte quelques variétés ; la principale eft celle que Lang'-i:s a figurée , tab. a6 , nomb. 3, dont les ftries htéralss (bu granu- leufes & comme articulées. Noiis avons ramafi'é cette Ammonite dans les montagnes des Ccvèncs près d'Alais : Langius l'a indiquée dans le comté de Bade , près de Bœftein & de Luggeren , & fa variété à ftries granuleufes fur le Mont- Suint- Léger en Suiiî'e. :8. Ammonite irrégulière, Ammcni:cs inteiriipta. Ammonites , ccflis ir.infverjïs ahenis tifdis- , carina fukata ; NoB. '' . Ammonis cornu (Itialum , Jlr'iis diyifîs , & i,i fpinr.m fulcaiam abenniihus médiocre ; Lan,<;. lap. fis- F'^ë- 9^ ' '■'^' -•)"' """'• S' Description'. Cette Ammonite n'eft pis com- mui-e ; Langius n'en avoit vu qu'un fragment qu'il fît figurer dans fon ouvrage : elle reilém- ble beaucoup à ccUe qui fuit , mais les côtes relevées des to-.irs de \a fpire font alternati- vement fimples Si fourchues , tandis que celles (le VAmmontc régulière font conftamment fi^ii- pies ; fjji plus grnnd développement n'cx.èJj 42 A M M Jamais fix ponces de diamètre ; on la trouve bien plus fouvcntde deux ou de trois. Ljs indi- vidus de fix pouces de diamètre ont fix tours de fpire comprimés , dont la furface eu garnie de côtes tranfverfales, faiilantes & fourchues de deux en deux ; l.s côtes intermédiaires font aiiiïi groffes que l.s autres prés du bord intérieur des tours; mais elles diminuent infenfiblement & difparoif fent vers le tiers de leur largeur. Sa carène efl formée par un fiilon enfoncé comme dans l'efpèce fuivante. Le fragment que Langius a cité avoit été tro;ivé fur le MontSaint-Léger en SuiiTu : les individus que nous pofîedons font des montagnes du Vivirais , dans les voifinages de l'Argentière. 19. Ammonite régulière. Ammonites regu'jrls. Ammonites , co/lis tmnfverfis fimplici bus , antke fiexiwfts , cdrln.t fulcata ; NOB, Ammonis cornu flriati , flriis valde denfis & tmincntibus nud.iùm incurvatïs , & in fpinam fid- éatam abeuntibus marcajjltacei fruflum ; Lang. kp, fie' P^e- 9S > w*- 23 > "■'""• ^• Corne d^ Ammon ait Jos fdlonnè & à raies firnplcs , çai fe terminent au bord du Jillon , trait, des pétrij. i.ib. 42 , n. i7j. Description. Cette ef^èce ne diffère de la précédente que par la forme de fes cotes , fa petitefle & le nombre des tours de la fpire ; fa grandeur ne fu'p.iffe jamais celle d'un écu de fix ; livres, fes tours font comprimés & prcfque angu- [ jeux, ils font au nombre de quatre , & leur fur- \ face eft ornée de eûtes tranfverfales , étroites ' vers le bord intérieur , enflées & anguleufes vers le dos ; leur principale différence avec celles de l'efpèce précédente eff que celles-ci font fimples & jamais bifides ; fa carène eft formée par un fiUon lonçiiu'Jinal & creux comme dans \' Am- monite irréguliére. Langius dit qu'on trouve cette efpèce fur les montagnes du comté de Neufchittl. 20. Ammonite bifide. Ammonites bijida. Ammonites cojlis trjnfverfis elevatis diftantihus , ad do:fum bifidif anfraâtbus fubttretibus ; NOB. Ammonis cornu Jlriatum flriis dentioiihus divifa 6- in fpinjiu ftbrotund.im .ibeunt'.bus maximum , qninpie an'lrafluum ; LaNG. Aifl. lapid. pag. ç6 , lab. 2j , num. I. MURALT. tphem. german. fig. 10. Corne d'Ammon à raies doubles vers le haut du Jos; trait des pctrif. tab. 42 , n. 270. Description. Celle-ci parvient à un très- prasd volume , j'en ai vu qui avciient été trou- vées aux environs de Joyeuft dans le Vivarais, A M M qui avoient près de quinze pouces de dininèir? ■. elles avoient fix tours de fpite complets , Ici- foime étoit orbiculaire, & leurs tours légérenun'^ comprimés ; on comptoit fur le plus cxtérievir depuis trente -cinq jiifqu'à qi;aranie -cinq côics arrondies qui le cotipoicnt tranfverfalemcnt , & fe divifoient en deux plus petites fur la région du dos. Largius dit qu'on la trouve fur le Mont- Ratiden en Siiiffe ; nouj en a ons vu qi.iavoicnt été apportées du nord de rAiigleiene. 2t. Ammonite radiée. Ammonites radi.îta; NOB. Ammonites ttjla comprcjja lavi papillis inte'iori- bus elevatis, (arina fulcata tuberculis titiinque bije- riaiis ; NoB. Corne d'Ammon ornée de raies de tubercules fi* de fliUTS , & au dos terminé par ure ejpice de tania ; BoURG. trait, des pitrif. tab. 4j , n. 2S0, Corne d'Ammon tuberzuleufc &• liffe , a vec des tubercules cylindriques rangés autour du centre , à dos fillonné ; BERTRAND , diH. oryfl. pag. i^p, n. 18, Description. Cette Ammonite a quelquefois jufqu'à cinq ou fix pouces de diamètre, elle el\ comprimée , & porte deux & demi ou trois tours de fpire complets ; fa furface eft lifTe , & on y tliflingue ordinairement les traces de fis futures qui font très-(inueufes & légèrement en- foncées ; le premier tour de la fpire a deux fois plus de Isrgtur près de l'ouverture que les deux autres enfemblc; il porte de chaque côté, fur fon bord intérieur, des tubercules oblongs & couchés tranfverfalcment fur le corps de lavolute , qui ft mblent partir du centre comme autant de ravons; ces tubercules font au nombre de quinze ou de ftire fur le premier toiir ; on en compte autant fur chaque des plus intérieurs : leur forme appro- che de celle d'une maffiie , dtnt le gros bout feroit tourne vers le dos ; quelquefois ils font formés de deux lobes ovoïdes , féparés par lui étraiglement , dont le p'us extérieur eft deiix fois plus confidirable que l'autre. La carène de cette Amironite confifte en un fillon aiTc/. profond, qui eft bordé de chaque côté par deux lanps do tubercule^ arrondis & liffes ; l'efpèce de Bour- guct. que M. Bertrand a citée dans fou diiftionnairc orcyi5lologique , doit être ccnfidérée coiiiiiic une variété de la nôtre , puifque ces auteurs ne lui accordent qu'un fcul rang de tubercules de cha- que côté de la carène : rouveriiite eft en forme de fer de pi,(uc ; le lobe qui répond .*! la caténc eft obius, les de x intérieurs font aigus. Cette Ammonite n'cft pas rare duns les cabinets , niuis ignorons <î elle fe trouve en France ; celle de liourguclN^toit des niuniagncs de la Suilfe. A M M 22. AmMOMTE nodii'.eufe. Ammonites r.odoja ; NoB. Ammonites, uflafliiata, papilUrim dlipUd ferle, intenorc davala , dorfo rotundiito intei-ro ; NOB. Ammonis cornu \errucofa ; Ba/£RU3 > oryei. noritu. pag. 6-j , tal. 2 , fg. 4- Cerne d'Artimon à doubles tubercules ; BoURG. trjit. des pétrif. tab. ^g , n. 262. Description. Cette Amnonite'rc^emh\e beau- coup à la précédente, mais elle eft ordinairement plus petite & plus ventrue qu'elle ; fon dos eft arrondi , on n'y voit ni carène ni Tillon , les tours de la fpire font au nombre de trois, le plus exté- rieur eft près de trois fois auflî large que les deux autres réunis ; leur furface eft firiée & ornée de deux rangs de tubercules, dont les plus intérieurs font ovales, & les plus extérieurs lenticulaires; ceux du rang intérieur font placés à deux lignes de diftance du bord interne de chacun des tours j le fécond rang eft plus écarté oC placé de chaque côté du dos de la coquille , à une diftanct égale des deux bords ; fon ouverture eft cordée & les fonimets également enfoncés des deux *tôtés. Bajeriis a rcpréfenté une variété de cette Ammo- nite, qui confifle uniquement dans la forme des tubercules du rang le plus intérieur, ils font len- ticulaires comme les autres & à peu prè* du même volume qu'eux. Un individu que nous en con- noilTons nous permet d'alTurer que lefpèce de Ba- ■jerus n'eft qu'u.-ie variété de la première , puii'qu'il préfente fur le tour extérieur des tubercules ova- les , & d'autres lenticulaires fur le rang intérieur. On trouve cette Ammonite dans les monta- gnes de la Suifle , & la variété aux environs de Nuren:btre. A M ]\î 45 23. Ammonite couronnée. Ammonites coronata ; NCB. Ammanites , tsp.a jubglobofa tranfverfe firiau , anfraflibus utrinque ad JiUuram papitlojo coronatis ; NoB. Description. Celle-ci eft une des plus rares de tout le genre , elle eft prefque ronde & de la grof- feur d'une châtaigne; fon dos eft très-large & 'con- vexe , & il eft mai que de ftries aiguës & écartées , qui vont fe terminer par paires à des tubercules coni- ques & creufés qui font placés vers les fommets ; les tours de la fpire font au nombre de cinq , ils font très-enfoncés vers les fommets & accom- pagnés d'un rang de tubercules également coni- ques, qui y forment une couronne feniblable à celle de la volute œihiopique ; le tour extérieur eft le plus apparent . i' ccuvre tous les autres; i! préfentefur fa fuperficie, outre les ftries aiguës dont nous avons parlé , des futures en forme de trèfle qui s'articuKnt les unes dans les autres avec beau- coup de délicatefle ; fon ouverture eft prefque lancéolée & tranfverfe , elle eft lunulée dans la partie qui appuie fur te fécond tour. Nous poflédons im individu entier de cette Arr.rr.cnite , qui nous a été envoyé de Perpignan ; nous en avons tiouvé dans la (uite des fiaginens recon- roilTables fur une montsgne des Cévènes , que \'o\\ nomme dans le pays le pic - de -Bouergue. M. Bertrand parle, A'ifZ. oryfl.p. 1 ,pdg. i6ç , d'une corne d'Ammon extrêmeraent globuleufe & cou- ronnée de deux côtés, qui peut-être eft la même que notre- Ammonite couronnée ; on la trouve , fuivant cet auteur , à Mandach dans le canion de Berne, dans la canton de Neufchâtel, & dans l'Argeu. '94 Suite à r Introduction de l'HiJloirc Naturelle des CoquilLiges. AMPH IIx'OME , Amphmome ; KoB. Genre ve vers marins de la famille des vers molusqves , qui a pour caraclcrc un corps oblong , articule & rampant , une bouche & un anus fe'parcs , places aux deux cxtrémitcs , une crête charnue au-dejfus de l extrémité fiipérieure , deux rangs de branchies ramijiéeS fur toute la longueur du dos. ESPÈCES. 1. AMniiy. chevelue. Corps très-velu , la crête triangu- laire & applalie , la queue fourchue. 2. Amphin. caronculée, La crête charnue & lamellée ohll- quenient. 3. Amphin. applatie. Corps applati , atténué vers les deux bouts , la crête charnue & obtujc. 4. Amphin. tétracde. Corps quadrangulaire y les extrémités obtujes y point de crête. AMP OBSERVATIONS GÉr:::P-A' ES. M. VAlzs a donne une delcriptiori ttè -détaillée de ces quatre vers , il les a rapportés au genre des aphrod.us malgré les différences rcmarqusb'.es que leur orga- rifaiion préfente ; fi la forme générale du corps Aiffiibit pour réunir des êtres dilTcmblables par toutes les autres parties, il eijt été n.ieux f^ns donte de placer ces vers parmi l;s néréides dont ils avoient au ni ins quelques-uns des caraflèrcs elTentiêls; mais ils diffs. oient des unes comme de^ autres par un caradére qui leur eft propre , & dont l'importance ne peut être difputée , puifqu'il t.infi îe en deux rangs de branchies dorfaies & r-minées , qui fe prolongent fur toute la lon- gueur du dos : ce caraâére nous a paru fi efîentiel, que malgré l'autorité de M. Pallas , fur une quef- tion dont il nous fournit lui-même la matière , il nous a été impoffible de penfer comme lui ; nous avons cru devoir fép-arer ces quatre vers du genre t'es aphrodites où cet auteur les avoit placés , & en former un genre nouveau que nous propofons aux naturalif.es fuu', le nom ù'Amphi- vane. C e nom , fuivant les myihologifres , efi celui d'une néréide de la fuite de Téilîj's : nous l'avons adopté de préférence à tout autre, afin de mieux indiquer la grande analogie que ces vers nous paroifiTent avoir avec ceux du genre des néréides, dont ils différent cependant à bien des égards. Les aphrodites en différent effentieUement par les écailles alternes dont leur do-- efX tuile , & par les tentacules articulés que MuUer leur attribue. Les néréides ont des hranthies extérieiircs fur le imut de leur tête feulement; mais leur dos en eft dépourvu , & Iturs tentacules font très-nom- breux, d'où il rélulteque les Arr.phlnomes, n'avant ni écailles fur le dos , ni la bouche bordée de'ten- tacules, ne peuvent appartenir .î aucun de ces deux genres. Si à ces caraiiéres nég:itif> nous ajoutons tjue leur ctganifation eft difffienre, qu'elles ont deux rangs de branchies ramifiées qui fe prolon- gent fur le dos , qui pourra fe reiiifer à croire qu'elles forment effeftivemein un genre qu'il faut diftinguer de celui des néréides comme de celui des aphrodites , fi on veut conferver quelque con- fiance pour la méthode? A es cara<5ière , nous ajou- terons que les trois premières efpèces de ce genre ont au deflus de la tête une caroncule charrue qui forme une efpéce de crête, que les trois pre- miers fegmens aniéiieurs n'ont pas de branchies, taisdls que- celles des néréides font au conir.;ire placées fur ces trois premiers fegmens , & fouvent même plus prés de la face antérieure de la tête que du o'té cppofé. ■ Nous ne pouvons dlfconvenir que la forme de CCS ve\s n'ait icaucoup de rapport avec quel-ues tfpèces d'aphrodites , fur-tour par les pieds, ou les appendices garnis de poils roides qtsi leur en t'ennent lieu ; mais ce dernier caractère leur eft c.-.mmun auffi avec quelques néréides, fans qu'on puiffi pour cela les confondre svcc les vers de AMP ■4? Tiir ù: ces deux renrcs. les Ai'q-hlrcmcs ont i.'i;e Louche & un amis dillii.ils ; la pcmieie de ces ciivenures efi [jlacée fiais le l.cut rntérieur du ccrp» , depuis le tr< 'fieine jufqu'su cinqi;ièiTie fegment;la (ecorde , celle de l';iius , eft fituée au bout de l'extrémité poflérieure. Il ne nous rcfie rien de plus à dire fur la nature de ces vers, nous ne les connoifions que d'apréi les excellentes dcfciiptions de M. Pallas, qui les avoit prifes fur des individus conff rvés dans la liqueur , qui peut- être avoit déjà corrodé ou tout au moins raccorni quelques-unes de leurs parties. I. AmphiNome clievelue. Amphincmc c.ipUlata ; NoB. Ainph, viUcfjJima , cnjla niquctro deprtffa , cauda fiir^.ita ; NoB. Aphroditj fldva ; PaLLAS , m'ifc. icol. pag. çS , tab.'S , fig. y— II. De CRtPTiCN. AL Pallas cfi le feul auteur qui ait parlé ji'.fqii'à ce n;oment de cette belle efpéce; elle eft tiés-!cnisrquable par le jaune brillant de fcs poils, & fur-toiit par l'élégance de fes bran- chies, qui font rnmihées & rangées Air deux files fur toute la longueur du des. De deux individus que M. Pallas a connus, celui dont il a donné la defcription avoit quatre pouces îk demi de lon- gueur , ik fa plus grande largeur , fans y com- prendre les poils dont le corps eA garni , étoit de dix à onze lignes; fa forme êtoit oblongue & fes extrémités obtufes , mais celle du côté de l'anus étoit plus atténuée que l'autre ; fon corps étoit coniprimé fur les côtes, convexe fur le dos, & applati deffous ; il étoit divifé en fegmens irar.f- veriaux plus laigcs fur le dos, plus profonds fur les c'téb, & marqués fur le rêvant du ventre par v.nc fttite ride; les deux premiers du ci' té de la tè'ê ne peuvent être appeiçus fur la l'ace infé- rieure du corps , parce qu'ils font , en quelque manière, conl'ondus avec les rides de la bouche; le troifiéme & le quatrième forment , par leur réunion , une efpéce d'anneau , au milieu duquel la bouche eft placée ; fon cuvertiire eft bordée dérides, & paroit terminée en avant par quatre petits feuillets , qui ne font autre chofe que les plis des fegmens antérieurs, dont les deux inter- médiaires loiit marqués d'une callofiié. De chaque côté du corps , 8i dans les filions formés par la convexité des fegmens, il y avoit des bandes foyeuf"es & applaties, compofées de poils très-fins , jaunâtres , & longs de quatre lignes & demis , parmi lefquels on voyoit un cirrlie cliarnu , de la couleur de la peau de l'anima! , dont la longueur eft de deux lignes & deux tiers; au-dcffi.s de ces bandes foyeufès, & tout près des boîds (lu dos, il y a fur chaque fegnient une foffette tranfverfale , dont le centre eA creux , les tords rcl-vés S; calleux , la forme ovale , & la couleur citron , d'oi; fortent des 45 A M P Fo-ls ii h même couleur & tie la màme lon- gaciîr qui ceux des bandes latérales ; ces poils fûraicr.: , p;ir leur ràiinion , des petites houppes quir.e font pas aufTi tonftues que celles des côtés. Cn voit outre cela un fécond cirrhe charnu, d ns ■chacune de ces foflcttcs , dont la longueur eft de cinq ligi^ts , la couleur noirâtre, la fîiuation fur le derrière des houppes , ik la diredlion vers le dos. Le dcffus du corps de cet animal fingulier eft muni de trente-fept paires de branchies rangées fur deux files près des bords , chique fegment en foutient une paire , excepté les trois aniéricurs qui en font dépourvus; c!>ac\inc de ces branchies , confidérée à part, relTcnible à une petite tige de fougère, dont les folioles ne fcroient pas encore développées; leur forme e(l triangulaire & appla- tie , &. leur tige eft tripinnée. Les divifions du forimet font aaifi fines que le plus fin duvet ; elles font brun.Ttres, & inclinées vers la p riij inférieure & poftéiieure du corp-;. Chacune d'elles a encore un fccond rameau placé à kur bafe , plus écarté que les autres & prefijue crochu , qui cft tourné vers la convexité du dos. Lesaiitrcs rameaux Jatéraux font au nombre de feize , tk paroiffcnt placés en oppofition fur la tige principale ; les trois premières divifions de la bafe font les plus confidérables ; celles qui font an-delTus décroif- fent imperceptiblement à mefure qu'elles appro- chent du fommer. Les trois fegmcMS antérieurs du corps que nous avons dit être privés de branchies , ne le font pas des petites houppes de poils citrons , ils fou- tltnncnt , à la place des branchies, une petite créîc dont la forme eft trianrulaire ; le bord fupé- rieur doublement crénelé , & la bafe lar.-e & app' Sur le devant de cette crête ce ver a deux ciirhes remarquables qui partent de chaque houppe de poils du premier fcgment; leur forme & leur pofiri'.n les font reffembler , fuivant Palias , à des antennes. La queue cfl placée à l'extrémité poAérieurcdu corps, elle e(l formée par deux pro- lonpemens cylindriques, obtus & rapprochés, qui la iont paroitrc foui chue; l'anus eft vraifembla- tlement placé au milieu. La couleur des poils qui ornent cet animal eft , comme nous l'avons déj^ dit , d'un jaune tusnt fur le citron ; celle de la peau eft cou- leur de chair, & femblable , fuivant Pallas , h l'intérieur de la paume de la main , i.nnt à caiife tic fa teinic , que par rapport aux flries croifées qu'on y obfcrvc. Les ftries du ventre font longi- tudinales & ondulées , tandis qu'elles font obli- qiics fur 1.1 convexité du dos. On obferve encore v.nc firic longitudinale, mais peu profonde fur ks côtés de l'abdoinen , Si une tache livide , Jifl'c U fans flries fur le milieu de chaque fcgmcnt dorfal. Les rameaux principaux des branchies (ont J'hincs, le duvet qui terraine leurs divifions cft d'une couleur brunùirc. M. Pallas eut occafion A M ? d"en voir deux individus qu'il regarda comme de 11 même efpéce , quoique l'un d'eux , celui qui croit plus petit , n'eut que trente - trois feg- mcos , tandis qu'il en compta quarante lur l'autre ; leur forme Si la difpofition de toutes les aiures parties extérieures étant d'ailleurs les mêmes. Ce n'ert pas à nousà décider fi ce célèbre natu- ralise a eu raifon de les réunir , il nous fuffit d'en faire l'obfervaiion , dans la vue d'engager ceux que des circonftances favorables attirent dans les contrées éloignées , où vivent ces animaux , à éclaircir nos doutes. Ce ver vit dans l'océan afiatiqus ; des deux que M. Pallas a vus , l'un , qui eft celui dont nous donnons ici la defcription d'après lui , avoit été pris fur la côte de Bengale, & le fécond avoit été envoyé de l'ile d'Amboine. 2. Amphinome caronculée. ^împh'inom: ca-u.iculau ; NOB. Amph. crijla diruncuUta. , obl'ique lamclhu ; NOE. Mille pcda marins jmboimnjis ; Seb tlicf. vol. t, ul'. 8i , num. 7, pag. ji. Nereis g}g,intej umaculorum faj'ciculis tr.plici ordine ; LiNN. fyfl. n.it. p.ig. 1086 , num. 10. Apl'.rodit.i canincnLit.: ; PallaS , mijc. ^ool. pag. (02, tjb. S , num. 12 , /j. Description. Cette efpèce , quoiqu'ancienne- ment figurée par Stba , n'en étoit pas mieux connue ;"Liniié , d'après la planche de cet auteur, l'avoir rapportée au genre des néréides , dans lequel il avoit réuni bien des êtres différens, do;;: la rature a été mieux connue dans la (uite : ce ver-ci étoit dans ce cas , & l'on doit à M. Pallas la defcription que nous allons en donner ; il la prit fur des individus qui lui furent communi- qués par M. Crury, membre célèbre de la fociéié de Londres. La longueur de ce ver varie fuivant fon .âge ; fur un individu M. Pallas la trouva de neuf pouces, Hc de quatorze fur l'autre , le plus grand dia- mètre au corps de ce dernier égaloit.^celui du doigt d'un homme; fa forme êtnit alongée, & décroil- foit depuis le tiers antérieur jufqu'au bout; elle eft quadrangulaire , comprimée , & fa confill.mcc crt médiocre. Le dos eft légèiement convexe, le ventre c(l plat & marqué d'une flrie longitudi- nale peu profonde , les fc ginens dont le corps de ce ver efl compofé p.Ufent le nombre de quatre-vingt-dix : M. l'allas ne put le roconnoiirc avec précifion, parce que les deux individus (|ui lui furent envoyés avoient le bnut de la queue tronqué ; les ftrics tranfvcrfalcs qui div^enl L'S fcptncns lonr profondes , prineipalcnicnt ccilcs du delTus du corps ; fur le bord inférieur de ces fegtnens, il y a de cinque côté une papille iranf- verfe qui foutient une houppe comprimée formée de poils, dont la couleur cf) jaune. A M P Sur les côtés du dos , il y s au - tîciTus c!e chaque fegment une pareille iinuppe qui eft bordée par un fiiion annulaire , d'ciij il fort , fur le derrière, un cirthe fin comme la pointe d'une aiguille & couleur de chair ; ces iiouppes dorfales ne font pas placées fur une même ligne que les pinceaux du ventre , mais alternative- ment , elles forment , en quelque manière , une quinquonce avec eux. Au-deiTus de chaque hoi'.ppe dorfale , & tout près de fa bafe , on voit une branchie feflîle & très-branchue, cToii il fe détache fur le côté un très-petit rameau , dont les bords font ferd^s comme les dents d'un peigne. La bouche eft placée fur la face inférieure du qua- trième fegment antérieur; fou ouvenuie, quoi- que ronde, paroit plifiee par les extrémiiés des trois premiers fegmens qui viennent y aboutir; on remarque au milieu de fa cavité une flrie lon- gitudinale qui femble la divifer en deux lèvres. Elie eft terminée en avant par trois cinhes, que leur pofition fait reflembler à des antennes, celui du milieu eft le plus long. Sur la face lupérieure, & fur les quatre premiers fegmens, on voit une crête ou caroncule , fi;ivant M. Pal.'as , dont la forme eft ovale & appîatie , qui paroît formée de petites lames , dont fcpt de chaque côiè font obliques , divergentes , & paroiflent crépues. L'anus eft vralfembîablement placé au bout de l'extrémité oppofee ; mais comme cette extrémiié jnanquoit , ainfi que nous l'avons déjà dit , M. Pallas n'a pu indiquer ni ia forme m fa fjtuation. La couleur de cet animal , d'après les conjec- tures de M. Pallas , doit être pendant fa vie d'un blanc tirant fur le grifâtre ; fa peau eft tendre , hiifante, & lui parut munie d"i:n épiderme très-fin, le deftlis du corps ne préfentoit pas de différence fenfible avec la couleur du deftuus. Seba dit que ce ver vit dans la mer des giandes Indes , ceux que Pallas a décrits furent péchés à l'ile d'Antigoa dans l'Amérique feptentrionale. On peut voir dans fon ouvrage la defcription anatomique des principaux vifcéres de ce ver. 3. Amphinome appîatie. Amphir.eme complanata ; NoB. Amph. comprejfa utrinque atténuait, ct'tpa carncfa oltiifd ; NoB. Nere-.s , tcmacuUs capitishinis tnpjrtnh , corporls plu.ltus penkllUformibus . duplici fcne ai laura pofif.s ; Bp.Ow.s". hift. Jama-q. t.ib. 29, fis:. 1. ApIvoJita compUnata ; Pallas, mifc. \ool. p.ig. 110 , idh. 8 , fig. iç , 16. Description. Bro\7ne eft le premier auteur qui ait parlé de cttre efpèce , qu'il avoit prife, par une erreur fingulière , pour le véritable animal des tarers qui percent les bordaees des vaifieaux, parce qu'il la irouvoit vraifemblablement dans les ti^yaux vuides de celte efpéce de coquillage. Linné, A Ivi P 47 qui n'.ivoit pas vu refj.>êce de J^iow,)?, l'.ivcit rapportéce à fa néréide bleue, qui cfl ccjrntiant un ver très-diftinifl de celui-ci, pu;fc[ii"ii appar- tient à un autre genre. L'anim-il dont i! eft ici queftion, quoiqtie voifin des néréides par fa forme générale , s'en éloigne cependant par le nombre plus confidérable des anneaux c'eut il eft com- pofé , par leur petiteiTe &. leur rapprocheinent , & en outre par l'organifation de fes branchies ; ce dernier caraélére , qui l'affimile aux efpèces. du genre à' Amph'uwmc , le rapprociie plus parti- culièrement de ÏJwphinome caronculée , tandis- que la forme de fa ciète la rpndroit\plus analo- gue à VAmphinoms chevelue. Il réfulre d-: i.i que l alongé , applat! fur to;ire fa longueur, & muni de chacpie côté d'un double rang de petites houppes de poils très-dL'li;es ; fa largeur, qui eft de cmq lignes vers le milieu du corps, va toujours en diminuant depuis le cenire jufqu'aux deux extrémités ; mais celle de derrière- eft un peu plus atténuée que l'autre , fa longueur eft tout au plus de cinq pouces. Les fegmtns annulaires dont il eft compofé font au nombre- de cent-trente ; ils font plus étroits par- deftous comme dans les efpèces précédentes , & les quatre premiers du bout antérieur ne font pas apparcns , parce qu'ils rc;it:cnt dans la boiitlie , comme dans les autres; les pi-iis grands '& les plus larges font à commencer d-;pu;s le cinquan- tième jufqu'aux foixante - dixième , les autre? diminuent à mefure qu'ils approchent des deux bouts : les houppes placées fur les bords de l'abdomen font , à proprement parler, des pieds, iniifque le ver n'avance que par leur moyen ; elles font formées par une verrue fcmblabie- à ime papille d'oii fort un petit pinceau étroit , coDiptimé, & peu fc:;rni de polis blanchâtres, qui contient un cirrhe charnu, cylindrique , &: plus court que les poi!'. Ce cirrhe eft plus gros , Si les pinceaux de poils font plus petits fur les fegmens antérieurs ; les trois pre:niir> en fonc dépourvus, mais le cirthe s'y trouve. Sur l'angle extérieur du dos, ii y a de chaque côté des fegmens, une tubercule de forme irré- gulière qui fouticnr une greffe verrue, d'oîi fort une houppe de poils três-nns , femblaiiles à ceux du ventre , & peut être même plus déliés. Les poils qui les compofcnt font plus nombreux que: dans les pinceaux abdon-iinaux , & leur direcîion eft tournée vers le deho.-s du corps. Chacune d'elles contient un cirrhe charnu , fubulaire & court , que l'on obferve auii'i fur les trois premiers fegmens, quoique les l'.oiippes de poils. }■ manquent," ^& AMP Les branchies ne commencent à paroiire qu'a- près ie troifième fegiri'jnt , elles font placées à la bafc fupérieiire des verrues clorfales ; elles font petites, chnrnue;, felTiles, & compofées de fila- m;ns ramifies, & d'un fécond petit faifceau tout pareil au premier, mais couché en ajrière ; celles qui font fur les premiers fegmens font plus petites que celles qui les fuivent , & ce n'eft que celles-ci qui font divifées en deux petits faifccaux , les autres font fimples. La bouche eft placée dcifous l'extrémité antérieure, entre le cinquième & le fixième fegment , qui font réunis ; fon ouverture eil très-ridée , il fort du milieu du palais un petit corps charnu qui rclTemblc à une langue , ou plutôt à une trompe. Ce bout antérieur elt ter- miné par deux cirrhes , qui en ont de chaque côté un autre très-petit, dont la pointe eft fendue en quatre. La crête eft pincée fur les trois premiers feg- mens , elle ert charnue , obtufe , & leur eft attachée fur toute fa longueur ; fa forme eft ovale & plate. L'anus eft placé à l'cxirémité de la queue, & fon ouverture eft légèrement enflée. Comme ce ver avoit été confervé dans l'efprit- de-vin , M. Pallas ne put indiquer la couleur qu'il a pendant la vie; il étoit alors d'un gris fale , tirant fcnfiblement fur le brun ; fon épiJerme étoit légèrement bourfoufflé Si occafionnoit des reflets qui rendoient les couleurs du prifme. Ce ver vit ordinairement dans l'océan amé- ricain ; des deux individus que M. Pallas a vus , l'un avcit été apporté des îles Caraïbes, 8c le le fécond d'Antigoa. 4. Amphinome tétraèdre. ylniphinome tctra'édi.t ; NoB. jlmph. quadrangularis , extranît.inbus ollufis , erifld rutila ; NOB. Apluodita ro(]r.7ia ; Pall. mifi. ^ool, pag. to6 , tab, 8 ,fig. 14] iS. Description. M. Pallas a connu deux indi- vidus de cette efpèce ; l'un , qui cil celui dont nous donnons ici la dcfcription d';:prés lui, avoit huit pouces de longueur , fix lignes de largeur , & quatre d'épaiifeur ; l'autre, qui eft confervé dans le mufxum du prince d'Orange, avoit un pied de longueur , & fa grofleur étoit d'un pouce vers l'extrémité antérieure , qui eft ia partie la plas grolTe du corps ; fa forme étoit quadrangulaire & plate fur fes faces, excepté celle du dos qui étoit légêreinint convexe; fon extrémité antérieure eft obtufe , le corps ne commence à diminuer de volume que vers le tiers de fa longueur; il con- tinue à s'atténuer d'une manière plus fenfible palTé le milieu ; les fegmens dont il eft formé font fujets .1 varier quant au nombre , il y en avoit foixante ■ fix très- développés fur le petit inclivilii , & cinquante - cin;| (.ulcmcnt fur le gi.ind : ceux qui fo;meiU le d.-vant iX le milieu A M P du corps font les plus grands , ceux qui fuivcin diminuent infenfiblement avec le corps jufqus.; bout poftérieur. Les tubercules des bords de l'abdomen forr ridés & courts , ils font garnis de huit poi' . très-roides & plus gros que ceux des ef;:ècc-> précédentes, dont la longueur eft inégale , tSc li couleur variée de brun ; au-deflbus de ces poils il y a un petit appendice charnu & tourné eu crochet, qui rtlftnible beaucoup aux ongles des pieds des chenilles. Les iiouppcs du dos font au nombre de doux fur chaque fegment ; elles font placée, fi^r I s angles. & font compofées de poils très-lins 6c trés-roides, dont la couleur eft brune; elles font entourées par un fillon circiilaire de I.i peau, du centre duquel il fort parmi les poils un cirrhe droit fubulaire Se couleur de chair : ces houppes font plus épaiiTes que les pinceaux intc- ricuis , & les poils qui lescompofent font rjur.is en un faiiceau cylindrique & non divergîut, coinme dans les autres efpèces. Les branchies font placées à la bafe fupérieure des houppes dorfales , Se femblent s'étendre fur toute leur circonférence ; elles font formées d'un tronc principal qui fe divife en fix petits rameaux parallèles Se d'une longueur inégale , qui font toi:s tournés du même coté ; les rameaux fupé- rieurs font fi finement fubdivifés Se fi ioutfus , qu'on les prendroit d'abor 1 pour des lubcrculcs veloutés Si bruns, fi ( n n'examinoit avec atten- tion leur ftruiflure. La diminution des fe^mers qui fuit, ainfi que nous l'avons déjà dit, celL' de la forme générale du corps , n'inilue pas fur l.i grandeur des branchies ; elles font aulli grande j près de la queue que vers le milieu du corps , Se les houppes dorfales y font même un peu plus longues Se plus garnies. Les fix derniers fegmens de la queue font trè'- étroits Se naturellement tournés en dcù'u- ; (lir ce moyen , l'ouverture de l'anus qui termine 1 1 pointe , fe trouve fituée au-dclTus du bout polie- rieur ; elle eft tiès-pctite. Se on y diftingue ccpc!> dant deux lèvres longitudinales qui, par leur contraifiion , la ferment en totalité. La bouche eft placée fous le troifème fcgmert antérieur , les deux premiers rentrent dans faci- j vite. Si font , inalgrécela , m'inis de leurs houppes dorfdis , q!;i font à la vérité petites, mais dort les cirrhes font plus alongés que ceux des autres fegmens. Les pinceaux des pieds ne font pas ter.- fijles fur ces trois premiers fegmens; on voitik- leur place un piquant fort Si développé , qm fombic foriir de chaque côté dj p.dais ; celui-ii eft fenfiblement alongi Se divifé en de-ux par imc ftrie longitudinale; il eft fr.iilant fur le de- vant , Si tcrinini par des cirrhes qui font ttliié'. oi couleur de c'n.ur : on en compte trois, dont les deux latéraux font longs ; celui du miiiou plus AMP plus court & plu5 gros , cfl phici un peu plu? bas que les autres ; outre ces trois cirilies , il y en a encore de chaque ct.>té un autre plus petit , qu'on n'apperçoit qu'en y legardant de três-prés. Cette çlpèce n'a pas de crête fur le haut de l'on extrémité antérieure , c'eft la feule dift^rencc qu'elle prélente avec les trois autres du même genre. Suivant M. Pallas , la peau de ce ver el\ auffi dure & auiîi iblide que du cuir ; elle eft niar- AMP 4P quée fur le ventre par des ftries longitudinales & interrompues , qui paroilTent calleufes ; celles des côtes du corps ont la même direiftion , mais celles du dos font tranfverfa^es ; leur couleur, après avoir trempé long -temps dans l'efprit-de- vin , préfentolt du gris-de-brun & du livide. Cette efpèce vit dans l'Océan Afiatique , c'eû de l'île d'Amboine qu'étoient venues les deux que M. Pailai a connues. Hiflolrc N aturtUi, Tome FI, Vers; Suite .2 ilntroduclion de l'HlQolre Naturelle des Ccqmlh.ges. MVLLCR. AMPHITRITE, Amphl Gr.yp-F. DES VERS MOLLUSQUES , ^ui a yoiir caracJcrc un corps cylindrique logé dans un tube tendineux, des branchies extérieures places fur les Jegmens antérieurs on prcs de la touche. ESPECES i^ui ont des tentacules. 1. Amphitr. papilleufe. Corps prcfque cylindrique , deux branchies ramifiées , des tentacules en grand nombre , fix fois plus courts que le corps, 2. Amphitr. coqulllicre. Corps cylindrique & alongé ^ trois blanchies rouges & ramifiées , de cha- que côté , tentacules nombreux de longe ur inégale. 5. Amphitr. cirrcufe. Corps cylindrique & rouge j trois branchies , divijées à la bajè, de chaque -cote, tentacules moitié plus courts que le corps. 4. Amphitr. coree. La tête ornée de deux houppes dorées , roides & en éventail ; deux branchies en forme de faux , & deux cirres filiformes de chaque côté. j. Amphitr. du Ci-p. Corps cylindrique , tête convexe , ridée & ornée de deux houppes roides dorées & recourbées , deux branchies en forme de faux de chaque coté , tube corné & fibreux. 6. Amphitr. bcigique. Corps prefque cjUndriqiie , tête tronquée otliqucment , conca}-c & ornée de deux houppes dorés & recourbées j ' deux branchies en forme de faux de ' chaque côté , tube arénacé. Y. S V E CES yrivées de tentacules. 7. Akphjtk. réniforme. Deux branchies plumeufs , réunies en forme dérein,fiipports des plumules arqués , tube de la confiflance du cuir, 8. Amphitr. pinceau. Deux branchies plumeufs , fupports des plumults droits & alongés , tube ctndre & ondule a la tajc. p, Amphitr. probofcida'c. Deux faifceaux de branchies fur.ples & pliimeufes, rouges & tachjcs de jaune, trompe en forme de majjue. A Aï P OBSERVAT[ONS GÉNÉRALES. Mnller a le premier céfigiié , fous le nom é'Amph.ifitcs , les vers marins qui vivent dans des tuyaux d'une fiibftance cornée & tendineufe ; il a réuni le premier d,;ns ce genre ceux dont les anciens avoienc parlé , & quelques autres que lef auteurs métiiodiftes n'avoient connus que très-imparfaite- ment. Linné avoit clafle les tuyaux des efpèces qu'il n'avoit pas vues vivantes, à la fuite des vers teftacés, fous le nom de fdbclU ; le hafard, qui a fourni dans la fuite tant d obfervations pré- r'sufes fur la nature des vers marins , syant iicfenté à ce naturalifte , ou le corps du ver dépouillé de fon tube, ou le tube privé du ver , fut la raufe de la double erreur dans laquelle il ert to:'"lié, en plaçant VJmphhr'.ie cirreufi dans le "îP.re des néréides , parce qu'il ignoroit qu'elle ■•r. oit dans un tuyau ; en faifan' un genre de Irphitrite cûtjuiÛière , fous le nom de^tc ibn.'/a , ■ enfin le genre des fabelles , dans lequel il . 'nit tous les tuyaux marins d'une fublbnce c.:rnée ou tendinei'fc , dont les vers lui éroicnt inconnus. Ce dernier gen-e ne doit être confuléré que comme une pierre d'attente pofée par ce célèbre naiuralifte pour conflater l'exiftcncede ces vers , & en recommander la recherche à ceux qui viendroient api es lui : cette fage précaution n'a pas été inutile, &on doit croire qu'el c a eu dans la fuite tout l'effet que fon auteur avoit en vue : on lui doit peut-être les recherches & les découvertes que M- Pallas & MuUer ont faites fucceffivement ;' le premier a donné une defcripiion précife ci: di- laiUée de quelques efpèces; Muileren a cl.fervé d'autres aprè> lui , & il eft croyable qu'il en CAitte encore un très-grand nombre', dont le tsmjis r.mcncra la connoiffance- , puifque les vers de tous 1 ;s tuyaux que Linné a d.Jignés dans le genre des (abelles ne fort pas encore connus. Nous n'ofons prcfqtie pas citer rotre travail après celui de ces hommes recommandables , cependant quelque peu de rrérite qu'il puifle y avoir à rédiger les obfervations d'autrui , quel- ques erreurs que ce travail amène à fa fuite, on nous faura peut-être quelipie gré d'avoir réuni, fou5 le caraflère générique des Amphiir'ucs , tous les vers à tuyaiïx dont on trouve dê-s defcripticns iu^.Tirantes dans les auteurs , d'avoir rapproché des efpèces déplacées , & d'avoir indiqué les difFé- Tcnces que ces vers prèfentenr. Nous ne nous difflmnlons pas cependant que ce genre, tel que nous le propofons ici , pourra éprouver dans la (uite des changemens utiles, qu'on pourra nv me en former trois diftinfls , quand le nombre des efpèces , devenu plus confidérnble, & la précifion (!^s defcripticns permettront d'entreprendre fa réforme : jufqn'alors il faudra fe contenter du rapprochement que nous avons fait , puifq 'i! conferve d'ailleurs autant d'analog'e naturelle qu'aucun autre genre de la clafTe des vers. Les caractères des genres ne peuvent être anj]! A M P r rigoureux dans cette claffe , qu'ils le font dans 1 les autres parties de la zoologie , p.'.rce que l'ob- fervation des individus eft plus difficile, parce que les oigsnes de ces vers (ont très-compofés , & qu'on ignore le pins fouvent leur nature , & leurs fonctions ; i! faut fe contenter de cara ■- tères génériques plus lâches que ceux des autres claffcs , parce que cette partie eft encore neuve, & que le travail des méthodifies s'eft borné , jufqu'à ce moment, à rapprocher l s êtres les moins difparates , plutôt qu'à réunir des êtres analogues , d'où il réfulte que les genres font encore plus artificiels dans la claffe des vers , qu'ils ne le font dans aucune partie ds la zoologie. Les neuf efi^èces que nous décrivons Ici con- viennent toutes par les conditions que noi'.s avcr.s détràllées dans le caraélére fénérique ; mais elles diffèrent par la forme & le nombre de leurs branchies , par la préfence des tentacule-; Si par leur privation; il y en a même quelques- unes qui préfentent dts organes dont on ignore l'ufïge, & dont les autres efpèces font ptivées. Les trois premières ont des branchies ramitiées & destes- tncules; la quatrième, cinquièmei& f x'ème ont, outre cela , des houppes dorées au haut de la tête , & leurs brarcliies font peclinées ; la fep- tième , huitième & neuvième font privées de tentactiîes , & leurs branchies font plumeufss. Ces différences font grandes fans doute , £c futfi- n.ient ailleurs, que dans h clalTe des vers, à former des nouveaux genres; irais on conviendra aitifi qu'il n'ell prefque peint de genre, v.n peu non^breux en eipêce dans cette clafle , qui ne préfente des différences encore pins frappantes , Ci ne prouve de même l'infuinfance des caraftè- ics génériques & celles de l'otfcrvaiion. Les rapports que Its Awphitr'iics paroiffent avoir avtc les vers leffacés , à caufe du luysu qui les renferme , ne font qu'apparerts , elles n'y font pas même fixées comme les vers teftrxés le font dans leurs coquilles, elles en fortent quelquefois; il eft n éme croyable qifelles pourroient en former un nouveau , fi le premier éioit détruit par quel- que accident ; ainfi que les coquilles , ce tuyaia e'ft for.mé par juxtapofition , au moyen d'une humeur vifqueufe qui trsnfpire des pores de l'animal & fe conde.-Jè fur fes bords; ce qui itî indiqué par les frues circulaires des tubes, & par leur diamètre, qui eft toujours proportionné su volume de l'animal ; mais ces tities font toujours iixés par la bafe fur des corps folides , ou bien ils font enfouis en partie dans le fable , l'animal ne les déplace jamais ; fe-s organe^ ne l'ont propres qu'à faciliter fon mouvement dans l'intérieur d(i tuyau , ou à le foutenir dans le liquide quand il en fort , il n'en a point que l'on puiiTc com- parer au pied des vers teftacés , qui leur dcnne la faculté cic ramper au fond de l'eau, en trs-tiant a.-rès eux leur coquille. Les Amphitriies ont des G 2 52 A M P rapports mieux marqués avec les amphinomes , à railon de leurs branchies extérieures ; elles ont aulTi des analogies avec les néréides & les apluo- dites , mais elles différent des unes comme des autres par le tuyau qui leur eft propre ; nous dirions aufli par les tentacules , Tans les trois dernières efpéces qui en font privée^ On ignore fi les Amphitrites font hermaphrodites , ou bien fi elles portent des ftxcs diftinéls ; on doit à M. Pallas la découverte des ovaires dans VAm- fhitntt.- ccnailliére, & à M. Kœnig celles des œufs dans YAniphkritc cirrruf: , il trt probable que cette organifation eft commune à toutes les efpèces, ainfi qu'aux néréides , aux amphinomes & aux aphrodites. I,es trois efpéces marquées d'un afté- rifque , qui fe trouvent à la fuite de VAmp/iiirite prcbofciJale , ont été obfervées en Norwége par Mullcr; il n'en exifle encore de dcfcriptions nulle part : nous avons cm néanmoins devoir rapporter ici les différences fpécifiques de ce favant recom- mandable , pour compléter l'hifloire du genre , & rendre à fa mémoire ce qui lui appartient. I. Amphitrite papii!ei;fe. Amphitrite crijiala ; MuLLER. Ampliit. fiibcyUndnca annulata , bruncliUs bln'is tamofis , tentacutis rtumetofn corpore fextuplo brcvio- Tihus ; NOB. Amphii. comicuUs ramofis b'in'is ; MOLL. ico!. Dan. prodr. r.um. 2610. — c]nfd. \ooL Dan. defcnpi. p. 2 , pag. S7. — ^jujd. icon. ub. 70 , fig. 1 — 4. Description. Ce ver habite dans un pitit tube fragile & onihilé comme fon corps, qu'il compofe de limon & de petits fragmens de coquilles. Son corps eft cylint'rique , long & ondulé; il eft articulé , & fon extrémité poficrieure cft pointue; il eft ordinairement rouge, mais on en trouve quelquefois dont la couleur tire lur le jaune. Le nombre de fegmens dont il eft com- pofe n'eft pas facile à connoitre , les foixnnte & dx antérieurs font pourvus de chaque côte du corps d'ime petite verrue qui foutient un cirre très-menu , les autres en font privés. Sa tête eft munie d'tnie papille qui reftcmble à une trompe ; elle a fur le front des tentacules droits , mobiles & en grand nombre , dont la longueur eft fix fois moindre que celle du corjis ; ces tentacules font égaDx cnir'eux , & l'animal les emploie pour faifir fa nourriture ; fur le dos du premier fegmcnt il préfcntc deux bran- chiûs dont la pointe tft ramifiée , & le pédicule traverfé par une petite ligne rouge qui fuit toute fa longueur. Mullcr nommoit ces diitx organes des cornes ramifiées, mais il eft vi.ii- fcmblablc que ce font des vraies branchies , ou du m-jins des organes analogues h ceux que M. Pallas défij;na par ce no'm d:,ns les deux cffèccs fuivuiio. A M P Muller découvrit cette efpèce fur le tcft des plus vieilles huitres des côtes de la Norwége prés de Chriftianfand : cet auteur foup(iOinoit que le ver qui a été dicrit par M. l'abbé Dic- quemare dans le journal de phyfique , mars i-y-' , page 215 , tab. i , figure 10 & 11 , fous le nom l'c-r inédiije , éioh fon Amphitnu pjpilleufe , quoi- que le ver de M. l'abbé Diqucmare paroiflc entièrement privé de branchies, 2. Amphitrite coquilliére. Amphitriti concblega ; NOB. Amphit. cylindrlca elongata , brancfiiis vtrinqne tribus ramojis nibns ; tenuculis numcrcfis irtcqua- i.bus ; NoB. sSbdia c^-ncliiUga ; KœhlER , afi, ho'.m. ( eJil. oerm. ) pag. ,4^ , ub. y , fig. A. TerebcUa lapidaria ; LiNN. fyfl. nat, pag. loçz. Ntieis conckilcga ; Pallas , mifccil. ^ool. pag, 131 , '•»*• 3 'fis- '4 — ^2. Description. Les tibes de cette efpèce font longs , cylindriques & de la grolTeur d'une plume de canard ; leur diamètre eft prefque égal fur toute leur longueur , excepté prés de leur bafe qui fe termine en pointe ; ils font compofés dai'S l'in- térieur d'une membrane d'un jaune fale, qui paroit formée par la c ndenfation d'une humeur gluti- neufe , qui tr.infpire du corps de l'animal ; leur furface extérieure eft couverte de fragmens do coquilles , parmi lefvjuols f n en voit d'aftis,- gros , & quelquefois même des coquilles entières , qui fcmblent placées là pour la confcrvation de l'animal; tous cescorps font d fpofés avec ordre fur toute la longueur du tube , excepté kvn pouce de la bafe qui efi ordinairement nue & mcmbraneufe. Le corps du ver qui eft renfermé dans ce tube eft blanchâtre , avec une légère teinte de rouge, il a prés de cinq pouces de longueur , & a" la forme du lombric tencflrc ,• quoique légèrement coiHfjrimé il approche beaucoup de la figure cylindrique , & il fe rétrécit infenCbleme.it en airière; fon dos, qui eft convexe, eft ridé par des ftries tranfvcrfes , & les deux côtés du corps font enflés t il a en - dcffous une bande plate , promincnte & rouge, qui, commençant près dç la léie, s'étend jultju'au de-là du milieu de fa lon- gueur , finit par s'ttrécir , & difparoit tout-à- f'ait ; cette bande paroit divifée en autant de feg- mens, que l'on "compte de phs & d'appendices pé- diformes fur les côtés , elle offie près de fon commencement un orifice extérieur qui eft peut- être celui de fon ovaire. De chaque côté du corps on voit une bande articulée qui rclTcmble h un boyau noduleux ou bien .i une rangée de tubercules , dont quel- que, uns , qui font par intervalles plus gros que les nulles , en l'ont diftingues par un fil doré , nr le bout eft bifide , & la dircflion tournée vers le dos; chacun d; ces grob mbcrcules coircf^jond à A M P un pli franfverfai dts côtés , & y ti Mît la place lies appendices pètiif'ornies. M. Palias dit que les papilles d'où fottent les fils dorés ioni , ainfi que les plis latéraux , au nomùne de dix - icpt de chaque côté ; que les trois pr.:niiers rangs font très-ferrés & trés-rapprochés de la tète ; que les autres font loujours plus écartés, à mehue qu'ib approchent davantrige de l'extiéraité poiiéritin-e du corps ; les fils du premier rang font accom- pagné, d'une écaille de chaque côté qui ne fe trouve pas fur ceux qui fuivent. La téie de ce ver ell muni^ en-deffous de quatre écailles pistes & charnues , dent les diux plus grandes font contigiies tk ont la forme de la moitié d'un ovale , les deux autres (ont placées lur les côtés, & correfpondent à la première paire des fîlets du dos : la bouche eft platée au milieu de ces écailles ; elle confifle en une cinquième écaille orbiculaire tk élargie en - deffus , qui eft environnée de tentacules nombreux , blanchâ- tres, filiformes & vil'queux ; ces tentacules font ordinairement entortiliés les uns d.ins les autres pendant k vie de r»nimal , ceux de delfus font les plus longs , les autres deviennent graduelle- neut plus courts , jufqu'à ceux qui iont fiiucs i'uui la bouche , lefqu.ls font tiès-petits. Les branchies de ce ver font au nombre de trois de chaque côté ; elles font fituées fur la nuque , ik font difpofées fur deux rangs longitudinaux ; leur couleur eft d'un roi^ge trés-vif , elles reffembltnt à des petits arbuftes divifés en une infinité de petites branches ; les trois du côté gauche font près do double plus longues que celles du côte droit, mais celics-ci font plus compares & plus branchucs , les deux antérieures fonr toujours les plus longues fut l'un & l'autre côté ; les deux ful- vantei for.t pareillement plus longues que les iroi- fémes, & celles-ci plus couchées en arrière que les premières. Parmi les obfervations anatomiques que M. Pal- las a faites fur cette efpéce , on doit fur-tout diilingucr celle qui eft relative à fe% ovaires ; il découvrit un corps blanc & plat , qui étoit divifé en arriére en dev.x prolongemens, qu'on pou- voir féparer avec la pointe d'une épingle, dont foute la fubftancc inierne étoit formé.' de petits globules auftTi fins que des grains de fable ; ce corps étoit attaché à une bande mufculsite qui s'eiend depuis la tète du ver jufqu'à la neuvième p^ire des appendices pédiformes , c'étoit vrai- fomblablement l'ovaire de l'animal. Il eft croyable que cette crganifatiOB eft la méii:e dans les autres eii-éces, & qu'elle leur eft commune avec les aphrodites , les néréides & les amphinomes, ."uivant M. Pallas , ce ver eft fi commun fur les cô:es de la Hollande , qu'on y voit quelque- fois fur les rivages de la mer des monceaux confidérables de fes tuyaux qui y ont été jetés par les vagues. ISyl'n: h'it'it; ^c/gi^/^e , quoiqu'une des plus communes, l'êft cepenuant moins tj^ue celle-ci ; A M P r? mais fur une quantité fi prodigieiife de tubes il eft rare d'en trouver où l'anima! toit contenu. !• Icin avoit déjà donné une bonne figure de ce ti.bc , tubul. mar. pag. 7 , n. i , tab. i , fig. 4. Les Amphhritss ce quillic résout Pallas a ofefervéeî vivantes , étoient plongées dans l'eau de la mer, & tenoiei.t au fond par la bafe du tube ; elles dreft'oient de temps en temps leur tète , les cirres & les branchies , & leur donnoi- nt toutes fortes de dirtifbons, elles arrétoient avec les cirres tous- les corps légers qu'ils pcuvoient atteindre, foit par une fuccion dimt ces organes paroifient doués foit au moyen de la vifcofité dont ils font enduits ;. enfin , ces organes , que l'on doit confidcrer comme de vrais tentacules, puifqu'ils reinpliffent dans tes vers les mêmes fonilions que ceux d;s hydres & des aftinies , font d'une fi grande fra- gilité , que le plus petit choc fuSl: pour les lompie ; fi on dérange ces vers , foit en" les tou- chant , (oit en les irotbiant de queliiue autre manière , ils quittent leur tube, & s'en éloignent par un mouvement vermiculaire , fcmblable à celui de lombric urr^Jhe , alors leurs mouvemens deviennent plus lents que lorfqu'ils font enfermés djns leur tube ; ils finlftént ordinairement par rouler leur corps en fpirale , ils reftent couchés dans le fond de l'eau , & leurs cirres, ainfi que les branchies , font très contraflés. Il eft très- vralfemblable que le ver que M. Kœhler a décrit dans les aéles de Stockholm , fous le nom de JaheHa ccnchilega , n'eft autre chofe que VAmph.tiitc coquUlicre ; les branchies de ce ver font ramifiées de même & placées derrière la tête , fes cirres font rangés autour de la bouche , & la forme du corps n'eft pas diffé- rente , il faut donc fupprimer le genre de térc- teHa que Linné en avoit fait , puifque û>n caraiflère ne peut convenir à toutes les elpètes d'Amphitrius. 3. Amphitrite cirreufe. Ainphitrite cina!a ; MuLLFR. Amph'itr. cyUndrica ndr.i bmnckiis ulnnque trihi.f b.ifi ramojîs , tcntaculis co'pcie dup'.o brcviorihus ; NOB. Amph'itr. c'inc'um'is titrtrque tribus; AÎULLER ,, ^ool. Ddn, prodr, mun. iCi~. — ejiij.i, vu:m. p.ij, 1S8 , tab. ,j. Nercis cirrofa tcntja/'is oris ,'tinpjîmis , c.iplte utrinijuc cirris Jeccm ; LlNN. /Vj?. !:iii. piis. loSj. Martini , gefclûchte dir natur , tmn. 2 , "tab. ;^ . f-ë- >>i- Description. M. Kccnlg découvrit le pemier cette Amphitriu fr.r les côtes de l'IiLmde, il la regardoit comme formant un nouTeau genre, <^ l'envoya , fous le nom de fpio cirr.ua . à Linné , qui la plaça parmi fes néréides , dont le carac- tère générique eft fi vague, que non-feulement ce- ver, mais encore tiombre d'auires tiès-diSéreta-* Î4 A M P peuvent y èsrc sclmis ;ce v:r a beaucoup d'analojij ' 3VZC refpèce précjdenie, & nous prJfii:no:is qin lorfqiie les vers de cette famille feront in-.eiix connus , ils feront féparés de ceux qui fuivent pour former un genre diflinvl. Son tu'ie eft toujours formé de g.-ains de fàb^e , qui font réunis entr'eux par un gluten qu'on n'ap- perçoit que dans fa cavité ; il eft très-fragile , fur- tout quand l'animil n'y eft pas contenu : le corps du ver eft rouge ordinairement , mais h teinte eft fouvent plus ou moins foncée, on en trouve même quelquefois d'une belle couleur de cliair : fa longeur totale el\ en;re trois ou quatre pouces, fon bout antérieur a la grolTeur dune plume à écrire, il diminue infenfiilement en arrière, & fe termine en une pointe émouiTee ; il eft com- pofé de fegmcns qui font plus apparens que ceux de l'Aiiiphitritc co.]uiHièr^ , ceux du devant du corps font garnis de foies très-courtes qui partent des côtés. Cette Amphhnti n'a ni têce ni anti- niiles, ce n'eA qu'à la bafe des premiers fegmens qu'on apperçoit un orifice aiTez grand , qui cil vraifeniblablement celui de la bouche ; cet orifice a une forme ovale, Si fes bords font faillans , renver- fés & fans dents apparentes. La lèvre fupérieure ell plus alon.;éc que l'inférieure , elle eft garnie d'un grand nom'îre de tentacules que l'auimil porte iiorifontalement ; ils font c;)uleur de chair , liifes , d'une fubftance prefpie gélatineufe, & fc fepa- rent du corps avec facilite. Leur longueur égale, pendant leur cxtenfion , celle de la moitié du corps de l'animal ; les branchies font placées fur la naif- fance du dos, elles y font difpofées fur deux rangs, elles paroiiVeiît filiformes au premier coup-d'œuil , & leur longueur eft moinJ-e que celles des ten- tacules ; on les diftingue aifément de ceux ci , en ce que les filets dont elles font compofées font plus courts que ceux des tentacules, i?C crépus , qu'ils font articulés & d'un rouge irès- foncé; en les examinant de près, on reconneit que ces filets forment trois (aifceaux diftinâs de chaque côté, & qu'ils font divifes prés de la bafo en un Rra.Td nombr • de parties linéaires , égales ik. crépues , dont la lon;neur ne furpalTe jamais la largeur du corps de l'animal , chaque faifceau prenant (on origine d'une feule lige , ce qu'on reconnoît en écartant avec la pointe d'une épingle les faifccaiix voifins ; le dos eft arrondi , un peu élevé & parfaitement lilfe ; le ventre au contraire eft couvert de rides; les fegmens dont il eftconi- pofé font au nombre de foixante ou de ioixante- cinq, ils préftntcnt de chaque côté deux rangs de tubercules ; les deux premiers fegmens anté- rieurs n'en ont point , & les dix-fept fuivans ont fur leurs tubercules des foies courtes & fortes , qui mant]uent à ceux qui font placés plus bas ; les tubercule» des d'Hizc premiers fegmens font les plus gros , les dix antérieurs f.'nt d'un rouge f liiir , les deux autres otjt imc couleur plus foncée; A M P le delTous du ventre otïre une reinure sflezpro!on(!e qui s'étend fur toute fa longueur. Les tentacules de ce ver font rouge.itres ; ilslii fervent à faifir fa nourriture, & à la porter à la bouche, ils font dans un mouvement prefquc con- tinuel , & l'anima! ne les retire que quand il lent l'approche de quelque ennemi ; il eft vraifem' la- bié que ces Organes font creux dans l'intérieur, puifque l'animal a la faculté de les enfler ou de les rétrécir à volonté ; on a obfervé auftîi qu'il exécute des mouvemeni analogues avec les filets déliés des branchies, & qu'il peut même les replier en fpirale q-iand le cas 1 exige ; enfin il exécute tous ces mouv..mens avec une vitefle incrcy;:b!e , Se il manque rarement à faifir la proie qii'il eft parvenu à toucher. Cette A.vphïtihc fe cache dars les fols fablon- neux fur le rivage de la mer en Iftande ; on i.i trouve ordinairement logée avec fon fcurrcr:u fous quelque tas de galets , de manière qi:e le bord fupcrieur du fourreau paroilfe , !c r-, fie du tube étant entié reaient cache fous le fable ou fot;s les pierres; dans cette fituation fes ten:aci;'es font dehors & en mouvement à la quèrc do la pâture. Quand l'animal fe font en dr.ngcr, il fe rerire en totalité dans fon étui en réprn'lr.nt im fuc rougeàtre qui colore l'eau & ie dércbc à 1j viiede fon ennemi, comme onl'avoit déjà obrtrvé fur la fèche. On apperçoit le même h\c ro'.rgeàtre quand on déchire le corps de l'animal , mais on ignore encore la fituation de l'organe où il td contenu. Millier qui nous a fourni cette de fcipiicn , .'it que M. Kœnig avoit apperçi une tromj-e lou- geâirc qui fcrtoit de la bouche de cet animal , & nombre de petits corps fpliériques qui étoicnt paifemés fur les tentacules du front , lefq^rels étaient vraifemb'abicment fei ce.ifs. Ccte der- nière o':;feivation eft eiT.ntielle , elle confirme la découverte des ovaires faite par AL Pallas fur VAmplùiritc co:^uill!cre. 4. Amphitrite dorée. Arr.phUriic auncoma ; i\.ULL. Amp/i'ur. t'.wchus utniupie d'uchlis f.iL.vis pcS'i- n.if':s,/!jbclli.t Jiiobus .tifcis r'igiJis, cirris biiiis .jr.ticis utrinque ; NOB, Amphitr. ci rrli b'in'is ut ^in.pic, <7 ntkc fî.ibcHis Ji.'cbas aurcis rigiJis ; MuLl.. n\^l. D.ir. proJr. r.um.3621. — ciufd. {ool. D.m. Jcfc^ipi, />. ; , p,i:;. y^. — cjujJ. ^00!. Û.m. /'i.'/i. mA. 36 , (ig. I — 6. Sahclla pr^nuhla , ujla foinaria U'.t-.i fimplki ciin:i!,t, grjnis aren.ice:s jiij'.is ; LiNN. J\jl. ra:. p.ip isC'S. /'fiiib-polik ; par les Grocnl.indo's. GuU-cimmcn ; par les Danois. DcscniPTiON. M, Koenig fut le premier qui dé.Muviit On les rivaaes de la mer il'Ill.itide le twlre dans lequel ce ver G; rcn'cniie; Linnà, à qui A U ? îl le fit connoiire , !e ph.çn d.-.rs le genre des fr.belles; mais le favant Mi.ller, ayant cbltrve , dans la fuite l'snimal même , cru devoir l'affocier au genre des An: f hittites , à caufe de fes grands rapports avec les efpèccs précédentes. Son tube eft arqué & long de trois pouces & duni,il eft fragile, iisnfp,:rent & très atténué ^els le bout intérieur; il cfi liffe intérieurtmcnt & couvert au dehors de petits grains de gravi;r qui y font attachés comme dans les autres efpèces :ii; moyen d'un gluten qui tranfpire des pores de lanimal. Son corps eft tranfparent & très lift"e dcffus comme deiTous, il eft luifant & paroit fermé d'une feule venue ; on n'y diftingiie ni tides m Ici^.mens annulaires, mais il paroi: divifé au milieu par une ligne colorée qui fuit toute fa longueur, qui indicjix vraifeniblabltmcnt la place de rinieftin. Ses branchies font au nombre de dei x de ch;!c;ue côté de la tête, elles font charnues & en forme de ftux; elles font rtunies par la bafe & recoivibces vers le dos ; les lamelles dent ell;s ibnt compofées font li-ès- ferrées & rangées fur un ftul côté de kur pédicule con.mun coinm-; les dents d'un peigne ; ces lamelles font fi nombreufes (ur les Lrancl.ics antérieures , qu'on peut en ccirpier près de cent ; elles font plus crochues , p'rs larges & moins nombreufes fur le fécond rang, èl leur forme eft ci-lle de la moitié d un ovale. Les b.ou ripes dorées font au nombre de deux , cllrs font placées fur îc devant de la tête , elles On: compofv-es de treize paillettes linéaires , jaunes ik refpiendilTantes comme de l'or , dont la lon- gueur eft inégale ; les quatre paillettes intérieures de chaque houppe font les plus courtes , les neuf rcftsntes, quoique plus alongées, diminuent gra- duellement vers le côté extérieur, & leur tafe eft ceinte en arrière par un fiUon profond qui eft formé lui même par des ric'esou desftries arquées qui rendent fes bords crénelés. Se; tentacules font nombreux , filiform.es & c: dulés , ils font placés autour de la boiiche de.ranimal, & leur longueur eft inégale; enfin, fes cirres font au nombre de derx de chaque côté; la queue de l'animal eft foi niée, comme dans \'Ampkiir:tt du Cap, par un appendice navicuiaire dont la l'brm; n'',ft pas difTértnie. Quand ce v-:r eft renfermé dans fon tube, fa léte eft la feule partie qu'il piéfente au dehors; on diuingue la partie fupéri^ure de fon cou , les branc'iies placées fur les côtés , les tentacules [)êijdans hors du tube , les houppes lamellées ; & cr.finles::ppendicespédifonTics , qui font dr.n; cette tTpécê comme dsns les deux fui vantes. MuUer trouva cette Amphitiite fur les livages de la Korwège , nais en très -grande quantité fur les refcifs de Theiftolmen près de Chiiiîianfand. A M ? ^5: 5. Ami-kitriti du Cap. y'wyi.ifite CapcnjU. _ Amyhitrite cylindracea capile cowexo riif^cjo , Iran luis iitiinqui duobus falaitis,fljbeUis hinis auras n-curv's , tubj fbrofo corneo ; NOB. N-.rAs cylmdnuca; v.ir. Upcnfis ; PallAS , mifc. lOoL pas:. 117, tab. p , fig. I , 2. P.ricUi n'.a:ii:i lenia fpecics ; RUAIPH. v.uf. amlcir. éd. Belg. pu^,. 120 , ni::::. 4. Description. Le tube de ce ver a ordinaire- ment cinq pouces de longueur , fept lignes de diamètre au haut, & trois feulement à la bafe; les fragmens qui s'en détachent font circulaires , ce qui'piouve qu'il eft form.é par ji xtapofition comme les coquilles & fLCcefl"iv{n,ent ; il eft compofé , fuivant M. Pallas , d'une fi-uille épaifte comme du papier, laquelle tft fi rmée à fon tour par la réunion de plufiei.rs fibres aiquées qui parciiTent tuilées les nues fur les autres ; fi oïî met ce tube dans le vinEigrc , il perd fa fragilité Si fe 'ramollit; fi on le préfente a la fiamnie d'une bougie, il noiicit & déciépie en lèpandant une ccieur de coine bivilée, & fe divife enfin en des particules blanc! âtres ;iès délices , dures & in- crm.bufiibles , dent la figure eft linéaire & les côiés ircnqu.és ; fhomcgsncité de ces p.'^ticules & la combuflibiliié du gluten qui ks réunit, [ rouvent que la tormstion-,du tube tft animale, nj;nes de longueur, leur fubiiance crt extrêmement fimple , elle eft rouge , auffi dure que du cuir , & fans aucun mélange de gravier ; leur forme el\ cylindrique & dur. diaiaèire égal fur toute la longueur. Le corps du ver eft rouge, il e/l compofé d'une quantité confidsrable d'anneaux qui font mieux niarquésque dans les autres ef|>èccs-; fa longutur efl de trois pouces, & fon diamètre d'une ligne; la tète & les parties antérieures font ce qui frappe le plus dans cet animal. Sur le premier anneav! on cLferve deux tubercules ronds j&l faiUans.j entre iefquels s'élèvent par-dtffus deux tigeî menues 'Se courbées en demi-cercle vis-à-vis l'une de l'autre , fans cependsnt (e toucher par les bouts^; ces dcurt tïges ont une ligne de longueur en tout, elles foi^t '(Jarnies en-deilus & fur une fevis face de pliimiiics extrêmement ferrées , au nombre de quatorze furchacune, & de longueur inégale,; celles qui font placées près du bout des tiges font les pli>s courtes-, elles s'alongent au contraire à mefure qu'elles approchent de la bafe de leur fiip;jorî it difficile de prouver le contraire, à caufc de linfuffilance de la defcription de cet auteur , & la rudclfe de fa figure , il nous paroit croyable qu'elle eft diffé- rente ; Bafter dit que les appendices latéraux , qu'il nomme des pieds , font au nombre de cent de chaque côté dans fon efpèce ; nous avons vu que celle d'Ellis en a cent cinquante de chaque côté : d'autre part , fi on juge d'après la figure que Bafter a donnée , il paroit que les plumules des bran- chies p.irtent toutes, à peu près, d'im même pent qiu fur de"; individus morts 6i dont les organes éioient af^aifles , & pi-Ut-êire même détri:its par le frottement , & raccourcis par la liqueur. 9. Amphitrite ptobofcldale. Aphitnii probufcidea. Amphh. hranchiis numerojîs plumofïs utr'inque fafckulatis ruhns luteo maculatis , probcfcide cla- vau ; NOB. Colum-ia aquat. terre fl. cap, 11 , pag. 22, Baster opufcul.fubjefc. lib. 2 , pag. jç , tab, ç , fie S- MuiLER, von JFurmem. pag. iSy. Martini gefchkhie der natur , tom. 2 , pag. 4^/ , tab. ;s , fig. 7, Description. Le tube de cette Amphitrin eft droit ou arqué ; il eft blanc , lifle , & fa confif- tance a plus de foli • *• Lepas anatifera ; Pennant, briflish ^oot. tom. 4; f.ig. 74, tab. 38, fig. (j. Lepas d«j;i/ïrj; MURRAY teflaceol. pag. 40; lab. 2, fig. 2. Balanus compreffus quinque valvis lavis , tubo feu collo membran.-.ieo infidente ; DaCOSTA , briiith conch. pae. 2,3, tab. 17 . fig. 3. Von Born. index muf, Cafar, yi/idob. pag. (.—^ ejufd. tepac. pag. 11, 12. Lepas anatifeia Linncti ; MaRTINI , ccnchyl, tom. S, pag 340 ,fg. S, 3 , 8u. Fa VANNE, conchyl, tab, /y ,fig. C, 4,6- tab. 7^ j A N A Sfock aendir, MgU-tdsher ; par les Danois. EendehaU ; par les HoUandois. BurracU , an^tifcrous , gooj'e shell ; par les Anglois. Lit conque an,zùfcrc , la krcnache ou bcrnjchi: , la fdpincite ; par les François. Description. C'eft ici refpèce que non-feu- lement le vulgaire , mais encoie piuiiiurs anciens natiiraliftes croyoient un fruit qui croiflbit au bord de la mer, & qui , parvenu à fa maturité , tomboit dans l'eau, & s'ouvroit enfuitc pour laliler fortir de fa coque des oies ou des canards ; c'eft de cette qualité que lui vint le nom de conque ana- "tifère , qui fut étendu dan:, la fuite à quelques autres efpèces du même genre. Sa coquille , quand elle eft parvenue à fon dernier accroiffement, a vingt lignes de longueur, fur douze ou treize de lirgc prés de la bafe ; elle eft fi comprimée . qu'elle n'a pas au-delà de quatre lignes de profondeur ; elle eft compoiée de cinq Valves , dont deux grandes , & deux moindres oppofées , & une cinquième placée en arriére comme A^nsVAiuvifc velue. Les deux valves inférieures font les plus grandes ; elles font triangulaires , mais leur bord poftérieur eft mince & légèrement arrondi ; leur bafe eft arquée & ventrue, elle forme de chaque côté en avant , un point faillant & anguleux , que l'on peut comparer au fommet des coquilles bivalves : les deux valves fiipérleures font plus minces & trois fois plus petites que les deux autres , leur forme eft oblongue & élargie au bout fupérieur, leur pofition eft oblique ; la valve du dos eft étroite, lancéolée & arquée , elle eft psrpendicu- laire à l'axe de la coquille , & appuyée fur les bords tranehars des (|uatre premières valves; elle préfente au milieu une cote obtufe qui ne fe prolonge pas jufqu'aux deux bouts. Ces valves font réunies les unes aux autres par ime membrarje très-fine, qui tapiife leur intérieur & fe prête à leur mouvement alternatif pendant la vie de l'animal : leur centre eft alors bordé à l'extérieur par un prolongement de la membrane qui les réunit, dont la couleur eft orangée, mais qui brunit en fe deliéchant. Le pédicule oii font .attachés la coquille & l'animal qui y eft contenu , a la forme d'un inteftin, il eft tendineux, cylindrique & fufceptible d'une grande contraélion ; fa longueur varie depuis un pouce jufqu'à huit , ik fa largeur depuis trois lignes jufqu'à cinq ; fa couleur, pendant qu'il eft frais , eft d'un jaune de fafran , elle brunit en féchant & devient même quelquefois noire ; fa furface préfente alors des rides circu- laires , plus ou moins ferrées , qui la rendent raboteufe ; il forme un empattement à fa bafe , su moyen duquel il fe fixe folidement fur les rochers , fur les bois des navires , & même fur les fonds fablonneux des rivages ; cette Anaiifc eft A N A ^3 ordiraircirent réimie en gicuppcs plus fu iiîoins coufidér;:bles , fur lefqucls on ccmpte quelque- fois jufqu'à vingt individus de divers accroif- femens. L'animal qui y eft contenu a la tête ornée de vingt-f X lentaciiles , ariici;lés & ciliés dans l'in- térieur , dont la longueur eft inégale; fa bouche eft placée au centre des tentacules, & l'ouver- ture de l'anus un peu plus bss , là où commence la ])ariie charnue du corps. Pendant fa vie , le pédicule de la coquille eft rempli d'un mucilage glaireux , qui lui donne une certaine folidité : fi T'animai refte trop long- temps à fec, le pédicule commence par fe flétrir , & Thumeur muqucafequi y eft contenue le diffipe peu à peu, ou dicoule par l'ouverture des valves. VAnat'ife liffe eft une coquille des plus géné- ralement répandues ; Linné dit qu'on la trouve dans les meis du Nord ; MulUr, fur les côtes du Danemarck; Penn.int , fur celles de l'Angleterre; Pl.uicus ,&Ms la Méditerranée; & enfin Seba & Ddvila, dans l'Océan afiatique. On en rencontre aufti quelquefois des valves féparées, fofl"iles otî pétrifiées, dans quelques pays de l'Europe ; Schcuchiei , Firranu Imperaii , & /. Gcfner en ont déjà fait mention, nous en avons trouvé aufl'i une valve bien confervée dans les couches pélagiennesde Caunelles aux environs de Montpellier. 3. Anatife dent' lée. Anjtija dcnt.ita ; NOB. Anatif.i , cornpreffa quinque valv'i lav'i , valvula dorfali cirinato denuiu , intejUno rugo/h ; NOB. Concha anjtiffrdinarpne muricato ; KlEIN, ojlfac, pdg, lys , tab. 12, nurn. çi , ç)2. Concha anatiferu marginc muricatu ; LiSTER , fynopf. tab. 43g , Jlg. 2S2. Description. Cette efpèce refteinble beau- coup à V Anatife Viffe; elle eft compofée de même de cinq valves , mais elle eft plus petite , & fa valve dorfale forme une carène à vive arrête, qui eft divifée fur toute la longueur en plufieurs dentelures très-aigiies. La couleur de cette coquille eft grisâtre ; celle du pédicule tire fur le brun ; les quatre valves antérieures font, au volume près, femblables à celles de VAnat'ife liife , mais on appeiçoit fur celles du bas une côte faillante qui part des points des fommets , & va fe terminer prés de leur angle fupérieur ; les deux valves du haut ne dif- fèrent des deux moyennes de ï Anatife lifTe que par leur volume ; leur pofition eft la même. La valve dorfale frit feule la principale différence de CCS deux efpèces , elle a plus d'épaiifeur que dans l'autre , & fa carène eft dentelée fur toute fa longueur par des dents coniques , aigiies & appla- ties : toutes ces valves font réunies entr'elles de la même manière que celles de ï Anatife Hffe , Se (fi A N A elles gardent entr'elles la même pofition. Son pédicule eft brun , ridé tranfverfaicment & long d'environ un ponce. Lifter eft le feul auteur qui ait parlé de cette efpéce , mais il eft arrivé que les auteurs qui l'ont fuivi , l'ont confondue prefque tous avec VAnatife hlfe , faute d'avoir fait afîéz d'attention à la phrafe de cet auteur & à la iigure qu'il a donnée : nous obfervcrons , au fujet de cette figure que les dentelures de la carène n'y font pas fufiîfaninient prononcées, qu'elles étoient plus profondes &: plus nombrcufes dans les indi- vidus que nous avons vus. Suivant la figure de Liflcr, cette Anatife fe grouppe comme la précé- dente , elle vit dans la Méditerranée. 4. Anatife ftriée. Ar.aûfa flnata ; NoB. Ana'.ifa , tejla comprejfa quinquc \alvl Jlriaid , inteflino rii^njo ■ NoB. Conchj anat'ifera marpne Iccvi ; LlsT. fynopf. tah. 443 , tab. zSj. — ejufJ. exerc, anat. nov. tdit. tab. ip.fig. 4,;. Concha anaiifera tadan qt/àm tellina pédala ; Klein, ci/?/^jc. .'2 , fg.93; Sloane , hift. of.Jamaïq. vol. 2 , pag, :66 , tah. 10 , fig. j. Tellina cancellifera eaJcm , fed flriis minimis Mr^uùjjlme fipiata , cincrea ,• GuALT. ind. lab. & pag. 106, fig. B, I, 2. Lepas .znfcrifera , te/la comprejfa quinque valvj flnata , intejlino mfidenie; LiNN./j/. nat. pag. iiop, num. 18^ Lepas pedunculo nudo tefla quinque valvi Uvijpme jlriata ; Gronov. ga^ophyl, fajc. 3 , pag. 2;6 , num. loyj. Lepas anferifera denfe flriala ; Martiki, conchyl. Mm, 8 , pag.j44, tab. 100 , fig. Sf6, Descrtptiov. Linné a dit que cette coquille étoit fi petite , qu'elle n'égaloit pas même la grof- feur de la femence du lin : il cft vraifcmblable que les individus qu'on trouve dans la mer du Nord ne furpaffent pas ce volume , mais il n'en cft pas de même ailleurs : ceux que nous avons eu occ.ifion de voir avoient treize ou quatorze lignes de longueur, fans y comprendre le pcdi- ■cule, neuf lignes de largeur à la bafe des valves, & deux lignes Si dîmi de profondeur ; les valves étoient au nombre de cinq; elles éioient difpofécs •comme celles de V Anatife \'\((c , & réunies par une membrane fcmblabb -, elles v'en différoient eiïien- liellement que par les ftrles dont la furfsce étoit couverte, qui , partant de l'angle antérieur de la bafe, s'éiendoisni dans les deux grandes valves de ce point, comme d'un ccnne, vers leur bord arrondi, le» deiK valves fiipéiitures avoient des ftries plus •profondes & plus ferrées que celles de la bafe ; la valve dorfale étoit en tout femblable i celle de V Anatife liife : leur couleur cioit bleuâtre; le pédicule long d'un pouce & demi , d'un gris A N A très-foncé & ridé tranfverfaiement. Certe efpèco vit dans l'Océan amériquain ; Linné dit qu'en c« trouve des valves fofliles en Suéde , dont le volume furpnlTe de beaucoup celui des individu» qui vivent actuellement dans ces mers. 5. Anatife pélagienne. Anatija fcalpelhim. Anaiifa, tefla compreffa tredeclm va'vi l^viufcuU, intefl'ir.o fqtiamofi} ijifundibuliforni ; NoB. Tellina cancellifera tredecim portionibus lefl.aceii compcfita , & aliquando flriala , ex cinereojujca in biif pctiolo coriaceo donata; GUAJ.TIERI , ind. pag. & tab. 106 , fig. C. Sctlpellum Norwegicum per microfcopium vifum ; Ellis , philofophic. tranfatl. vol. $0 , p. 2, lyjS , pag. 8jp , lab. ■}4 , fig, 2 , item, fig. 2 , a. Lepas fcalpellum , tefla campre£a tredecim valvi Lcviufcula , inteflino fquamofo infuiente ; LlSS. fyfl. nai. pag. iioç , num. 16. — c'jujd. fjun. fuec. num, 2121. — MULLER, {ool. prodr. jOîS. Skamufla ; Rhezius , inledning til diur riket , tab. 4, fig. f. Siai. MULLER , Follflandiges naiur. fyflem. lonu 6 , lab. 10 , fig. 7. Lepas fcalpellum Linr.ai ; MARTINI , concAyi, tom. 8, jj5, vignette 17 , fig. A & a. Skagmufla ; par les Suédois. Pennemes; par les Holhndois. Petit couteau ; par les François, Description. Cette efpèce eft ordinairement attachée à une certaine profondeur dans la mer fur les tiges des gorgones ou fur celles des fucus ; on ne la trouve famais fur les rivages comme les autres efpéces ; c'td par cette riifon que nous l'avons nommée pélagienne , ne lui trouvant au furplus aucune rellemblance avec i;n petit cou- teau , (^ont on lui avoit donne le nom fans doute d'après celui de Linné. «jette coquille eft à peu près de la même grof- fcur que V Anatife velue, & prefque aufli com- primée qu'elle; elle eft compofoede treize valve» inégales & irrégulières, dont fix font placées de chaque coii , 6c la treiiidmc forme Icdoscomne dans les efpéces précédentes; ces valves, quoi- qu'elles paroiffentli.Tcs .font très-finement ftriécs, le- trois inférieures de chatjue coté de la coquille font les plus petites, elles font placées, .t cùté les unes des autres , fur une ligne horifontale , au- dciïus d'elles il y en a deux un peu plus grande» de chaque côté, mais inégales entr'elles, celles de devant font plii5 longues & plus larges que les autres ; la plus grande de toutes crt telle qui termine de chaque côté le haut de la coquille , elle eft prefque de (orme ovale , & fa pofition ctt oblique , relativement aux premières ; la valve dorlale a \\ même forme îx la nicuic fiiuation que telle des efpéces précédentes : toutes ce» valves i'unt lixécs les unes comte les autres , ^ nuwucnusf A N K îwaintennes par une membmne tranfparente & rouiTe , qui tapiiTe leur Ciirface interne & femble un prolongement du pétîlcule : celui-ci eft o.di- ■airement très court , il n'a pas plus de deux lignes de longueur ; la bafe par oli il s'attache eft fine & prefque cylindrique , il s'élargit à mefure qu'il s'élève, Scpréfente enfin une forme ^'entonnoir ; fa ftirface eft couverte , fuivant Linné , de très -petites écsilles que nous n'avons pu appercevoir fi;r les individus que nous avons examinés. I^Ar.atifc pélagienne vit dr.ns les mers du Nord; Linné l'indique fur les côtes de la Suède, & MuUsr fur celles du Danemarck. 6. Anatife pouce-pied. Anatifi poUicipes. j4nii''iju teflii compnJJ'd , valvls quindecini & ultra hv'ihus diffornubus , intejlmo granuLilo fqiiamojo ; NOB. Klein, oflrac. t.ib. 12, fig. çi. Le grouppe de lu lettre D prejente plufieurs pouce- pieds , attachés les uns aux tiutres par leurs pédi- cules ; d'ArGENVILLE , conchyl. pag. jtf^ , lab. 50 > fig- £■ — ejufd. :^oortwiph. lab. 7 ,fig. 6. Lister, fynojif. tab. 439, fig. 281. Scaled centre shell ; GrEw. muf. lab. 12. The horn of plenty, pouce-pieds Gallorum; PhilOS trar.fan. vol. jo , p. 2 , ly^S , pag. 5;o , tab. 34 . fis- 4, KnorR , vergnugen der augcn, tom. j , tab. ly fis- 7- Stat. MuLLtR, Vollfiand. natur.fyjlem. tom. 6 lab. 10 , fig. s- FavANNE, conchyl. tab. sç , fig. B, i.^—item. tab. 74 > fig- G , I- PoUicipcdes ; Martini , conchyl. tom. 8 , pag 33s 1 l'''b- "^o > fi?^- 8^1, 8^2. Scaled centre shell ; par les Anglois. Pouce-pieds ou poujtc-pieds ; par les François, Description. La relTemblance que les anciens ont cru trouver entre cette coquille & le pouce du pied ou l'ongle du pouce , lui a fait donner le nom qu'elle porte; quelque peu fondé (|ue ce nom puifle être il a prévalu, pi.irque, depuis Rondelet jufqu'à nous , la plupart des natura- lises , tout en défaprouvant cette étymologie , n'ont pas laifie cependant de l'adopter ; nous croyons, par cette raifoii , devoir les imiter , ItS nom? des efpèces ne méritant pas une confidéra- tion auiïi fcrieufe que ceux de^ genres , quand d'ailleurs ils ont a-quis par l'ufage la fanflion géné- rale. Le propre de cette Jnat.Je eft de fcTni.r des gro ppes oii on en compte quelquefois jufqu'à vingt de diverfes grandeurs ; leur coquille eft compofée de quinze pièces au moins, on y en compte fouyenr depuis vingt-cinq jufqu'à trente, mais ces pièce- font très difFérentes les unes des autres par la forme & la grandeur. Cinq valves principales forment dans cette Anatife le corps hifiii Te JSatHrdU. Tome f'J. 'Vers. A N A ANn. ( petit ) ( Foy:i Porcelaine fasciée. ) ANE RAYÉ, ou LE ZÈBRE. C '•' Bul\m* ZÈBRE. ) Suite à rintroducilon de riiijhlre Naturelle des Coquillages. 6y ANOMIE, vulg, ii-emsnt nonimie peh:re d'oignon. Anomia ; Linn. jyjl. n.it. pag. lijo. Genre de coquilles MULTiVyii.VES , qui a y car caraacre une coquille fixée 6* irre'gulicre , deux grandes valves in/gjles , dont Vinfierieure cfl échancrée ou percée à la hafe , une troi/îème valve plus petite t^' de fiorme conique , qui bouche r orifice de la valve infie'rieure & fiert d\ittachc à F animal ; une charnière fians dents réunie par un ligament. ESPÈCES. 1. Anom. écaille. Cocjuille tranfverfe , ovale , plate & iiffe , un des cotés des valves plus f aillant que Vautre, 2. Anom. capuchon. Coquille ovale , diaphane , blanche & liffe , valve Jupérieure conique , fomrnet placé en arrière près du bord. 3. Anom. ambrée. Coquille prefque arrondie , jaune & liffe , valve jupérieure convexe, 4. Anom. violette. Coquille ovale & violette , valve fupérieure , convexe, marquée à Vcx- térieur de rides irrégulières, J. Anom. pelure d'oignon. Coquille prejque orbiculaire , ridée & pli^fee , J'ornmet de la valve Jupé- rieure obtus, 6. Anom. ponftuée. Coquille orbiculaire & cornée , les deux vulves ponâuées diverjément. 7. Anom. cpineufe. Coquille prefque arrondie , valve fupérieure marquée de jl ries longitudi- nales garnies de piquans , j'omtnet liffe & courbé en arrière, 8. Anom. tullée. Coquille orbiculaire , valve fupé- rieure marquée de flries longitudinales , garnies d'épines voûtées & prejijue tuilées, 9. Anom. onduleufe. Coquille prejque orbiculaire y valve jupérieure marquée de Jîries longitu- duiales y onduleujes , & de tranjverjés très-fines , bords crénelés, 10. Anom. patelliforme. Coquille ovale , convexe , diaphane & marquée de côtes longitudinales , j'ommct liffe & courbé en arrière. 11. Anom. ftriatule. Coquille oblongue & ovale , valve fupérieure finement firiée , orifice placé prejque au centre de la valve injérieure, 12. Anom. pedinée. Coquille oblongue , valve fupérieure convexe , marquée de flries longitudi- nales , peUinees & prefque tuilées. 70 A N O OBSERVATIONS GÉNÉRALES. Nous avons confervé à ces coquilles le nom générique d'A- nomie , Anomid, que Linnc leur avoir donné, en y compren.nt d'autres el"i)éces que nous décrirons clans la fuite fous le noin As tcrcbratulcs ; nous nous fomiiies crus fondés à détacher ces coquilles du genre des ^cumÙM, àcaufe des différences ciTentiel- les qu'elles préftntent , & à leur reftituer un nom ilius lequel elles ont été connues des oryftogra- phes , longtemps avant de l'être des concliiolo- j^iftes. Le Ar.omics que nous décrivons ici appar- licnnent à l'ordre des coquilles multivalves , elles font formées de trois valves diflin«f)cs , tandis que les térébratules n'en ont que deux. Linné, qui vr.-;i- femblablement n'avoit pas vu vivantcsccllcbdont il a parlé, n'aveit pu recoiinoitre leur véritable carac- tère , & il eft en cela plus excufable que Bonnani , Gualtieri , & les autres auteurs qui les ont fuivies. Notre obfervation nous a appris que les Anomics diffèrent des térébratules, i". par la forme irré- gulière de leur coquille ; 2". par les trois pièces dont elle eft compofée; 3*^. par l'éciiancrure ou rorifii.e qui cft placé à la ba(e de leur valve inférieure ; 4'. enfin par la manière dont elles s'attachent fur les corps folides. Les térébra- tules jouiOent , à la vérité , de cette dernière faculté , mais c'eft au moyen d'un ligament cylin- drique , feniblable à un tendon qui fort d'un trou percé au fommet de leur vaU'o fupérieure , & qui fe fixe fur les corps , foit en les pénétrant , (oit par l'effet d'une efpèce d'aglutination , ou Celui d'une véritable fuccion ; elles ont en outre la faculté de fe détacher , fuivant le befoin , pour aller njger fur la furface de l'eau , tandis que les \tf/wmics reftent toujours fixées à la même place comme les huîtres, qu'elles vivent & périffent à la place où leur œuf eft édos ; elles s'attachent fur les corps au moyen de leur troifiéme valve , & non p^.s à l'aide d'un ligament comme les térébratules ; cette troifiéme pièce que nous nommons Cillufité d.ins les defcriptions , cft ordinairement d'une fubftance plus dure & plus folide que celle des deux grandes valves, fa na- ture paroit même affez difiércntc, & t>.nir plus de celle de l'os que de celle des coquilles, ce qui lui donne beaucoup d'analogie avec les opercules des toquillcs iinivalvcs : cette callofitc en fi fortement attacht'-fur lescorps ou la coquille repofe , qu'o;i ne peut l'en fcparer qu'au rifque de la brifer, & cet accident cft très-ordinaire. Quelques naturaliftcs ont confondu les Anomies proprement dites avec les liuiires , parce qu'ils ne confidéroii-nt fans doute que leur inanièie de vivre , h faculté qui leur tft commune de s'atta- cher aux corp . folides & les unes aux autres , eu la forme extérieure & irrégulière de leur COqifillc ; m.(is , oiurc la différence de leur char- nière qui eft remarquable , celle de l'orifice de la valve inférieure , & celle de la callofité qui bouche CÇt oriliço , intci(Iifçjjt toute coiupariiiloo. A N O Le genre des An^T'es , féparé de celuri des téré» bratules, forme la réunion des coquilles multi- valves avec les bivalves, en paffant des anatifei aux pholades , de celles-ci aux cranies , des cranies aux Anomics , & de Celles ci aux coquilles bivalves proprement dites, avec qui elles préfentcnt le plus grands rapports. Nous ne pouvons rien dire de pofiiif fur les vers des Anomies , la defcription que Linné en a donnée dans fon caraflère générique ne convient qu'aux vers des térébratules ; quelques obferva- tions que nous avons eu occafion de faire fur leur organifation n'ont pas encore atteint le degré de certitude qui nous paroit néceffaire pour les livrer au jugement du public. I. Ancmie écaille. Anomia Jquamuld ; LiNN. Anomia tcjla iranjvcrfe cvJtJ fljniufcuU Itcvi , ne allc cUL NOB. Anomi.i , n-Jla cib'uuUtd inlc^crrima plana, mttr- gine allero githa , Ixvi ; Lwv. J'yjh nat. fag. 11 fi. — MULLEa , {oal. Dan, proJr.' pag, 24S , num, Anomia fquamula tefta fubrotunda , alba fragilif- fima , fquamulis pifcium JimitHma , altéra vavula plana pcrjbraia ajjixa , altéra convcxa ; MartINI , conchyl. vol. 8 , pag. S6 , tab. 77, fig. 6q6, Die fifchjchuppc ; par les Allemands. ScaU i Par les Anglois. Description. Cette efpèce eft de la grandci* de l'ongle du doigt annulaire , elle eft plus large que longue & n'a qu'une très-petite épaiffeur : fa valve fupéiieure cft peu convexe & inéqullaté- rale ; elle eft pluj arrondie & plus courte fur un des côtés que fur l'autre ; elle eft blanche , tranf- parente , très-mince & également liffe fur fes deux faces ; fa valve inférieure eft plate & de la même couleur que celle de deffus , elle ell percée au défions du fommet par une ouverture ovale qui reçoit fa ,callofué , laquelle a très-peu d'épaifleur. Linné dit C|uc cette coquille fe trouve fur les côtes de la Suède , & qu'elle s'attache fur les crabes & fur les tiges des fucus ; MuUer la vit fur les côtes du Danemarek. î. Anomie capuchon. Anomia cucullau ; NoB. Anomia , tcjla ovaia jiibJi.:phar.a alba tx\i, j'upt* riori conica , apice pojVut) j\ibiiurginai( ; NOB, Description. Celle-ci cft très -petite, clic a tout au plus quatre lignes de longueur , depuis le ligament de la cluriiièrc jufqu'au bord iiit.-- rieur , trois lignes & demie de largeur, ^c une ligne de |)rofondeur fous la pointe de la valva fiipérieure. Loifquc cette valve cft fcpaiéc du rchc de h coquille , elle rcffcniblc cowiplctcmçnj A N O i une patelle à caufe de fa forme conique & de la fituation de la pointe du cône qui eu plus près du bord poftérieiir que du centre. Ses deux grandes valves font blanches, tranf- parentes & hlfes ; celle de dtiTus , quoique de forme conique , eft légiremtnt applatie fur les bords, & fa plus grande convexité fe trouve à peu de diftance du bord poftérlcur où eft placée ]a charnière ; celle de deflbus eit entièrement plate & très-fragile, elle eft plus petite que la valve fupérieure, & préfente une ouverture ovale près du bc rd pofterieur dans laquelle fa callofité teftacée eft engrainée ; la furface intéiieure de cette coquille efl blanche comme l'extérieure , mais elle eft plus hiiOnte Se tire fur le jaunâtre quand l'animal eft vivsnt. Cette coquille eft très- communs fur les côtes du Languedoc , on ne pêche prefqe point de crabes pendant les mois de mai & de juin, dont le teft n'en foit parfemé ; le feul moyen qu'il y ait de les en détacher entières confifte à faire defTécher le teft des crabes auprès d'un feu vif, & les Anomics s'en féparent d'elles-mêiïies dans toute leur intégrité. On trouve dans les couches de Courtagncn , aux environs Rheims , lieu célèbre par la variété des coquilles foftîles qu'on y découvre journellement , une efpéce de p.itelle à furface lifte , qui reiTemble à la valve fupérieure de cette Anom'u ; ia feule différence qu'elle préfente , c'eft fon volume qui eft ordinairement trois ou quatre fois plus confi- dérable que celui de l'Anomie capuchon, 3. Anomie ambrée. Ar.orr.ia eUllùca ; Lisy. Anom. fubrotunJd flaxa Ltvi , alura convexo gihbofz; LiNN. /v/Z. njr. p^g. ;/;,. — ejufj. fyfl. nat. edit. 10, num. 1S7 , pag. 70;. Oflrca lavis fubpurpurea vd fubaurea , inflar mar- garine intus & extra nfpkndcns , qiur. ojlrea fylvcf- tris RondcUiii ; LiST. fyopf. lab. 20^ , fig. jp. Ofireum eUflrinuin , rumph. ihef. lab. 47 , Jig. L. — PeTI V. Amboin. tab. 20 , fig. S. KnORR , vcrgnagcn , torn. j , ta'^. jy , Jig. d, Anomia eUdricà, V. BORN. ind. muf. caf p. loj. Anomia elccirica , tefla 'inequavalvi , paratifica , altéra valvula plana , perforata afpxa , altéra con- vexa , pellucida fuborbiculata eletlnca , e ■: aurantio fiava ; MarJ INI , concAy/. pag. 7 ç, vol. 8, tab. y 6, fig. 6 çi. Berr.flecn-oejler; par les Hollandois. Die'berr.jhin aufter ; parles Allemands. Small amber oyjhr ; par les Anglois. Pelure d'oignon jaune i par les François. Description. Cette efpsce diffère de VAr.omle pelure d'oignon par la moindre épaiffeur de fes valves , par les rides irrégulières de fa furface , par fa couleur qui eft conftamment d'un jaune doré, & par fon volume qui eft trois ou quatre fois moindre qi>; celui de cette efpèce. A N O 7^ Sa forme, quoique irréguliére , approche beau- coup de l'orbiculaire, & fa valve (upérieure eft plus convexe, plus arquée veis les côtts que celle des efpèces précédentes ; fa furface eft par- femée de petites rides irrcgulières & fans direftion confiante & de petits intervalles liftes qui fe préfentent fur-tout vers les bords : fa valve infé- rieure eft plate & diverfement coudée, fuivant la forme des corps fur qui elle porte , elle eft très-mince, très-lilfe, & en général , noins grande & plus tranfparente qi:e celle de defùis 3 fes 'crd»^ quoique onduleux , ferment ç>.:;itcment : fon échan- crure eftordinûiremcnt LiloLe,elle eft plus profonde ik plus ouverte que celle de VAncmie violette , & fa callofité teftacée plus épaiffe & moins coni- que ; fa charnière ne pi efcnte pas de différence fenfible. La fubftance de fes valves eft très- friable , le moindre choc les fait éclater ious la forme de petites écailles liffes & brillantes, fem- blables à celles du mica dont on fe fert pour couvrir l'écriture. La couleur de cette coquille eft jaune à l'extérieur & femblable à celle du fuccin, elle eft encore plus vive & plus dorée dans l'in- térieur. IS Anomie ambrée eft trés-con.inune dans la mer Méditerranée , principalement (ur les côtes du Languedoc ; elle vit à uiie certaine profoni deur dans la mer. 4. Anomie violette. Anomia violacea ; NOB. Anomia , tefta obovata violacea , fuperiori convexA externe cicatrifata ; NoB. Anomia, tefla obovata inaquall violacea , fuperiore convexa, injenore perforala ; LiNN. fyfl. nat. pag. Anomia cepa ; MvRRA\',funda.-n. teflac.pag. 42 , lab. 2, fig. ,3. KnORR, vergnugen, torn. 6 , tab. ç , fig. f. Anomia cepa ; VON EORHytefl. pag. iiy. "^ Cuticula cepa , Anomia cepa Linncei , tefla ina- quali , violacea pellucida , allca alba plana perfo- rala , allcra convexa intus & extus ex violacea colorata ; MARTIN l , conchyl. vol. 8 , pag. 8f, tab. 76, fig. 6 Q^, 6r)S- Die violetne bernflem aufler ; par les Allemands.' Pelure d'oignon violette ; par les François. Description. Nous avons nommé cette e/péce V Anomie violette pour éviter la ccnfufîon qui peut naître du nom Anomia cipa que Linné lui a donné , tandis que d'Aigenville avoir nommé de même , long -temps avant lui, \' Anomie pelure d'oignon : celle-ci ne parvient jamais à la même grandeur , & fa forme , quoique irréeulièie , approche plus de l'ovale qi:e de toute autre : fa valve fupérieure eft convexe & paroit cicatrifée à l'extérieur , h caufe des rides irréguhéres & peu profondes dont elle eft couverte : fa valve infé- rieure eft plate & porte quelques ftries tranfverfes peu apparentei ; elle eft percée présdu fommet 72 A N O par une ouverture ovale qui reçoit la callofiti teftacue qui l'ert à la tlxcr i'ur les corps. La cou- leur de la valve Aipirieure ei\ d'un violet purpurin & cliàtoyant qui fe (butient jufques fur les plus petites parcelles ; celle de la valve inféri ure eft fclanche , excepte vers les boids q'.:i font colttrés d'un. légCMC teinte violette; on trouve cette co- quille dans la Méditerranée fur le? côtes de la I Provence & du Languedoc, mais elle y cft moins 1 commune que X'An.mU pdurc d'oignon, & VA'io- I fn-e ambrée : on ne la trouve que fur les r;.ilits | éloignés de la côte Se à une petite profondeur. y. Anomie pelure d'oignon. Anomia epkippium ; LiNN. Anomi.i ,tellj jhboiihiLun , ragofo plicata , co vcxioris apicc oblufo ; NOB. Lister , ftnopj'. ub. 208 ,fig. ^S. BOhtl A^\ recréai, num. f<) , pag. ;0/, loC. — eji'fi'. \ miif. kir.h. num. yy , pas; 444 | Concha jubrothf.dii, una valv a perforât j cujus mu'- •,'ipUces funt vafiaatis ; GuALT. .ind. conckyl. ub. Huître , dite la pelure d'oignon ; ArGENVILLE , conchyl. itib. ip , fig. C. Anomia ephippium, tefla fuborbictilata , rugofo pli- cela, planiorc pcrjoniia ; LlNN. Jyjl. nat. pjg. ii^o. Huître de la Méiiterr.ince à valvis nacrées , &c. ; D> VILA , cat.tl. tom. I , num, fSf. GiNANNI, tpere pojlh, tcm, z, lab. 27 , fig. '7' , pa^. 37, litt. C. Anomia ephippium ; Vzyn AîiT,britis/i. lool. vol. 4 , pag. lop, tab. 62, num, 70. Anomia ephippium ; DaCOSTA , british. conch. pag. ,6s, tab. ii,fig.3. Anomia ephippium ; GroNOV. ^oophyl. pag. iyS , fajc. y, num, np8, Anomia ephippium ; V. BORN. tc(l, pag. iir, Fa VANNE, conchyl, tab. 41, f g. B. GlUSEP. GlOtm, de/crii , di tejl, pag. 31 ,fig. 17, iS, II). A/ipmia ephippium, tefla fubmargaritacea , parafi- fica diaphana alia , valvula altéra pLiiiiufciila pcr- j'orala , foramine ovato , cohx'ens ciim allcià gitbofâ jS* convexa in cicalricnla lincari cpe Ugamenti coriacei ; Wartini , conchyl. vol. 8, pag. 81 , lab. 76 , fg. CÇ2 , 6çj. Die wcijfe wicrbelschale ; par les Allemands. Venjlcr doublet ; ])ar les Hollandois, Oman peel ; par Içs Anglois. La pelure d'oignon ; par les François, Descrii'TH' N. C'eft à caufe de fon peu d'épaif fcur, de fa tranfpartnce & de fa couleur quon a nommé cette coquille la pelure d'oignon , fa grandeur égale quelquefois celle du paume de la ^lain, mais pluscommunément elle efl une fois plus petite; fes deux grandes valves font irrégulivrcs Si plus ou moins applaiies , félon la forme du corps fur Icquçl la coq^uille cA attaflicc ; cUcs font A N O formées par des couches écailleufes très-fines, qui font ruilees les unes fur les autres ; elles portent outre cela cinq ou fix plis longitudinaux , con- vexes & efpacés inégalement, qui fc m minent à quelque diftance des bords : quelquefois la valve intérieure en ert privée, mais cela n'arrive q'.ic quand elle eft étroitement fixée fur des corps dont la Curface eft lilfe, & dont la folidité s'eft oppofée 'd fon développement ; celle-ci cffre une grande échancrure finueufe audeftbus du fommet qui mr.nque à la valve fupérieure, laquelle eft boi:chée parune petite jjiéce oj cslloilfté tcftacée , de foru^ conique , & d'une circonf.-rence plus large à la bafe que celle de l'édiancrure. (. ette troifièmc pièce, que Linné n'avoit pas connue, lui fert à fc nxer fur les corps; c'eft par fon moyen (ju'ellc y eft fort^^ment attachée ; & fi elle a une (ois quitté prife , l'animal ne peut plus la fixer ; on trouve rarement cette troifième valve dans les coquilles des cabinets , parce qu'en détachant la coquille du rocher, elle y refte prefque tou;ours attachée. La charnière des deux grandes valves ne préfente aucune apparence de dents ni de ftrics , elle confifte en un ligament très-fort qui joint les deux grandes valves enfemble fans paroître à l'extérieur. La couleur de cette coquille eft fauve , roulTe eu blanchâtre au dehors , elle eft nacrée inté- rieurement , & on y diftingue quelquefois une teinte verdâtre ou pourprée très légère, fes bords font minces & plus colorés que le difque. VAnomie pelure d'oignon préfente plufieurs variétés remarquables , celle que nous venons de décrire eft la plus commune , mais on en voit dont la valve fiiperieure eft ridée eu bullce comme les teuillcs de chou, & d'autres dont la fupcrficie eft lille & luifante. Cette coquille eft très-commune fur les côtes de la mer Méditerranée, on la trouve aufti fur celles de la Bretagne & de l'Angleterre ; on mange dans le Languedoc l'animal qui y eft contenu , & on en préfère le goût à celui des huitres. Ces coquilles font ordinairement grouppées plufieurs enleitible fur les rochers , fur lesferpulcs, & les gros coquillages qui vivent à une certr.ine dif- tance des côtes ; e'ics s'attachent aufti fur les bois flottans & fur les racines des fucus : on a remarqué (|ue ce font ces dernières qui parvien- nent à la plus grande grofteur. 6. Anomie ponfluée. Anomia punflata ; CHEMNIT7.. Arumia tefla orbiculari cornea , valvulit utrinqu* diverfi m.ide punflalis ; NoB. Anomia , tefla orbicuUri Jul-iliJJîma , cornea , fra- gilijfima , altéra valvula perforata & punfi.ua punftis inl'ufis iXCêivaiis , alte-a conrexiore purdaia p:infHs cLvatis jeu eminer.tibus ; MaRTINI, con.hyt, vol, S pag, 88 , lab. jy , p^, fiçS. Die puRtlirie Aiiomic i par les Allemandi, DtsCRIPTIONi A N O DssCRrt'TION. Le feul auteur qui nit parlé de cette Anomie efl M Chemnitz , qui dit qu'i^Ue eil de l'ile de Féroë , & qu'on l'y trouve ordinairement attachée fur les coquilles des moules. Suivant la defcription de cet auteur, cette coquille eft orbiculaire , & elle a i'\x ou iept i'gnes de diamètre; fes valves font tranfpa- rentes & fî fragiles , qu'on ne peut prefque pas les toucher fans lescaîTer: elles font pon£îuées , niais la forme de fes points , & la inanière dont ils font rangés diiTérent dans les deux ; ceux ds l-a valve inTéricure font enfoncés & fembler.t péné- trer dans fa propre fubftance , de manière que, dans la partie intérieure de cette m£:me valve , ils font faillans , mais ils font difpofés fans ordre , ou du moins fans la moindre apparence de régu- larité. Les points de la valve fupérieure affectent dans leur diftribution une certaine régularité, fi ils font faillans fur la furface i'upérieure : l'ouver- ture de la bafe eft orbiculaire ou ovoide ; elle eft placée fous le fommet de la valve inférieure , il efi vraifemblable q-.'elle reçoit , comme les autres efpéces , un tubercule calleux , dont les fonaions font les mêmes. La couleur de cette coquille approche de celle de la con.e. 7. Akomte épinsufe. Anomlj aculeatii ; MuLLER. Aiwmia , ujl.i juhiotunda , fufcr'ion flnis bi:g'i- miiruiibus daiUaùs , verticè livi , pojlkc rccurvo ; IV'OB. Anomui , tefla , fubwtundj , .lat'.c.t.i , vfifice hvi , poJUcc rccurvo ; MuLLER. :^wl. Dan, prodr. fiig. 24P , num. 500 r. ^Anomia acideatu Mullcrl ; ChemNITZ, conchyl. vol. S , pag Ç2 , ub. yj , pg. --02. Die klarJh flaihluktc Arlomie ; par ks Alle- mands. Description. Cette coquille eft , fui vant ÎV1. Chemnitz, d'un très-petit volurnejfa forme eft orbiculaire, lé_;;èrcm;nt comprimée, & fes Ibinmets font recourbés en - dcffous ; fa valve ft}périeiire eft très- peu bombée; elle eft inarq .éc de ftries longitudinales dont le dos eft f;3rni d'épines très -fines & courtes, excepté vers le fommet , qui eft uni Si luifant : la valve inférieure eft plate , & marquée de porcs difpofés fur plufieurs rangs concentriques ; l'ouverture de la i;afe eft ovals com«ie dans les efpèces précé- dentes , & la charnière eft form.ée de niême; les bords de la valve fupérieure portent en avant quelques légères crénelures , qui font elles- mêmes terminées par tranjvtrfis fubt'dijjlmis firiju, margine cnnulaio; NdB. Anomiu undulatim jinata , te^a fulorblcttlala , vltem valvuLi plana , ler.ui , pe-forata , alicru tonvcxd fiibtHi£iir.è & dcnfijjlmc tr.mfvcrfalher , unduljtim longitudinaruer finis em'imnùortbus dif- tantlbus Prima , mar^rne crenuhio ; ChemnitZ , uncJiyl. vol. S, paz.SS, sub. 77, fig. 6pp. Die Vdlcnformi^ gefireifn Ancmie ; par les Allemands. Description. On trouve cette dçère dans ks mers de la Nonrège &: niên-.e dans la Mc- diterrance, fuivant M. CJi-mnitz; fa forme eA prefqiie orbiciilaire , & la valve de de.Tus eft très-bombée; elle eft converte extérieureinem par des Arles de deux iLrtes , dont les unes font longitudinales , & les aiitrts tranfverfes ; les premitres font les plus fortes, Se relTemble- Toient plutôt à des côtes convexe» qui fe pro- longent en ferpcntant depuis le fonimet jufqu'aux bords; les fécondes font très-fities Se trèt-ferrccs: on diftingne, dans l'intérieur de la valve convexe, les imprtnions des côtes cnduleiifcs, & fes bords font finement crénelés; la valve inférieure eil li^e, plate & fans ftries, k. fon ouverture, qui eft ovals &; grande,. relativement au volume de îa_ coquille, eft placée comme dans les autres efpèccs. La couleur de ccite valve eft blanche, îaadis que celle de de^Tus cft ordinairement colorée de rouge : fa charnière eft coinnie dans ies autres. io. Anomie pntelliforme. Anémia paldlijormis. LlNK. AnoïKÎ-a lejla convcxa o'.'r.t^ , r.ofiata fnbdiaphana, venice pofiico rccurvo letvi ; LlKN. fyfi. nar. p.t^. ji^i. — cjufd. fùiin. fuec. nun\ :Z2 , pjg. iiji. — MULLEU . ^00/. Dan. prodr. pjg. 24S , r.um. sppp. !\'cn>a afl. itpfil. vol. 1 , pjg. 4J , t.:b. } , fig. Anom'ia pattUifoimis ; MvLLtE , Dan. prodr. f/ig. 2tj8 , num. Joop* Anomia patcHiJormis Linr.si , Iffia fuborhiciilata , dmphana , r.iiidijjîir.ii , ah.ra valvu'.a coiivcyi (Iriatj; fliiii Jeu ccfiit aiflanlibiis , vtr/ice mitconaio ; atieiu ijnûtjre firiau , fraf,iii(ji;t::a ptrfoiaia ; Chemnitz, teiiciryl. vc! (i,p.yf.(ip / quée de ftries longitudinales , nombieufes 6f arrondies , lefqnelles font croifées par d'autres firies tranfverfes fi déliées, qu'on ne les ap'» perçoit que très- difficilement à la vue fimple ; que la pointe du fo.mmet eft obtufe , liflc & recourbée en «Icflbus; enfin, que la valve infé- rieure ert appliitie , tiès-li^e & très fragile , & qu'elle eftpeicée, prés de la bafc,par une ouver- ture dont la forme eft ovale. La figure de M. Chemni;2 , que nous avons citée , exprime quelques autres CiiTérences que la deftripiion do Linné n'a pas détaillées : i! paroît que la valve fupéricure déborde de prés de demi ligne fur la valve inférieure , ;et!e coquille- .ippridic du blanc fale. 12. Anomie peftiaée. Ar.omia pcdinata ; NOB, Afiom. ttjla ohhngA , convexiorc firi's lo.igiludi- naitbiis ramofif jùbimbriaitia ; NoB. Anopiia peSiirij, icjla oblonga , aUera valvula pla^ niiifcuh pcijoraia par.ijîii(a , ahtra convtxiore , longi- l'udinaliler ramc/o-lhiaia, llriis/ubimiricalis & Jijiia- mo/îs ; CriEMNlTZ , conchyl. vol. è , pag.^p , tal. y 6 .fig.CSp, (po. Diè kammariige Anomie i par les AUcniands. A NO De^CRlPTiOK. Cette coquille appartîeflt h la ' Méditerranée ; j'en polléde plufieurs individus qui me furent apportés de Nice par M. d'Aviliier , négociant de Bordeaux , dont l'amitié me fera toujours préciciife : elle fe trouve pareillement dni^s l'Océan Afiatique , & !a preuve que l'en ai, c'efi que j'en ai ramaiîé plufieurs valves féparée^ fur les rivages de rille-de-France. Cette coquille a ordinairement dix-huit lignes ■de ongneur, & fa largeur, près du bout anté- rieur, eft de do'jz3 à treize lignes , fa plus grande . profondeur cft de quatre lignes ; elle eû phw étroi- te prés d-: fotnmet Si fou bout ci\ a.rondi , iViais arqi'.é irrégulièrement. Sa valve fupérieure efi con- vexe & garnie de ftries longitudinales , qui fe divi- fent fi:r leur longueur en /l'autrcs pareilles , qr.i fe terminent également au bord des valves ; ces ftrJes font garnies de petites écailles tuilées qui font d'une grande fragilité , elles font plus nom- breufes" vers les bords , & il n'en refte ordinai- rement que les traces fur le difque &. près le fommet. La valve inférieure efl lilfe , plate ou arquée , fuivant la forme du corps fur lequel la -coquille eft attachée; l'orifice de la bafe eft ovale, -Il eft placé fous la charnière , & le ligament car- dinal prend naiOance fur fon h rd pcftéricur. La troifième valvule , qui fert d'opercule à l'i/rifice, eft conique , & fa bafe eft marquée de ftries très- fines îk radiées. Sa couleur eft blanche ou grife , je penfe que cela dépend beaucoup de l'endroit où cette coquille s'eft fixée dans la mer. M. Chemnitz croyo t que cette efpéce eft l'ana logue de celle que Linné a défignée fous le nom à'Anom'tj peflinatj , mais il eftdans l'erreur ; l'efpèce de Linné r/eft encore connue que dans l'état fofiile; j'en poffède plufieurs individus qui ont eftéiî^ive- ■jneni , près de la bafe , les deux orifices que Linaé A N O 7; a défignés , Se qui doivent, pour cette raifon , ap- partenir plutôt au genre des cranles qu'à celui des J'ai confervé à l'efpèce , que je viens de décrire , le nom à'Anom'ui pellina:a , par la raifon que l'efpèce de Linné dev.-.nt (ortir du genre des Anomies , ainfi que je viens de le dire , rien ne s'oppofe à employer pour celle ci une épithéte (lui lui convient encore mieux qu'à celle de cet auteur. ANC MIE A EEC DE PERROQUET. ( Toy^ç TÉRÉBRATULE BEC DE FeRROQUET. ) ANOMTEDE MAHON UNiE. ( A-yrr Tér)-- BRATULE LISSE.) ANOMÎE MAGELLANÎQUE STRIÉE. ( roy. TÉRÉBRATULE MAGELLAMQUE. ) ANOMIE SANS STRIES A TUYAUX LA- TÉRAUX. ( To; q FiSSVJRELLF LISSE ) ANOM E SCARABÉE, ou ANOMÎE AILÉE DE MAHON. ( Ti'jcî FissuREtLE cornée.) ANOMIE STRIÉE i.E LA .^:ÉD1TERRANÊE. ( Foyei TÉRÉBRATULE TETE DE SERPENT. ) ANOMÎE STRIÉE DE LA -MÉDITERRANÉE A. PETITS OREILLONS. ( Foy^^ Térebratule RABOTEUSE ) ANTALE. ( f'oyei Dentale Antale. ) AVTI-n ARRILLET. ( l\y<:~^ Bulyme Anti- Barrillet. ) ANTI - NONPAREILLE. ( Foye^ JBulvmb Anti-Nonpareil. ) lil Suite à rintroducfion de l'Hijhîrc Naturelle des Ccquilb^es Gfn-rf. dp. vers zoophitfs , (jiii a pour caraacrc une tige hrancliue & cornée , applatie à la haj'e ù couverte extérieu- rement de poils courts £• rudes , qui Jont enveloppés par une humeur gélatineufe , dans laquelle habitent des polypes tentacules. Des ovaires en forme de calice évafé ^ attachés fur la fu.hjlance cornée , Juivant M. Pallas. ESPECES. 1. An'tip. fenouil de mer. Tige très-branchue , rameaux Jet aces, planés à plnnnles décompofées, 2. Antip. éricoïde. Tige très-branchue , très-velue & noirâtre , rameaux cpars, ramifications Jubulalrcs & nombreufes. 3. Antip. plumeux. Tige très - branchiie & courbée , rameaux puînés , pinnidcs trcs-Jèrrces , fétacées & velues. 4. Antip. myrlophile. Tige très - branchue & courbée , rameaux épars & écartés, plnnules rares, fétacées , quelquefois ramifiées, J. Antip. éventai!. Tige plate & très-branchue, rameaux branchas Jiir deux côtés , & ii/fjs les uns aux antres en forme de réj'eau. 6. Antip. réticuluirc. Tige très-branchue , rameaux très- ferrés & fe collant les uns aux autres , les plus jeunes Jéiacés. 7. Antip. cyprès de mer. Tige fimple , très-longue & ondulée , rameaux nombreux , très-branchus & recourbés en jorme de panache. 8. Antip. bronzé. Tige fimple , très-rolde & bronfée , rameaux dicotomes , panlculés , & formant fur la tige une ligne Jplrale. ç. Antip. Dicotome. Tige droite , très-longue & d'.cotome. 10. Antip. rpiral. Tige très-fimple , menue , ondulée & Jplrale , garnie déplues Jurplufuurs rangs longitudinaux. 11. Antjp. triangulaire. Tige triangulaire, légèrement ondulée, rameaux rares , ramifications placées cnjplrak. A N T OBSERVATIONS GÉNÉRALES. M. P.lbs eft !s premier q.ii ait leparé du genre il-s gci-- gones , les ylmipates que tous les naturallks avoient auparavant confondu avec elles; le poit 6c la manière de croître étant conformes dans les deux genres, il eft vrail^mblnblej cjue faute d'oc- cafion pour les obferver dans la mer, ils auront pris les Aniipates pour des gorgones dépouillées accidentellement de leur écorce calcaire, ou les auront regardés comme des êtres douteux fur la nature defquels ils n'avoisnt pas encore affez de données pour prononcer. Cependant un examen fuivi de leur organifation manifefle bientôt la différence de leur nature, & on ne peut s'empê- cher d'être du feminient de .M. Pallas, quand on a comparé enfcmbie ces deux genres de produc- tions marines. Linné , quoiqu il ait travaillé fur les gorgones long-temps après M. Pallas, n'a pas jugé à propos d'adopter ce nouveau genre , i! a par- lifté à rapporter à celui des gorgones les Antipates qu'il corinoi/Toit , malgré les difîérences eilentielles qu'ils préf-'ntent, & les ob'ervations de M Pallas qu'il lui étoit fi fac.le d? conllater. Quelles que foient les raifons qui ont engagé C-' naturalifle à ne pas adopter ce nouveau genre , il eft cepen- dant certain que les deux efpèccs qu'il a décrites fous le nom Je ^orrop.ia ab'ics , & qu'il n'a confi- dérées que comme des vatiétés d'une feule cfpêce , font , même d'après l'a courte defcription , afl'ez différentes des gorgones, pour en être féparécs, & pour former à elles feules un genre nou- veau. Les méthodes ne font utiles que lorfqu'elles font conféquentcs , & fi les caraéîères généri- ques ne font pas rigoureux , s'ils admettent trop d'exceptions , leur ufage , au lieu de pré- fenter quelque utilité, conduira de grands abus. Cesconfidér3tions,qui ne fe préfentsront que trop fouvent, nous ont engagés à .^^!opter le genre de M. Pallas , ayant reconnu fur les Ar.tlp.itcs , qui fe trouvent au cabinet du roi . la vérité de leur caraflère générique , & l'exaclitude des defciip- lions de M. Pallas. Les Antipates font effeflivement très - voifins des gorgones , ils croKTent dans la mer & ils s'attachent de même par un applatilTement qui fe trouve à la bafe des tiges fur la furface des rochers ; leur tige eft également btanchuc & atténuée é ' ' A N T 77 ;e même iblement jufqu'à l'extré- mité des rameaux ; leur fubftance intérieure eft analogue à celle des gorgoties , elle eft formée de couches h melleufes, appliquées les unes fur les autres , d'une nature analogue à celle de la corne ; leur furface extérieure nourrit de polypes qui en font les ouvriers ; ainfi que dans les tor- gones , on trouve dans l'intérieur de leur fub- ftance cornée des teflacées paraHtes , comme des luiîtres , des anomies & des balanites , qui y ont été enveloppées psr Ton accroilTement fucceifif , & les rameaux de leurs tiges fe collent les uns .TJX au;. es de la mên-e manière qu'en î'obii.)vâ (ur les véritables gorgones. Toutes ces analogies ont alTurément ur.c gran- de valeur ; mais voici des différences qui ne font pas moins confidérables : premièrement , Il furface de la t ge cornée, eft lifTe ou ftriée dans les gorgones au-deiîbus de la ftibftance csl- caire dans laquelle les polypes font logis, elle eft au contraire conftamment piquée dans les Antip.ites , & liérifTée d'un duvet lude & court fur les vieilles tiges , lequel relTcmblc plutôt à des vrais picrjiians fur les extrémités des rameaux ; en fécond lica , leur fubftance cornée eft, en général, plus denfe & plus pefante que celle des gorgones, elle a moins de flexibilité, & eft beau- coup plus CiH'anie , elle eil plus tranfparente , & parcit même vitrée dans quclquesefpèccs; troifiè- mement , l'écorce extérieure que nous avons dit être calca re dans les gorgones, eft gélatineufe dans les Antipatcs , elle cfi plus épaifte fur les bouts des rameaux que fur fes branches ou fur le b.-.s des tiges , & fert de loge à leurs polypes. Cetîc première écorce étant d'une nature fuf- cepiible de putréfaftion ,' ne peut fe conferver dans les coUcélions, co^nme la couche ca'caMC des gorgones ; mais on voit fouvent des croûtes mu- qucufes fur quelques parties de leur furface , qui proviennent de fon de.l'échement , & qui fufnfent pour indiquer leur ongine, & établir l'analogie des efpèces où on les trouve , avec celles qui ont été obfervées vivantes par Rumphius & le comte Marfili. Ces auteurs difent que les polypes de ces efpèces font logés d.u;s cette humeur glai- reufe, qui eft vraifemblablement une de leurs fecretions, comme la fubftance calcaire eft une fecréiion propre aux polypes des gor(;ones , la* coquille aux vers teftaccs , & la bave'aux lim.i- ces ; fi on a diftiiiguè les limaces des hélices par la fcuk différence du teft calcaire & folide qui couvre le corps de ces dernières , comment pourroit-on fe rsfufer à féparer les Aniipntcs des gorgones , puifque quelques foient leurs analo- gies , elles ne peuvent être plus grandes que celles des limaces avec les vers des hélices .' Il eft donc évident que , malgré l'autorité de Linné , les Ar:!'pû!es forment un genre dans la fiinille des vers moilufqucs , diftincl de celui des gorgones , & que M. Palla; a été fondé à l'eii féparer. Suivant ce natui-alifle les Antipatcs pré- fentent encore un caraftère qui , s'il étoit dé- montré vrai , établiroit leur afîliiité avec les fertulaires d'une manière très - remarquable ; il confifte dans des efpèces de calices , dont la forme eft cylindrique , l'ouverture évaféc , la diree^tion courbée irrégulièrement, & la fubfbncc, cornée coniine celle des tiges qui leur fervent de fupport ; la partie par oîi ces petits calices leur font attachés eft épaisTe, mais les bords de leur évafement font l;ès - minces. M. Pallas penfe que ce font des organes piopres & effentiels aux Anttpaus , 7? A N T peut-être les fupports de leurs ovaires , plut*-î t que les cellules de quelques autres vers étrangers ; j c'eft la régularité de leur forme , bc celle de leur grsndeur dans ii-S différentes efpsces qui lui ont fait confidérer ces parties comme leur étant elun- tisîles, & par conls^iusnt indépendantcsdes atci- dens extérieurs. Quelque fb-t la confiance que nous accor- dons avec pbifir aux lumières de ce lavant ref- peftable , nous ne pouvons, dans ce cas ci, nous empêcher de faire connci:re nos doutes , &. lei jr.otifs fur lefqucls ils font fondés. Prer.\èrement toutes les efpéces que M. Palias a décrites n'of- fient point de ces calices, comme ^ela devroit être, fi ces parties étoiei;: eHentielles à leur nature j fecor:dement , ii nous a paru., fur celles que nous avons examiné au cabinet du roi, quelej psrties que M Paihs nomme des calyces , nefontefFe:- tivemen: que les fupports des glands de mer , qui , après avoir été attachés à kurs raiiieaux , en otn été féparés par accident ; nous avons cher- ché à nous 2iTt:rer de ce fait , en détachant avec effort quelques-uns de ceux qui y étoient encore adhérens , & nous avons reconnu , après leur féparation , que la partie fur laquelle In bafc du balanite avoit appt}yé , prèfentoit !a même forme nue celle fur qui il y en avoit eu précédemment, & que cette forme étoit la même que celle que RI. Pallas attribue à fes calices. Il nous a paru alors vraifemb'.able qu£ quelque accident de cette nature aura trompé ce natura- Tifte , &. on fera peut être de notre avis , quand on faura que la bafe de cette petite efpèce de bala- nite cft fùrnii en entonnoir , qu'elle eil même Jégèrement oblique , te manière qu'elle peut fe -fix.r fur la partie lolide des rameaux des Arjipjus , en confcrvant à l'animsl , qui y eft contenu , fa - Cîuation naturelle ; dès-lors on comprendra aifé- ir.ent que lorfque cette coquille s'attache fur les rameaux de VÀr.ii^-nr- ; elle intercepte le travail ^cs polypes dins le feiul point de fon adhérence, &cue les polypes jCcntiniiant à fe multiplier tout au tour, ils s'étendent dans tous les Icr.s , & fciTent par former une couche cornée fur la bafe du br.lanite , laquelle s'agrandit avec le temps , & finit par l'envelopper prcfque en entier; cette enveloppe cornée ayant plus d'épaiiTeur ptès de la bafe-qiie for toute la citconféience du balanite, puifqnc cette partie a été le plus .inciecnemen: recouverte , il eft évident que lorfque ces coquil- lages en font détachés , foit rvtturellcment , foit par accident , le bis d; ce ft.pport corné eft le fcul nui fiihfifie fur la tige ou fi.r les rameaux, en prilcnant la niotihire cx;.£le Ci cicnfc de la hile du gland de mer qui i'en cft détaché ^ c'cft cette partie qi:c no-.is fouj-çonrons que M. Pallr.s a p-ifj pour un organe propre à la rtgénéiaiinn des A^lip.vti , & dont la nature paroifa tout jmx moin» douccufc it quiconque aura esaminé le A N T fait avec attention; hors ces corps , notiJ n'aTwns rien vu fur les Anùpatts que l'on pyifTe comparer sux calices que M. Pallas a décrits , nous ne prè- fentons cependant ici notre fentiirent que comme un doute dont l'obfervation des AmlrJ'a vivans peut feule étarlirou détruire le fondement. \ oyez pour i'hilloire des polypes des Antipr.us , celle que nous donnerons des polypes des gcrgones, d'aptes les obfervations de M. Cavolini. I. AsTiPATE fenouil de mer. Ant'ipjthcs far.lcu'idcea ; PALL.4S. ^ni'ip. rjmcj-jp.ma , rjm'is fctaccis dcc- ptnrstis ; PallaS , rcoph. pjs:. 207. Faniculum m^innum ; AVMVW.. /urh. :om. 6,pjç. îoS , tab. So , f-g. S- Description. -Rumpliius eft le fcul auteur, avant M. PaLas, qui psroiiTe avoir parlé de cette efpèce , & en avoir donné une zffcz mauvaife defcripiion accompagnée d'urv^gore. Elle forme un petit arbriftean d'un pied de hauteur , dont les rwneaux font foibles , écartés &. très -épais. Sa tige principale ^ la grolTcur dune plutne à écrire , elle eft trè;-branchue & ramifiée dés la bafe ; fes rameaux . qui.ique placés fans ordre , font très-nombreux , & ils s'applatiflent en éventail; ils fontroides, iîétacés Ci ouverts , ils paroii^ent piimés à caufe des petites divifions qui nailîent des deux côtés , & qui y f«nt placées dans une fituatiôn alterne ou oppofée : la fubftance de la tige eft noirâtre & opaque , fa furface extérieure cft couverte d'ui» poil très-court & de la même couleur qu'elle. Quelques - uns de fes rameaux, qui paroift^ent rimipus , à caufa de leur courbure extraordi- naire , font aglutinés avec les ramaux voifins ; leur tégument extérieur rciïeinble à de la glaire delîéché &. coridenfée en plaques ; il paroii que cette matière avoit plus d'épaiireur fur les extré- mités des raineaux , elle y eft condenfée fur une de leurs faces fous la iortnc de p.tits tuber- citles, qui, lorfqiK: la tige cft fèche , font pa- roitrc les extrémités des rameaux nodulcux. M. Pallas trouva (^r cette erjcce de ce? pro- longcmens coniques , qu'il nomine inditlircm- ment fes calices ou fes ovaires ; ceux qu'il découvrit , étoient courts , cyl'ndri(|ues 6c prefque toujours placés dans les aiiTcles des r.-- meaux. Il eft rare , fuivant lui , de trouver , dans les concilions d'hiftoire naturelle, des échm- tillons entier» de cet Ariipju , ils ont ordinaire- ment perdu la plus grande partie de Ictirs rameaux ; mais on le reconnoit facilement fur le peu qiti en leftc , & ftir- tout par la muccfiié nodulcufc qui couvre la fup':rficie de fc^ rameaux. Il croit d^ns la Méditeriancc, & peut-être dant les- mers des 1 grwidc» Intl. S. A N T 2. Antipate crlcoide. j4ntipathis cncoides ; r ALLAS. Aritip. ramofiJfiin,i hifp'idil]l-i.i atra , mm-s fp.tr/îs , Kiinnlis ubique crebris fuhulatïs; Pall. ^copà. p.:;. SLOS. Cuprcfus mjrhtjpriir; RuMPH. /icrb. tom. 6 , pag. 20y. Description. La tige d? celui-ci a la même hauteur qne celle de l'clpèce précédente , elle ert noiiitre, mais beaucoup plus épailTe & plus garni? que l'autre ; fis rameaux s'étendent beau- coup fur les côtés , & ils paroiffent hériffés d'épines au premier coup-dœil. Ils l'on-parlémés- fans ordre fur la tige principale , ils font d'une lon- gueur inégale, & qi.-,c;uefois oppofés : ils s'éren- denthorilbntalement en formant des angles droits avec elle ; ils font grêles , quelquefois divifés , - mais toujours parfemés de iilets courts Si. écartés à angles droits , dont quelques - uns font dilli- qucs , tandis que les autres fe fubdivifc^t en d'autres encore plus petits. La fiibftance de \\4p.- ûp.ite éricoide eft opaque & fragile , fa fuperficie eft par- tout hérilfée de poils courts & noirs qui la rendent raboteufc. M. Pallas qi:i a vu en dif- férentes occafions pUifieurs indivld'is de cette e(\,èce , n'a pu y découvrir des calices , ce qui paroît favorable à notre femiinent. Il vit dans rOcéan Aiiati^ue. 3. Antipate plumcux. Antipathes pcnnacea ; PaLLAS. Ant!p. ramofa fubincurvj. , rarnis pcnn.itis , pin- nulis fetaceis crcbsrrïmis hifpidis ; PallaS , :^ciph. ■pue,, zog. Pcuciics prirn^; AldrOVAND. muf. pj^. S^P , Accahaar mtturutm , ftu eiica marina ci.-ij'.t , HUMPH. kab. ton:. C , f.-'^. 20^. Descriptio:-'. La hafe de celui ci , par où il s'attache fur les corps folicies , forme un appla- tiffement affez confidérabie, noir intérieurement , gris & raboteux au dehcis, femblable à- celui des tijes des gorgones; elle fo-jtient phifuurs tiges roides, de pius d'un pied de hauteur, qui font •ordinairement inclinées d'un même côté, & pour- vues de pinniiles inégales & diftribuées fur deux faces qui les font reflembler à des plumes : ces tiges, de nvétne que les pinnules , font garnies d'un ditvet laineux & gtifarre qui s'étc-nd fur îoute leur fuperficie ; les pinnules font nombreu- fes 5 funples, fines comme des cheveux , par;!l- léles 8c flexibles ; h fubflance des tiges efi très- noire & cafi'anie, quand le duvet extérieuT a ! été enlevé ; Runiphius di't que les î-ges noircif- j fent à niefure qu'elles fe defféchent-, & qu'elles j acquièrent de la dur. té en propoition : cet auteur i ajoute que loi (qu'on rei re cet Ar.ùpuic de la mer, j îuute fa fuperficie , tant celle di'S liges que des [ A N' r 7P' pinnules ert coRvcr c d'une mucofité r.Iiondanta & épailTe, qui excite des déjnangeaifonsaux mains de ceux qui la touchent ; ces dcmangeaifons font vraifeinblabkinent analogues à celles qu'oeea- fionne le contaél des mèdufes ,& de quelques autres vers marins. Nous avons comparé la defcriptton de M. Pallas' aux individus de cette efpèce, qui fe trouvent an cabinet du roi, & nous l'avons trouvée très-exaéle; nous obferve-rons feulement que les prétendus calices de cet auteur i-.e fe trouvent pas plus fur' cette efpèce , que fur VAntipate éricoide ; elle vit dans l'Océan Afiatique : les individus du cabi- net du loi ont été envojés des iles Moluques , par feu M, Poivre , siàcicn intendant de L'iile-de- France. 4. Antipate myriophille. Af.lipat/.cs myriophi/a ; PaLLAS. Antip. incurva rajr.jl'jjlm.t, piiu:uliitâquc , ramis [parfis divaricatis , piiuiu/is jaîiuj^uLs jctacàs ; Pallas, \0»(>h. p.tg. zio. Ericcz facte frutcx marirsus ; ClUS. exo:. l. ^ , cap,, f. Myâophillwr.ind:cumrarrzof:[fmum;?£i:iV.piioph. L'nhcpliyium fufcum , fuhhirfutum , tamis icnuif' fiine divifis ù- fubdivifu ; I3r£YN , piodr. 2 , p. î;-. — " icon. p. ^y, tûb. 2p, Erica jn.iri.:a tennis ; RuMPH. hub. tom. 6 , pag. 20^. Description. Celui-ci repréfente un pet!;' arbriileau de près d'un pied & demi de hauteur, dont les tiges partent de la bafe , & (oat fubdi- vifées en îier.ucot;p dé rameaux didiibués fanS' ordre & diverfthietJt inclinés : fa hafe forme un' empaîcuient f^mblable à celui de Tefpéce pré- cédente ; les tiges qu'e!î-c foiitient font- noires , roides , inaiscombies ; leurs rameaux font placés- fans ord;e, & leurs divifions font très-ouvertes & écartées : toute leur furface extérieure , ainfi ■ que celle des tiges , eft couverte de poils gri-- fàîres & durs , qui la rendent raboteufe ; les pin- ni:iés des dernières divifions foi.t féracécs , rates- & altsrwativcment dlftiques , elles font le plus ■ fouvent combles dans le même fens q::e les- rameaux , & leur c(5ncavité eft' fenfiblement. velue , leur fiice cocivexe foutieni ordinairement dispinaules qui y font placées comme les dents d'un' peigne , mais dans un plan oblique relative- ment à celui deii rameaux, f.l. Pallas dit que cette' efpèce e!l pourvue de calices quiont la forme de' petites cotipes , qu'ils font rares, & attachés fur' les côiés des rameaux par leur bord; il ajoute' que ces calices font raboteiix-cxtérieurement, & potiières du côté oppofé au point de leur adhé- rence aux rameaux Suivant lui , il n'efl pas rare ' de rencon'rer fur cette efpèce de petits balanites-' encore adhcrens, Si même l'huitre feuille. I-iou^" go A NT ajouterons aux obfervations de cet auteur que les individus que nous avons examinss dani le cabinet du roi font dans le même cas , que les glands de mer qui y font attachis font recouverts exté- rieurement par une couche mince de la propre fubftance cornée des rameaux , & qu'en ayant détaché quelques-uns, le point de leur attache qui étoit relié adhérent aux tiges, formoit des petites CQupes faillantes , parfaitement fcmblables à celles que M.Pallasa décrites, comme les ovaiies de ceue efpécc. Suivant Rnmphius , VAntipjtc myrlophîlk eft couvert de mucofité, quand il fort de la mer , & on le pèche, fuivant lui , dans le golfe de l'Océan Afiatique. Les individus du cabinet du roi font de la mer des Indes. M. Pallas foupçonne qu'on en trouve aufli dans les mers de l'Amérique. 5. Antipate éventail. Antipathes fljbcllum ; Pallas. Anùp. explanatj. t^mof.Jfima fubdiv'ifa , ramulis Hfa.'iam ramajîs ralculatin :olixrcntihi:s ; Pallas, ^ooph. pjg. m. Erkliiu> , <|an> l'Ociin Afwtiquc. A N T 6. AkTIPaTE réticulaire. .4r.tipjth.ts (Idth.r^ta ; PalLAS. Antipathts , rarr.ofijjtmit iniricau , rsmuUs confufj ubique cojUfccntibuj , junioribus fetdcc'u ; PaLlA , lOOpk. pjg. 2(2. Antipathes fpinofa , exilis rel'iculats , arbo^td indicj; dut ant-pathis exilis dfpuUthoUcs; BOCCON E , muf. iidl. pdg. z^p, tdb, g. Fnuiculiis manr.us ajperiufculus , ramuHs fxrd- Idceis , fpinuits exeur.tibus ; MoRJS. hijl, p. ùji , fccl. If, idb. 10 , num. ^8, Ifis fiexilis fniticofd , caule ftibdivifo , rdtnulis fetdcâs jlridiis , undique prominenlibus ; hmïi. f'Oit. clif. p. 47p. num. 2. Description". Cette efpèce a , comme les efpéces précédentes , une tige fcm':lable à celle d un petit arbriiTeau -, mais on la trouve de deux manières, tantôt elle a un pied de hauteur, & fcs rameaux font peu nombreux , d'autrefois elle n'.i que fix pouces , & fes rameaux font en grand nombre & ferres ; cans ces deux cas , c'. ft toujours la même efpèce , fes 1 ranches font roides , difpofécs fans ordre, & elles forment une tète arroniie. Sa tige piincipale commence à fe ramifier dès la bafe , fes branches fe ratni- fient à leur tour à des efpaces très - r.ippto- chés, elles fournilTent des rameaux écartés , d'au- très courbes, ik engcnéial fi mêlés les uns dans les autres , qu'il en n. it de la confufion ; ces rameaux fe collant les uns aux autres au fno\en d'autres divifior.s er.core plus menues qi:c les premières qui font alternes ou bien tournées d'un même côté. Les dernières divifions des rameaux font très- fines , elles font éparfes fur toute la fuperficie du zoophte ; la fubftincc de fa tige cil noire & raLoteufe , mais l'exirém-té des ra- mearx eft brune ; elle eft outre cela plus vcliiC que le tronc principal : les calices dt- cette efpèce ont , fuivant .M. Pallas , la forme d'une corne de bœuf, ils font aitach's aux branches par leur pointe , & les bord» ds leur ouveniue font amin- cis , quoique légèreincnt arqués près de la bafe ; leur diicéVion approche de la perpendiculaire. M. Pal'as 3 aiifli obfervé fur cette efpcce d^s glands de mer & même des niilleporcs adliércnies .1UX tiges , qui ayant été iivcruftées par imc couche extérieure de la fi;L:1ance corr.éo, s'y ticuvcient enfermées en totalité , & y for.Toicnt dt.^ lœuds trts-n.arqués. V Antipate reticulairc vil dar.s l'Océan Afiatiq-.ie. ". Ant PATE cyprès marin. Antipathes ciip'ejjiii.: ; P;»lias. Ar.iip, tnr.co (nr.pU.i li>n^i£imj fitxuofo , r.imu':^ confems rccwvis , panicuUto rair.ojîjîmit ; Palias , Cupre£us niann.t a!ura ; RV-MPH. I:e:b. t.i!-. 6, pag. 30 j , tdb. So,jig. >. t*/- (■n.-. A N T Cuprejfus méir'ma ; Seba , thcf. vol. j , tah, loS , num. I. Gorgonia ah'us ( var. refia ) paniculaU ramis rtcun'jiii ; LltiH. jyj}. nar. pa . nço. Zee cyprejs ; par les HoUandcis. Description. Les plus grands que M. Pallas ait vus avoient plus de deux pieds de kmgueur, quoique le I.ms de leur tige ne fût pas plus gros que la plume dun cygne ; mais nous devons avertir que cette gruideur n'eil pas ordinaire : ceux qui font au c. binet du roi ont tout au plus treize ou quatorze pouces. Leur tige principale ert roide , Oidipaiieiuint elle eÛ fimple . rai t ment bifide ou inhde ; elle eft légèrement ondui e &. fa grolT-.ur diminue inleiifibiement à mefure qu'e'le apprcclie du fommet : fes rameaux font t és- ccanés , ceux de la bafe font rart^ment entiers, ils ne commencent à former un panache que quelques poi.ces pius haut. La ferme de ce panache vjrie , il reHlmble quelquefois à rn thyr'iï compaiît , oblong & prefque cylindrique , qui tft coi:i,)ofé de rameaux difpofes f^ns ordre, & très-ptés les uiiS des autres , quelquefois les rameaux former, t , par leur ecanement, une ligne fpirale qm fe prolonge depuis la bafe iufqu'au fommet de la tige, fî leurs point. s font recour- bées & pendantes vers le biS ; enfin , ces rameaux ne font bianchus que fur la face firpérieure , i>: leurs dernières divifions font auiïi fine;, que la foie d'un porc : louie la fuperticie eu cyprès marin eft couverte d'un duvet grifàtre , mais c'eft fur les extréin tés de fes dernières divifions qu'on en juge avec plus de f.icilué, il y e9i plus épais & mieux marqué qu'ailleurs. La fobftance de fa tige eft très caifante; lorfqu'elle a éié dé- pouillée de fon duvet , on voit que fa couleur efl la même que celle des autres efpéces. M. Pallas dit que fes calices font très-confîdé- rables ; ceux du tronc lui onr paru avoir la groflcur d'une plume ordinaire , tandis que ceux des rameaux étoient beaucoup plus petit;,, plus courts , cylindriques & légèrement turbines. Leur direftion n'ctoit pas confiante , les uns étoient courbés en dehors, la courbure des autres étoit vers l'intérieur des tiges ; d'ai'tres étoient droits, il en vit même quelques-uns qui paroiflbient tordus fur les tiges. M. Pallas n'j jamais trouvé des glands de mer ni d'autres teftacécs .,tta- cl1é^ fur cette efpèce : noi.s avons été plus heueux que lui; c ux ('il cabinet du roi ont des glands de mer mais nous pn , ils ont été envoyés H^Hoire N^urdie, Tome VI, V ca. A N T ?i par feu M. poivre ; de France. ancien intendant de l'Ifle 8 Antipate bronzé. An/ipjtiS anca ; NOB. Anl'p. oncha.cea , anea lavU , trunco JimpUci rifidilJimo , lamh fpn.iincr fp'irfis dkhotomis pani- cuLiiis ; Pallas ,' [ccph. pag. 21^. Gorgoniu i:nea pMiicidata culrno flexutfo , ramis altérais confenis dxhotomis ; LiNN, fyjl. nat. pag. /2pO. RUMPH. herb. tom. 6 , pag. 227 , tab. So i fie- 2- Seba , muf. vol. j, tab. 100, fig. 17 , ig. Description. Sa tige a près d'un pied de hau- teur; e le cfl très roide , d'une fubftanc olivâtre pefan e , tiés-folia!d. Ital. p. 3.^0, Liiophyionnigritmfetacetiin cinumvtilutuni; ToU»- NEF. ir.fl. p. ,7^. F'a'.m-juncus apgiiirius ; RuMPH. /lerb. ton. 6 , pag. !02 , ub, y 8 , r. Tali-arpj, feu Jums .iquatUis ; Valekt. InJ. 7 , Mb, j2, n,£. -^ * Accaiaar-u/ar ; par Ici liaMians de J^'Ialaca. Zfciouw. par les Holianjois. A N T Description. Celui - ci e-^r.fifle en une tige fimpic , & très -longue , de la groffeur d'une plume à écrire ; elle eft cylindrique fur toute fa longueur , prefque ondulée pies de la bafe » tordue en fpirale , & lentement atténuée VC'S le haut : fa furtace, quoique luifanta, cft hériiTce par pUifieurs rangs longitudinaux de points fail- îans, ou de petites épines; fa fubftance eft noi- râtre, elle a la confiil&nce de la corne, prefque autant de roideur , mais elle eft caflante ; un tuyau médullaire fe prolonge au centre de fa tige, depuis la bafe jufqu'au bout de l'exiréniité oppofce. Rumphius,quiobferva cette efpèce dans l'Océan Aliatique , dit qu'elle y acquiert nifqu'a cinq pieds de longueur , quoique fa grtffeur ne furpaffo jamais celle d'une p!urne à écrire ; qu'elle eft ridée extérieurement & garnie de petites épines , qui, lorfqu'ellesont été enievées , laiffcnt paroi- tre la fubftance noire & intériei:re de la tige : fa bafe , qni'eft large & applatie , s'attadie ordinai- rement fur les tas de cailloux ; fa tige eft fi foible, qu'tlle ne peut fe foutenir droite, d'où il arrive que l'on trcu.'e quelquefois fon extrémité fupc- rieure recourbée & collée conue la bafe. On voit par cette defcription que l'efjjèce afiatique ne diflere pas eflentiel'ement de celL- de la Mé- diterranée, & qu'on peut tout au plus laconfidérer comme une fimple variété plus développée. Oa la pêche, fuivant Rumphius , dans !a baie d'Am- boinc : fel&n M. Pallas , on la trouve aufti daa« la mer de Norwège. II. Anîipate triangtilaire. Aittlpatcs triijuetr^ ; Nos. Ant'ip. fubfiexuofn , nniis raris , ramulls fiw tidibiis triquetris ; NoB. Description. Cette efpèce n'a été encore décrire par perfonne ; il en exiftedeux individus au cabinet du toi , qui , quoique dans une mau- vaife coiifcrvation , prouvent allez qu'ils appar- tiennent à une efpèce différcme oie toutes celles tfue nous avons décrites d'après M. Pallas. Sa tige eft fiinple & de la groftcur du petit doigt; fa longueur, quoique tronquée aux deux bouts, eft d'environ feize pouces; &, à en juger par l'aniin- cirtcinent dj la tige , qui a lieu fur toute cette loflgiieur , il eft poft"ible qu'elle s'alongc à un tiers de plus. Ses rameaux font au nombre de trois ou de quatre, ils font courbes intgalcnieiit 6i irrégiilicrs ; leur foi me , ainfi que celle de la tige principale, eft inégale & iriangulairc, & orr appercoit fur la crête des angles qui décrivent une fpirale autour de la tige & des rameaux , des imprcftl.'us aiï'cz ferrées, qui défigncnt les pinnulcs dont les angles étoient garnis, & dent il reftc en quelques endroits une lalllic d'un quart de ligne ; toute fa fupcifiue cfl hérilire A N T 3e jJoîlï bfuns ; foldes & courts , fur lefquels on voit par intervalles des croûtes muqueufes qui Its couvrent en partie. La fubftance de cette eCpéce eft lamelleufe , dure , pefante &: noire ; la couleur de chaque lame , regardée à travers le jour , eft ipuffe , & femblableà la corne, que l'on nomme A NT si: corne hlonde dans le commerce. Cette efpèce a été envoyée au cabinet du roi par feu M. Poivre : elle croit dans les parages de l'Ile de Luçon , autrement dite ManÙk. APAN, ( Voyci PiNNE Apan. ) Suite à Vlntroducllon de THlJîoïre Jfamrelle des CoquîlLiges. APHRODiTE ou Chenille de mer. Jphroaiu ; Linn. fyjl. nai. pag. 1084. Gr.yKK DES VF.KS MOLLUSQUES , c/ui ont four caractère un corps long (S* rampant y le dos couvert d^ccaillcs , des pieds nombreux , garnis de poils , la bouche placée fur le bout antérieur , 6" pourvue d'une trompe cylindrique & mobile, deux tentacules articules ( fuivant Muller ) en forme d'alêne , placés à coté de la bouche. ESPÈCES. 1. AprfR. hérifTée. Corps ovale , hériffé de poils plqunns. 2. Aphr. à longue trompe. Corps écailleux , trompe cylindrique longue , crénelée fur le bord. 3. Aphr. filandieufe. Corps prefque cylindrique & blanc , dos légèrement applati , oni^e éaùlks dorj'ales & trente- ùnq pieds de chaque coté. ^. Aphr. ponduée. Corps oblong, dou^e /cailles dorfales, ponUuéeSy & vingt- cinqpieds de chaque coté. j-. Aphp.. lepidot». Corps oblong & comprimé , bande longitudinale fur le dos , quatorze écailles dorfales & trente -fix pieds de chaque côté. 6. Aphr. raboteufe. Corps légèrement convexe & pointu en arrière , quinze écailles dorfales raboteufes , & trente - quatre pieds de chaque côté, 7. Aphr. ciireufe. Corps pointu en arrière , quin^t écailles dorfales lijfes , trente-ftx ou trente fept pieds de chaque côté, 8. Aphk. p-.gmce. Corps oblong & verdâtre , cinquante- (tx écailles doifales & quarante - huit pieds de chaque côté. p. AfJiR. fcolopcndre. Corps long & blanc , cinquante-fx écailles dorfales & Joixante - pieds ât chaque coté. V^^ A P H OBSERVATIONS GÉNÉRALES. Les efpèces de ce genre vivent toutes dans la mer ; on n'en connoît point de terreAres ni de fluviatiles ; de- là vient qu'on eiï fi peu inftruit fur tout ce qui regarde la manière de vivre , les fonctions & la génération de es animaux. On fait , à la vérité, que les fexes font féparés dans quelques efpèces , & que ces efpèces font ovip;ires ; mais cette oLfer- vation , qu'on n'a pu encore vérifier fur toutes celles de ce genre , permet-elle d'en fuppofer la généralité ? On trouve ordinairemetit les Apkro- ditcs parmi les tas de fucus & autres productions marines que la mer rejette fur les côies , fur les grouppesde madrépores qu'on pèche à une certaine profoiîdeiir , fur les huitres & autres coquill.;gei , à fui face raboteufe , qui vivent dans le fond des eaux. Les plus grolfï-s efpèces paroilfent fe nourrir de coquillages dont on trouve quelquefois les frag- mens dans leur eilomac ; mais on ne peut fup- pofer la m«ne nourriture aux plus petites , \ u la moUeife de leur trompe , fa fineffe & fon peu de foiidlté ; il eit vraifemblable , il eft même fiir de quelque-unes , qu'elles piquent au moyen de cet org.nc, le corps des autres vers marins, qu'elles les avalent riuand ils font petits, ou s'en appro- prient la fubftacce par une véritable fuccinn , quand le volume de leur corps eft trop confi(Jé- rable. Nous avons cru devoir féparer de ce genre quelques efpèces que M Pallasy avoit fr.it entrer , que nous avons décrites fous le mot générique aAmphlnomc ; on peut voir à ce mot les raifons qui nous ont déterminés à ce changement. La pre- mière efpèce du genre des Âphrodites , celle que nous avons décrite fous le nom A'Afhwdite hérilTée , efl la feule qui foit privée des écailles doriales , que nous regardons comme le principal caradère de ce genre. Nous l'y avons laiiTée, pour ne pas trop multiplier les genres, quoique nous conventions qu'elle eft effeniiei le uientdiftinfte des Aphodritcs , & que nous foupçonnions ruêtne qu'elle fe rappr^ che davantage du genre d«s am- phinomes. Se fur-tout de l'amphinoine chevelue, que de tout autre ver moUufque connu. I. Aphrodite hérUTée. 'Aph'odila acvicatd; LlNN. Aphroaita ovaiis hirfut.j , acule.iia ; LiNN. fyfl. nar. pag. 1084, num. 1. — tjufd. fiun. fucc. edit, 3 , num, 21 Q g. Verm'is aurais o'.lg. JaCOB. a^. havn. vol. J , vag. 88 , tab. 18. Phy faits ; SvAMMERD. bibl. nat. pag, poî, tab. 10, fig. 8 , 16. Hijhix marina ; Redi , obferv. anhn. viv. int. V. vol. J , pag. 2j6 , tom. 2j, Eruca marina gryfeo fufca ; BaRREL. kon. tab. 1284. Eruca marina , h-firlx ma.'mj diéla i LlKCK. ihiol, I , pag, gj , num. 4p, A P H «r, ] Eruca marina; MoLLiyzvX , aÛ, angl. vol.iy, I num. 2if , pag. 40^. I Mus mannus ; DaLES , hlfl. ôj-harvick , p.:g, ' 304. — l' DATES , nat. hijl. irdland. ,J2. GrU;:nïr, £cl. nid--of. 3 , pa£. /p. Fudendum regale ; COLUMNA, ccphr. 2/ , tab. tg. Eruca marina ; Seb, thef. vol. 1 , tab ^y , fg. j , . tab. ço , fig. i ,2, vol. j , tab. 3 , fig. 7 , 8. Aphrodita ovaiis hirfuta aculcata ; Bast. opufc. fubj. pan. 2, pag. 6 2, tab. 6 , fig. 1 , 2. j Aphrodi(a aculeala ; Pall. m^fc. ^ool. pag. yp, ; '"b. 7> fis- ' ' >3- j Aphrodita ûcideata , ovaiis, hirfuta ; MULL. lool. I Dan. prodr.pag. 21S, num. 264.1 , PennANT, british. \ looL vcl. 4 , pag. 44 , tab 23 , fig. 2,. \ Sea. moiife , cphreidlta acuLated ; par les Anglois. Chenille de mer ; par les François. Description. Ce ver eft le plus brillant da tous ceux qui vivent dans la mer; fon corps eft ovale -i alongé aux deux extrémités , mais celle de dev?.nt eft plus arrondie que l'autre ; fa lon- gueur totale eft ordinairement de quatre à cinq pouces, fa largeur d'un pouce à quinze lignes: liafter en a vu qui avoient jufqu'à fept pouces de longueur , &. dont la largeur étoit d'un pouce &demi ; la peau qui recouvre le dos eft granulée dans cette efpèce comme celle des chiens de mer, elle eft hérilfée de poils brillans comme de la foie , dont la direftion eft vers le haut du dos. Elle a de chaque côté du corps deux bandes lon- gitudinales d; poils ferrés, dont les couleurs font très- vives & refplendiftantes. Quand l'animal eft expofé au foleil , l'or , l'azur & le violet y bril- lent dans tout leur éclat ; la partie inférieure de Ion corps eft ridée par des filions tranfverfes, & on compte fur les côtés quarante ou quarante- un tubercules , dont les plus confidérables fonr placés vers la partie moyenne du corps , & les moindres aux deux extrémités : fa bouche efè placée à l'extrémité antérieure ; on reconneit , au moyen d'une loupe , qu'elle eft veloutée d'un duvet très - fin ; les deux premiers rangs de tubercules paroiftenf placés dans la carité même de fon ouverture , ou tout au moins fur fes bords, ils font dénués do poils & des appen- dices charnus qui accompagnent les autres. La troifième paire commence à produire des poils très-courts , & les appendices charnus à deve- nir plus larges ; c'eft entre la féconde & la troifième paire de tubercules que les anten- nes prennent nailfance , elles font charnues , articulées , & ont la forme f'une alêne : leur lon- gueur eft de trois à quatre lignes ; elles appuient fur un autre tubercule arrondi, d'où il n>;it , di» coté du c^os, une petite languette charnue ; l'anus eft placé à la pointe de la partie poftérieure dC inférieure du coips. Les tubercules, que nous avon? dit être placés fur les côtés du corps de cet animal , font des 8(? A P H vcritables pieds; chacun d'e;ix eft partagé en trois parties , qui font g;;rnics de poils très- noirs, roides & brillans: fi on examine au-microfcope ciiacjnc àc ces divifions , on voit que le rang le plus près du A'entre eft formé de trois poils roides , plus gros & plus longs que les autres, &. qu'ils font difpofés en triangle ; que ceux du rang du milieu fcnt conipofis de fept poils plus courts & plus menus que les autres, 6i qu'ils font difpofés fur une ligne ; que ceux du trcifième rang forment iinc ligne demi-circulaire de neuf poils, dont les trois premiers , les plus voifins du ventre , font les plus courts : d'où il réfulte que chaque petit tubercule étant cojnpofc de dix-neuf poils , chaque gros tubercule étant tornié par trois di ceax-ci , n'en a pas moins de cinquante-fept ; en multi- pliant ce produit par fi ixante quatre , qui eft le nombre des grus tubercules , on voit que celui des poils des tubercules feuls iroit au nombre de trois jnille fix cents quarante-huit. Le célèbre Pallas n'admet pas le calcul de Bafter , parce qu'il a remarqué que tous les tubercules n'ont pas le même nombre de poils, que leur nombre dimi- nue depuis kl virigiièiiic paire jufqifà la trentième ; ce n'eft pas en cela feul qu'il n'eft pas d'accord avec cet auteur refpeflable. Bafter n'a compté que trente-deux paires de tubercules, faute d'avoir compris dans ce nombre celles qui terminent le «orps en arrière ,qui font, à lavérité, très-p.iites , & avoir négligé de même les deux premières paires fituées près de la bouche ; mais ils con- viennent enfemble dans la pofuton des appen- dices mous & charni.s, qui on: la forme d'autant rie petits crochets, & qui font fitués ande/Tou^ de chaque tubercule dans la direiftion du ventre. Malgré la fagacité de tels obfervateurs , on n'a pu s'aifurer encore s'il exirte fur le corps de cet animal quilqu'ouverture d^Hinie aux organes de 4a génération : Palissa tenié vainement cette re- cherche ; il dit même que dani la (j'ilon eu le corps des femelles regorge d'œuf- , nageant dans la limphe , 6c celui des mâles de matière fcminale, il n'a pu en faire fortir une goutrc par une com- prelfion ménagée, ni par la bouche , ni par l'anus ; il obfervc cependant que parmi les individus qu'on lui apportoit vivans de la mer, à la même époque, il s'en renconircit pluficurs qui s'étoicnt déjà évacués, fans qu'il pût découvrir fur leur corps aucune indice de léfion, ni aucune autre iflTue , hors Cïllcs de la bouche ou de l'anus. Suivant n?.i'>er , V Aphrodite hériffée a la faculté do retirer da;is riniérieur du corps les tubercules .qui lui fervint de pieds, & cette contraîlion crt même quelquefois fi forte , qu'on ne peut apper- cevoir ;.:ors les cxtiémités des poils qui les gar- mîT^in; il ajoute qu'elle pciu aufll , en les épan- iiouiiïani , leur donner une longueur de litiit lignes, l'all.u a joint l'auntomic complète de cette efpècc à fa defciii)tion. On petit la confulter dans l'oti- viage de cet auteur, qui a pour titre : J'.ill, A P H KÎ/ccllaneaioologica,in-^°. cum/ipini ,i..:r,~ ^omimm 1766. V Aphrodite hhiiïcsVix dans l'Océan Européen , depuis le Groenland jufques dans la Méditerra- née ; c'cft principalement en été qu'on peut fe la procurer ; elle cft plus rare dans le» autres faifons. 2. Aphrodite longue trompe. j4phrodiu longirojha. Aphr. fquamatj , ore cylindrico exferlo apcrturd crtnatJ. ; NOB. Aphrod'iij. p:dunculat.% ; Bp.IT. lool. p.i^. ^r . I tjl'. 2^ , r,ui!:. 27. Description. Sa longueur étant de dix-fgpt lignes , fa largeur eft de trois ; fa forme cft oblon- gue, & fon extrémité poftéricure arrondie ; le do» eft couvert de deux r;ings d'écaillés alternes, dont on ignorer le nombre : fi la figure citée par M. Pen- nant eft exaéle , il y en auroit neuf de chaque côté; les pieds paroilTent être depuis vingt -fix julqu'.! vingt-huit de chaque côté, mais on nccon- noit ni leur flruflure ni la difpofition des poils dont ils font munis : fon caraélére principal réfide dans fa trompe, qui a près de quatre lignes de longueur , fur une largeur plus de la moitié moindre ; elle eft tubulée , &. l'ouverture en eft crénelée : l'auteur de la zoologie britannique eft le feul qui en ait parlé, & quoiqu'il n'ait point ajouté de defcrlption .î la figure qu'il en a donnée , j'ai cru en devoir parler ici pour engager les natura- iiftes de l'Angleterre à coinpléter fon hiftoire. Elle vit fur les rivages de l'Angleterre. 3. Aphrodite filandreiife. Aphrodit.i jilameniofi. AphreJ'.u icrcs dcprcffîufcuh altiJ,: , fjujmis utrhiquc 11, pcJibufjut jj- ; NOB. Aplirodita cirroja ; PallaS , rnijcill. ^ool. pag. pô , tjb. S , num. j , 6. Description. Cette efpècc a tant de refl^em- hlance avec \ Aphrcdhe lépidote , que le célèbre Pallas héfitoit s'il la propoferoit comme imc efpècc différente ; mais l'examen fiiivi de fon orga- nifation , & principalement celle des pieds , qui eft fi différente, fixèrent entièrement fes doutes. Son corps a peu de confiftancc , il eft alongé , atténué & légèrement comprimé ; les écailles du dos font au nombre de vingt-deux, dont onze de chaque cô-é ; leur forme cit prcfquc orbiiulaire, & elles font attachées au corps par leur bord extérieur fur la partie (ui)éricure des pieds ; leur bord poftérieur cfl un peu raboteux & légèrement dentelé ; elles l'ont enflées comme des veffics, & font m.irquées d'une ligne longiii:dinalc qui pafTe par leur centre. La première paire recouvre juf- qu'au troifièmc pied ; la féconde corrcfpond an fixième, 6t les paires l'ulvantcs recouvrent I«s A P H ftgm'ns du corps de trois en trois iufqu'au bout. Les pieds l'ont au nombre de trente-cinq de chaque côté , & leur bout efl fendu en deux , ces parties font garnies de poils; la poition de deflus a moins de volume qu5 l'autre , mais les poils y (ont plu» longs ; ceux du peloton inféiiear font plus courts & plus nombreux , leur couleur eft jaunâtre. Le tronc du pied eft ptefque cylindrique , ceux qiii font dépourvus d'écaillés portent en defftiS lui cirre ou fil de deux ou trois lignes de longueur , dont la pointe eft noire & légèrement enflée , les trois premières paires de l'avant , étant très-petites , Oiit auiTi ce hl plus petit , & il en eft de même des derniéics paires de l'arrière , ce hl manque fur les pieds qui foutiennent les écailles. La bouche eft placée au-deffous du bout antérieur, entre les deux premières paires de pieds; elle eft munie fupérieurement de quatre antennules, dont les deux du milieu furpalTent les autres en longueur. Leur couleur eft noirâtre , &C leur forme celle d'un fil très-fin & pointu. La couleur de cette efpèce eft blanchâtre , légè- ixment verdoyante : elle vit, fuivaiit Palbs, d.ins l'Océan Septentrional. 4. Aphrodite ponduée. J.phmdis.1 puntlùî.i ; Mull. Aphrod. oblonga , fjuam'.s punEiatis 'Jirhujut 12, pcdibufqite 2; ; NOB. j4plirodita punEidta , oblenga pedibus non cirrans , fquismis punHjlis , médium dorjî non occup.zniibus ; Fabric. /â«/7. Groer.l. pag. pi, num. 2ffi. Aphr.r 'eiir bord extérieur ; elles font plates, 'k leur fujj^rticie eft chagrinée de petits ponts grifâtre^ & relevés; les p'us voifines de la tête font plus pe:iîes & plus rapprochées entr'sUes , leur forme eil ovale , &c elles font fttuées tranfverfalement ; celles du milieu du corps & les fuivantes , font plus alon- gées &L plus écartées que celles de l'avant, & 'ieur fituation eft oblique; les deux dernières, qiii A P H 87 recouvrent la qii^ue , ont l:i forme d'un rein , leur ful)ft.iiice pai oit c.irtila;:,ineufe, & formée d'une double membrane, dont l'extérieure porieles pdii.» j)()ints élevés^ dont nous avons parlé; la Uiem- 1-rane ir.fjrieurc a moins de coafiftance ; elle eft: luifante , & entièrement recouverte par celle ds la fnrfacc. Chaque paire de ces écailles correfpend alter- native. iicnt L.':\ i'.\)-;iens du corps di l'animal, il Cl i.r.de & la troifième ; ainfi la |)rci- ! fpond au premier fegment , la !;■ ■ i - ■■ . :.me , la troifième au qua- tiième, la qi:„;.n.r.;c au fixième, la cinquième au huitième, la fi\;èr:e ru dixième; ainii de ftiite jufqu'à la douzième, cui correfpend au vingt- deu:tième anneau do;n eft forjiié le corps de cet animal. A la bafe extériet:re r!e l'attaciie de ci.acune de cesécailiescn trou\c . ' ..nuqui manque aux autres. ! . ■ primés pédunculcs ou peti:- ; . . ' [■ j[ : rjugés fin- les bords du C(/ri..s; ils font,iUivant lui, au- nombre de vini't-ciiîq à>i chaque côté; Bafter & Linné n'en axcicijt co:r.p'é tiiie \ ;r!;i çuitrc ; ils font couiis ^< )é.'èieir..iii ■ , ', .. Bafter, on la;r vc:\Li:,e ' 1 même prOPO- l'c^ > ' , ..:.:.. : ,; Palias dit ( ■ : for!i divifés en d . riuelle ils portent i.. .àeufe. La bou.lie ic ; la lèvre fupériL .: ";lle eft formée de n . .'.s, au- :; peii i;nnuis' bifide.. " L'organifation de cette efpèce paroît cxpofée à un ceri.'jn roaibre de petiics variations, d'où' peuvent dcp^mire , en partie, les diiTérences qu'on rencontre dans les auteurs les plus exafls ; comme les parties qui compofent cet animal font très- petites, & Cju'cn .ne peut les connoître en détail que par la voie microfcopique, il ne doit pas pa- rcîrre étonnant qu'on puifte fe tromper quelque- fois fur leur nonibre S<. leur difpofiiion. Pallas a trouvé une gr^iiide analogie entre les vifcères d« cette efpèce, & ceux de l-Ap/irodui- hériiTée. J'ai cru devoir changer le nom fpécifique que Linné avoir donné à cette -Aphrodite, & adoptei: celui de MuUer ; parce que le premier pouvoir coiivenir égi'ienîent à pluftciirs, & que le fécond fetiible mieux caraciér-ifer celle-ci. Cette Aphrodite vit , fuivant Linné , dans l'Océan Euj(;péen ; Fabricius l'a trouvée, quoique rare" cnt , au Groenland ; on la trouve , fuivnnf M. Palias , jufqu'au cap de Bonne-Efpérance ; elle eft ordinairement attachée aux fiicus qui flottenî fur la furisce de la ijiir. deft'us defqi'Clli. .-; 11 y a \....c \h:\a-c élevée qui fcutUnt de chaque côté uni 88 A P H 5, APHRontTE lepiJote. AphroditLi LjidoLz ; MtLL. Aphofita, oHonzd ccmprcff.t , f.tfcia darjl !ongi- tudir.di ,fq>umis uirlnqii: 14 , p^ul-ufyuc -,6; NOB. An'!m.i!^uluni in cortillinâ npirlum ; IJAST. cpiij. fubf. lib. I , tjb. 4, iitt.A,D, C. AphroJ.ta, hpidou, obhng.i,fifcia dorfdli.hng'i"- dindi fanguinca ; MULL. ^ou/. Dun. pwdr. pag. 218 , num. 264J. Description. CelU-ci cft un peu p'.us petite que {'Aphrodite ponauèe ; du refte elle lui rel- fcmble beaucoup, elle eft cependant un peu .plus comprimée ; les pieds l'ont au nombre de trente- fix de chaque côte; ils font plus failUns que dans YApnwdue ponituée, & plus profondément kndus en deux parties: les poils qui les garniiknt font iaunitres , & ne font pas auffi roides ; mais la baie de chaque pied tft mu-iie d'un cirre pointu comme une aiguille. On en voir un fécond préidu dosdcnt la pointe ell noire , lequel ne fe trou%'e pas furies fegmens qui fervent d'attache aux écailles. ^ Celles-ci font su nombre de quatorze de chaqiie côté; leur forme tft ovale, elles y font placées dans une fituation tranfverfali ; leur fupcificie eft couverte de petits points très-fubtiis & prefquc imperceptibles; elles font attichées par leur bore extérieur fur la nalTance des pieds, & fout dil- pofées ks unes fur les autres à \a f çon des tuiles , de manière qu'elles forment lai bouclier applati qui recouvre cntié-cment le dos de l'.inimal. Les dix premières paires d'écaillés lont difpofée^ de manière que chacune recouvre c'tux fegmens du corp; , les quatre dernières en recxivreni chacune quatre. Cette cfpécc a ordinairement fur le dos une baniJe afi'ez lar-e Si couleur do fan^, qui s'étend depuis la tête iufqu'à la naiflance de la queue. Les tentacules font au nombre de deux, & leur longueur eft de |)rés de trois ligne ; on ignore fi elle cft munie d'une trompe. Cette efpèce e1\ afTez comimme dans l'efpacede mer quifépare la Hollande de l'Angleterre. 6. Aphrodite raboteufe. Aphrodiu fcabr.z ; LlNN. Aph'od. convcxiufctda po\lke acum-nûtd , fqua- mh jcabns utiini}uc ij, pcdibiifqtic 34 , NOB. Aphrod. convcxiitjcutapoflicc jubacuîninat.t, pedibus àrr.iiis , fquumis (cabris in mcJio do fi c nnivcniibus ; FaB!IIC./ju«. Groenland r"Ç- 311 . "i""- -9^- Aplirodila fcahra , ob'.vng.i ,do'{o jquamato fcabro ; UhV.fyjl nal. pag. 1084, num. 2. Description. Cette erpèce eft intermédiaire entre VÀp'irodiu- ponfluée ik M;)AW//^ cirrcufc: les ttntacule> Se Icscirres de la tète font femblablcs, avec coi:c feule différente qu'ils font plus courts; le haut de la tête & la bouche ne prélLMtcnt d'jutrc diff'jrcncc qu'une légère convexité fur U première, tk un peu moin» de longueur à la À P H trompe ; fon corps cft tblong & légèrement effilé fur le derrière , l'abdomen eft fcmblable à celui de X Aphrodite cirreufe; mais le dos cft plus relevé, de même que les écailles; en un mot, elle eft plus épailTe que ks autres cfj.èces du même genre : les fegmens qui coiiix;nt le corps , font au nom're de trente-quatre; c'tft aufli le nombre des pieds, dont l'arrangement eft au furplus le même, excepté qu'on n'y trouve ni le cirre de leur partie lupé- neure, ni celui qui, plus délié, nait à leur racine dans {'Aphrodite cirreufe. Les cirres latéraux qui font au nombre de vingt- d-ux fur chacun des côtés, dsns cette efpèce, ne font à celle-ci qu'au nombre de dix-fepi; leur forme n'eft pas différente, mais ils font plus courts; iU parient , ainfi que dans VAphroJitc cirreuje ,àes filioi-.s alternes auxquels les écailles ne font pas attachées. L-s écailles font au nombre de quinze fur ch.;que cô:é du dos , & leur bord inf^iicur chevauche fur le haut de celle qui vient après : les bor.;s qui font tournés vers le fommct du dos s'atteignent feulement ; mais ils ne chevauchent pas les uns fur les autres comme dans V Aphrodite cirreufe , hm cependant laiffer aucune partie du dos à découvert : la première , la troifième , & U: treizième paire de ces écailles recouvrent cha- cune deux legnicTiS ; la féconde n'en recouvre qu'un, la quatorzième & laquinziémeen recouvrent cliacune cinq. Leur forme eft celle d'un rein ,dont l'échancrure feroit tournée en avant ; elles font coiivexes prii-deflus, S: co;:cavcS dcffous , leur fuperficic eft couverte de petits points élevés qui les rendent rnboteuf.s. La première du côté de la tête eft orMculaire , & fes boids font dentelés, excepté le plus extérieur qui eft cilié ; Ls autres font ciliées, &. ne fout dentelées que fur leur bord pofté- rieur , & la moitié du bord interne ; au-deffuf de ces écailles on ne voit ni tache , ni imprcft^ion , mais par-deffous on appcrçoit une petite points qui part des papille- latérales , qui leur fcit d'atta- che; les autres parties font comme dans l'Aphrodite cirreufe; fa couleur eft d'un verdfale; r.ibdomen eft blanc , & il cft tr.arqué au miliau d'une ligne longitudinale roi. ge. labricius a obfervé que cette cfpècc répare fes écailles lorfqu'elle les a p. rdues par quelque accident ; il trouva un individu qui avoit potdu les deux poftcrieures à la ]>lace def- guciksdeux autres très-petites commençuitni à(e former. Cette efpèce vit fous les pierres, à d'affez grandes profondeurs dans la mer ; elle eft moins commune dans le Groenland, oii F.iliricius l'a ob- fervée, que Icsautics cf|)ëces qui y font indigènes. 7. Aphrodite cirreufe. yiph:odiia cirrjij ; FaBR. Aphrodua , pofiue .icumiraia , fquémis /gvibus Utr:nijlie if , petiltufque jf , aui. J7; NOD A/hrod. p. Jlice acum-.nju , pedibhs cirraiis , fjuj' mis Ictvilus, atternaiim imbricatis ; FabriC, Jaun, Crocnl. fag. jo8 , num, îfO, lal>, 1 , fi^. 7. Aphnit A P H 'Aphnd. imhrlcjta , oblongti , dorfofquamatofquamis fo ; LiNN. fyft. ndt. pug, 10S4 , num. 4. Aphrodita cirrau , peflice acuminata ,ptdihus cir- rttis ; MULL. lool. D.i/i.prod. pjg, 218. num. 2644. ! Aphrodita vioUcca ejujd. ibid. mm. 264s. — >!^. nidrof. 4 , ■^66. Du fiùche nphrodhe; MuLL. V. IFurm. 180, tub, 1 4 ; koperdhir kfoak ; parles Groenlanclois. Description, Sa longueur eft de trois pouces, ■&. i'a largCHr , fur le devant, eA de quatre lignes; fon corps eft plat delTus comme deflbus , à ce- pendant aiTez gros ; il eft formé par trente ou trente-fept fegtr.ens, qu'on doit chercher à déter- miner par autant de filions tranfverfaux qui fe trouvent fur l'abdomen; les quatre premiers grof- fiftent jufqu'au quatrième , ils diminuent inienfi- blemcnt en largeur , depuis le quatrième jufqu'au dernier ; les pieds fant aufli nombreux que les fdions. Sur le haut de la tête cette efpéce porte ileuï tentacules longs, fubulés , qui font formés «le petits anneaux , dont la couleur eft grife , & entre ceux - ci deux autres quatre fois plus petits, de la même forme 6c de la même ftruc- ture, mais de couleur noire : au milieu de cette féconde paire il y a un cirre plus long qu'eux , dont la couleur eft blanche , le bout Icgére- inent enflé , & la bafe épaifte & noire. Sur chaque côté de la tête il y en a deux autres femblables , mais le bout en eft noir, les deux ^e deffus font les plus longs , leur bafe eft fern- blable à celle du ciire qui eft jflacé au milieu du front. Le haut de la tcte eft couleur de rofe , fa fubftance relTemble à celle de la corne, il eft arrondi en deux lobes, fur lefqu.els font placés quatre yeux très-apparens & noiis. La bouche eft à la partie inférieure Ac la tête, elle eft formée par deux lèvres, dont la fupéri.ure eft bifide 8i îuberculée , l'mférieure entière & ridée , il en fort un tube cylindrique & gros vers le bout , lequel eft marqué de d;K-huit crenelures , & muni as quatre dents dans l'ouverture, dont la forme ieds iiir chaque côté ; ils font formes par une papille coi:ique iimple, d'où partent quatre poils dorés; ils font dtpourvus de cirrcs, air.fi que le» côtés. La bafe des pieds lI} plus convexe que le deffous de l'abdomen ; celui-ci ei\ :;rondi & mai- qué d'un fillon tranfverfal fur clK.que fegment , à d'un autre longitudinal pl.;cc au milieu; la icie eft |)eti:e & pourvue de deux yeux 1 oirs. Le» tentacules font au nombre de deux, ils font eâilès, fimples & coutts, & très-légèrement arqués ; fur le front elle a un cirre plus court que les tenta- cules, & deux autres à la queue qui ég;ilerit leur longueur. Le dos eft peu fenfibltment arque; (n y compte cinquante- (Ix écailles de chaque côté, lefqucUes , quoique luilccs, laiffent fur le milieu du dos une Tnv'e étioite,& une féconde dont la couleur eft encore plus brillante que celle dts écailles; outre les filions des ftgmens tranf-, vcrfaux de l'abdomen , dont nous avons dèji parlé, on en compte autant de petits placés entr'cux. Le nombre des écailles doifales n'cft doi c infé- rieur à celui des grands fegmens que de dix, voici quelle crt iMir dilpofition. La premièic n'en couvre (pi'un , la féconde en couvre trois , les neuf fuivantes en couvrent fciîc, Si les quarant«r A P H {ix dernières en recouvrent chacune nn feul. La j tête de ranimn! peut rentrer deffous la pre- j mière écaiîif qui ei\ adhérente au corps par le j point du cent! e ; L face rupénenre eft remarquable par deux cerJ; concentriques, qui font fermés par de tré^ peiiis points relevés; la foime des ] autres écailles _.' oblongue , elles fonf attp.chées j au corps par leur bord antérieur ; ce ui Je derrière i eft marqué de deux lignes tranfverfales formées de | pomts élevés, dont l'iuférieu eeftfitu :efur le bord. La bouche qui eft u nc'-e a.i defltius de la tète pré- ; fente quelques rides; Fabticius ne lui a pas re- ' connu de trompe, & il eft même porté à croire que cette efpè e en eft privée , ayant app':-rçu i d.r'. Ton gofier des petit, ciochets durs ik Jtu- nârres , afllz analogue, à d>s dents. C, tie efpèce %'it dan, les mers du Gioeu.and ; on la trouve ordinairement près des rivages fur des fonds j A P O çi argilleux , dans lefquels elle perce des trous profends oii elle fe retire. APORHAIS. (^. Strombe heptadactyle.) ARAIGNÉE HENDECADACTYLE. {royc^ Strombe mille-pieds. ) ARAIGNÉE HEPTADACTYLE , mâle & femelle. ( Voye^ Strombe lambis. ) ARAIGNÉE HEXADACTYLE , m:' le & femelle. ( roye^ Strombe Scorpion. ) ARAIGNÉE PENTADACTYLE , mAle & femelle. ( f'^yci Strombe goutteux. ) ARAIGNÉE TE SARODACTVLE , m.île & fjmell;. ( Foyci Strombe pied de Pélican. ) .^^ \ /'a'X'^\ m. 1 9* Suite à l'IntroduSlon de tHi/lûin Ndturdk des Coiiinlh^es. A'RCWE. — Arca; LiNN. GexHF. de fers TESTAcis DE LA DJVISIOX DES CoQUILLES BIVALVES , qui a pour caraclcrc une coquille bivalve. La charnière compqfée de dents nombreufcs qui s^engraincnt dans les intcrjliccs de celles de la valve oppofce , 6" font rangées fur une ligne droite , anguleufe ou arquée. Un ligament cardinal , plat 6* extérieur. Deux imprcfjîons mufculaires dans l'intérieur de chaque valve. ESPECES dont les dents de la charnière font rangées fur une ligne droite. 2. Arc, biftournée. Coquille paralUlïpéde & ftriéc , valves inégales , carinées obliquement , fommets courbés en arrière , bords fimvles. 2. Akc. de Noé. Coquille tranfverfale , oblongue , rhomboïde & firike , fommets très- écariés & crochus j tords funplcs & bàillans. 3. Arc. tuilce. Coquille tranfverfale , ovale , rhom- boïde , ventrue & treillifj'ée , flries tranfverfes , jérrées & luilees , bords firnples & bàillans» 4. Arc. nacelle. Coquille tranfverfale , oblongu-c & rhomboïde , valves comprimées au mi' lieu & garnies de côtes longitudinales , bords crénelés aux côtés & batllans, ;. Arc. d'Helbling. Coquille tranjverjlile , oblongue & prcfquc rhomboïde, frics longitudina- les , crénelées , doubles fur le devant , bords dentelés & buillans. 6. A»C. comprimcc. Coquille tranfverfe , ovale , applatie , valves tredliffLCs& tronquées en arrière, bords fimples y finueux & bàillans. 7. Arc. de Magellan. Coquille tranfverfe , oblongue , val- ves applaties & treilliffées , bords fimples , échancrés & buillanst 8. Asc. barbue. Coquille tranfverfe , oblongue , appla- tie & barbue , fomrnçts ferrés , iofds fimples & fermés. p. Arc. cilic'e. Coquille tranfverfale , ovale & appla- tie , Jîries longitudinales de grojjeur inégale , grenues & ciliées , bords fin- tuent crénelés & fermés, 10. Arc. brune. Coquille tranfverfale , ovale , flrlcs longitudinales , grenues , fommets Jtr- rcs y bords finement flries. Suite à riimoduâlon de l'Hiflo'irt. Naturelle des CoquilLgcs. ^i ARCHE, 11. Aeg. chambrée. Coquille rhomboïde & cordée , cavités des valves auriailées , bords antérieurs appLatis & bâillans, charnière terminée de chaque côté par deux dents tranjverjes, 12. Arc. anadara. Coquille tranfverfe , rhomboïde , fil- lonnée & UJfe , fommets courbés en arrière , bords crénelés» 13. Arc. grenue. Coquille rhomboïde enferme de cceur , valves marquées de vingt -fix filions tubercules , fommets crochus , bords crénelés. 14. Arc. rhomboïde. Coquille rhomboïde en forme de cceur , cotes firiées tranfverl'alernent , J'ominets écartés , bords crénelés, ij. Arc. ridée. Coquille en forme de cceur , valves marquées de douT^e côtes itffes & obtu- fes , fommets courbés en arrière , bords pliffés. i^. Arc. inéquîvalve. Coquille tranfverfale , ovale & rhom- boïde , valves inégales , ftries longitu- dinaks & liffes , bords dentelés. 17. Arc. épineufe. Coquille tranfverfale , ovale , valves garnies de côtes aigucs , écartées & epineujes , bords crénelés. 18 Arz. Robet. Coquille tranfverfale , ovale , valves firiées intérieurement & garnies dehors de vingt -fix cotes liffes & convexes , bords crénelés, ip Arc. lade'e. Coquille tranfverfale , ovale , cotés des valves tronqués obliquement , Ju- perficie trcillifjce , bords fimples, 20. Arc. de NIcobar. Coquille tranfverfale , oblongue , ovale , vailles diaphanes , tnarquées d'un angle fur le devant , bords fimples, 21. Arc. tranfparente. Coquille prefque triangulaire , valves un peu alongées en avant & marquées de ftries tranfverfes ^ dents de la char- nière aigucs , bords fimples. ESPECES dont hs dents de la charnière font rangées fur ui ligne anguleufe. 22. Arc. nacrée. Coquille prefque triangulaire , liffe , cavité des valves nacrée , fommets ferrés & courbés en arrière , bords crénelés. 23- Arc. roftrale. Coquille tranfverfale y oblongue & applatie , valves firiées tranjverfale- ment , alongées en avant en forme de bec , bords fimples. 5)i Suite à rintrodaSïon de VHlfioirc Naturelle des Coquillages. ARCHE. E S P L C E S dont les dents de la charnière font rangées fui une Us,ne droite. 24.. Arc. ovale. Coquille oblique & ovale , valves marquées Je vingt-cinq cotes longitu- dinales coupées par d'autres Jl ries tranf- verfcs , petites & faillantes , bords crénelés. 2j. Arc. pefloncle. Coquille lenticulaire & prcfque au- rïcylée , garnie de côtes tuilécs , Jom- rneis crochus , bords pliffcs, 2.6. Arc. tachetée. Coquille lenticulaire & blanche , valves treillifjées & tachées de rouge , fomrnecs ferrés , bords crénelés. 27. Arc. pâle. Coquille lenticulaire , légèrement oblique & treilliffée , bords crénelés , fommets courbés en arriére & très ferrés, 28. Arc. anguleufe. Coquille ventrue prefque en forme de cœur , valves marquées de flries lon- gitudinales & d'un angle fur le devant , bords crénelés. 2p. Arc. ondule'e. Coquille ovale , blanche , marquée de taches rougeâtres ondulées , fommets courbés en arrière y bords crénelés. 30. Arc. gl) cyméride. Coquille tranfverfale , ovale & ine- quilacérale , fommets crochus , bords crénelés. 31. Arc. velue. Coquille prefque orbiculaire , équila- térale , velue & brune , fommets crochus y bords crénelés. 52. Arc. étoilée. Coquille lenticulaire & fauve , fom mets courbés en avant & marqués d'une étoile blanche , bords crénelés. 35. Arc. écrite. Coquille lenticulaire & treilliffée , fommets courbés en avant , valves ridées tranjverjalcment & écrites, bords crénelés. 34. Arc. numlfmale. Coquille lenticulaire , prefque auri- culée & liffe , valvis marquées de flries tranfverfes très - fines y Jommcts crochus. 35. Arc. ftriatulc. Coquille ovale , légèrement compri- mée & marquée de filions nombreux , bords des valves applatis & funplcs. -^.^ ARC OBSERVATIONS GÉNÉRALES, Les co.-(uilles de ce genre, quoique pourvues de car<-.ilères faciles à faifir , avoient èié mal connues par les auteurs méthod;ftes , antérieurs au célèbre Linnii ; ce /avant tiuturalirte , qui a opjré une û grande révo- lution dans l'étude de ihiiloire naturelle , ne travailla p s infruLlueuiemeiit dans la partie des vers teihcés , puilque les caraclères génériques qu'il a tracés , qi:oique infuffif.ms quelquefois , à ■ratife d.i grand nombre des coquilles que l'on a connu depuis lui , prèfenrent cependant l'avan- iagà d'être plus pariaits, moins arbitraires & en .•néinê teiTi|js plus faciles que toutes les divifions ■Jrtincieiles de fes di;v,.!iciers : le genre dos Arrhes efi une preuve de ce que nous dlfons , quoique le nombre des e pètes ait plus que doublé depuis .«u'il fut publié par Linné ; il n'y a prefque tien A ajouter à leur carattère générique , que l'on ne ''etrouve dans fes ouvrages. Lifier, Guahicri , .i'ArgenvilIe , & tous les autres auteurs métho- iiiftes qui Tavoient précédé, prenaient leurs carac- tères de la forme extérieure de la coquille, il ne doit Jonc pas paroitre étonnant que les cfpèces de ce genre, qu'ilsont connues, le trouvent féparées à laifon des conditions fyftématiques quMs avoient adoptées : par exemple , Lifter avoitléparé \'Auhc de Noé (les autres efpè;es à caufe de fa forme ïilonjée ; Guahicii 'es avoir co;:fi:nd'.'cs , par la jnèn-.e raifon , avec des coquilles de genres difTé- rens ; & d'Argenville les avoit rangées fous le nom des cœi:rs , avec des bucardes , des cames. , Si iiiènie des venus. Plus (.n fera de progrès dans cette belle partie de riiiftoire naturelle, plus on reconnoîtra qu'il ne faut pas s'attacher beaucoup à la fo;me exté- rieure de h coquille, & que, faute de connoî- tre leur habitant, qui (éul pourroit fournir ces caraftères folides , il faut s'attacher aux par- ties de h coquille qui font les moins fujettes à varier ; c'eft d'après ces principes , que nous difons que tomes les efpèces de ce genre con- viennent entr'elles par l'organifation de la char- nière , par la fituation du ligament cardinal qui la recouvre à l'extérieur , & par les attaches niuf- culaires , qui font au nombre de deux dans la cavité de chaque valve ; mais ces coquilles pré- fentent quelques différences moins cilentielles , qu'il nous paroit utile d'expofer ici , dans la vue de faciliter leur étude. Les unes ont les dents de la charnière rangées fur une li^ne droite, qui s'étend horizontalement fur le bnrd de la bafe des valves , les autres dirpofées fur deux lignes qui coïncident près des fommets, ont la charnière anguleufe , tandis que celle des au- tres efpèces décrit un arc plus ou moins étendu; ces trois différentes formes de la charnière nous ont fourni trois divifions qui renferment toutes les efpèces de ce genre. La forme des coquilles de la première divifion eft affez différente de celles dont la charnière elt arquée ; ces coquilles ARC 9 S font en général tranfverfes , c'eft- à- dire, qire leur largeur d'un côté à l'autre efl plus confidé- rable que leur hauteur ; leur forme , quoique pks ou moins alongée , approche plus ou moins de ia figure rhoniboïde , ce qui devient pius fenfibledans l'intervalle de? fommets, à caufe de l'écartemen» remarquable qui fe trouve dans celles que nous défi- gnons par ce n^ot dans nos différences fpécifiquts : nousneconnoiflbnsque deux efpèces de la féconde divifion , & elles font affez caratlérifées pour qu'il ne foit pas néceffaire d'en parler ici ; celles de la troifième approchent beaucoup de la forme orbiculaire ou ovjle ; mais on doit obferver que quelques efpèces en préfentent dans la jeuneffe une différente de celle qu'elles prennent dans l'âge adulte, à caufe de l'inégalité de l'accioiffe- ment des bords des valves, qui eil plus remar- quable dans ces coquilles que dans celles d'aucun autre genre de bivalves. Parmi celles de la première divif on , il s'en trouve deux, VArchc retorU & ÏA'che inéquïvalve , dont les valves ne font pas égales , & d'autres dont les valves forment un bâillement plus ou moins confidérable , qui eft placé diverfement, fuivant le- efpèces ; c'eft par cette ouverture que l'animal laiffe fortir un ou plufieurs fils déliés & fouples , qi;oiqi;e de la nature de la corne , qui h'i iéivent à fixer fa coquille furies rochers & fe lîiaintenir contre la icrce des vagues ; ces efpèces ont cela de commun a-«ec les pinnes & quelques moules , avec qui elics n'ont d'ailleurs aucun autre rapport ; les bords des valves font en général fimples & fans crenelures dans les efpèces dont la coquille eft bâillante ; mais cette règle n'eft pas fans exceptions , puifqus V Arche r.icelle 8c. V Arche d'Hcibi.ng , dont les bords font échancrés vers le milieu des valves, ont le refie de leur circonlérence cienelée ; les valves des autres coquilles de la même divifion ferment exactement, au moyen de crenelures nombreufes , & quel- - quefoii de plis qui ne paroiffent être que le prr- longement des côtes, des firies ou des rides, dont leur fuperficie eft garnie. Les coquilles de la troifième divifion, quoique effentiellement difiinéles entr'elles , préf nient dans leur flrufture des différences fi peu frap- pantes au premier coup-d'uîl, qu'on ne doit pas Être étonné fi elles ont été fouvent confondues par les auteurs , & regardées comme des variétés les une? des autres ; 6c fi ceux qui ont cherché à en diftinguer quelques-unes, n'ont fait que des efforts inutiles , faute d'avoir rencontré leur véri- table différence fpécifique , cette différence réfide dans ces coquilles , dans la fituation des fom- mets , relativement à la charnière , & relati- vement au ligament cardinal ; ce caraflère ell même préférable à tous les autres , puifqiie la forme efl fujette à varier dans les âges divers fur ces eTpèces , & que les couleurs n'y font rien moins uue eonflanies ; la fituation des fommets ARC eft au contmire fixe Si invariable, & on peut, daprès ce ca. a^ére , reconnoitre les elpeces , même dans l'état foflilc , ce qu'on ne doit jamais oublieide confideier comme l'objet le p'ns direit 6i le plus fcientilîquedelaconchvlioloeic: les bords des co- quilles de cette troifièuic divifian font plifics dans l'intérieur, crénelés ou ftriés fuivant les cfpèces , ils fer.-nent exp-flement par-tout ; VArJic ilriatuk eii la feule dont les bords ne foient pas crénelés. Les impreilions mufculaires font au nombre de *!cux fur chaque valve , comme d;ins celles d.-s deux premières divifions, mais elles forment do cliaoue côté de leur cavité une faillie aigiie qui le prolonge jufqu'au fond des fommets, laquelle ne fe trouve pas dans les autres. L'épiderme confifte , dans la piupart de ces coquilles , en une enveloppe écailleufe ou fournie de poils courts , roldes & épais , qui fcmble def- tinàe à les défendre de l'approche des vers dsftruc- teursqui percent la plupart des coquillages marins , pour parvenir jufqu'à l'animal qui y e^ renferme ; Sn doit remarqiiet à ce fujet que 1 cpiderme n clt ordinairement velu que fur des efpeces qui ne s'enfoulfTent pas dans les fables ou dsns la vafe pour échapper i la pourfuite de leurs ennemis , &, qui feroient trop oppofées , fi la nature n avoit fazemcnt pourvu à leur confervation. Aldrovande cft le feul qui ait donné une figure du ver d'une efi>èce iï Arche; mais cette figure eft il mauvaife, qu'on ne pourroit, lans mauvaife foi , chercher à y reconnoitre quelque chofe. Monfieur Adanfl'on.à qui on doit tant d'obfervations pré- cieufes fur l'organifation des vers teitaccs, na pas connu les vers des efpèces qu'il a décrites ; il en eft de même de Ginaiini qui adonne Thifloire «les vers tcûacés du golfe Adriatique , qui, quoi- qu'il ait figuré quelques efpèces de ce genre , n'a ritn dit de leur habitant. MuUer.qui a claffe par la forme du ver la plupart des coquilles mannes tle la Norwige , garde le plus profond filence fur celui des Arches ; enfin, Rumphius a dit feu- lement que le pied du ver de Vyirchc anadara avoit la forme d'un bouclier , & on a appris de Bonanni que les efpèces , dont les bords font bàiUaiis , laiiTolent fortir par cette ouverture un ou plufieursfils tendineux, ju moyen dcfquels elles le fixaient folidcmcntfur les rochers , ce qui a été confirmé dr.ns la fi:ltc par M. Adan(fon Ccft à cela feulement que fe réduifent les notions que l'on a fur les vers dis Arches ; Linné a dit , cependant après tous ces auteiirs , qu'il fousconnoit que les vers de ce genre avoicnt de l'analngic avec les tethys , qui forment un fînrc de vers mollufques, dont nous parlerons dans la fui:e ; cette idée eft trop vague pour qu'on doive s'y arrêter, elle paroit n'avoir éié mife en avant , par fon auteur , que dans la vue de couvrir le défaut de robfcrvaiion ; mais il nous fcmble plus avantageux , au progics de la fcience , jj'avouçr Ui latiuies de l'otl'crvation 1^ oij cJlcj ARC fe trouvent , que de chercher à les reniplaccr p»» des expreflîons fans valeur déterminée , ou par des mots douteux que l'on peut entendre &: com- menter comme on veut : on i'accoutume iiifen- fiblcment de cette manière à rcmplac(-r de> idées par des mots, & on rend lafcienc- trop étroite, en la bornant trop rijOureufement à des conven- tions de nomcncfature , tandis que ces conven- tions ne doivent éire confidérées quo comme des moyens compliques, mais néceîTaires , pour y parvenir. I. Arche biftoumée. Arcj tonuofii ; LiNN. Arca, tejîd p.iralUUpipeda JlridtJ , vdviilt ob'.U r:ic c^rinata, natlbus recurvis , mar^ine inugcrnmo ; LiNN. fyfl. i:m. paç. 1140 , num. 168. — ejufd. mnf. lud. utr.pag. y/7, num. 86. Oflrmm papucnnum fie didum à liuore indico uhi gcmraïur ; BONANKI , muf. hirch. claffi 2 , P'>^. ^4$ , fix. ,22 , I2J. Ojlrcum lortuofuri ; RUMPH. tkef. lab. 47, litl. k. — Petiv. Amb lab. 20 , fig. p. Concha trifidos colore fujco injcfîa , ctijus prima fuperficies plana , & à rugis & finis invicem ir.ter- 'jetlis exafpcrata , &c. ; GuALT. ind. lab. 6- p.ig. ç; , litt. B , r.um. i , 2 , J. Parallelipipcdum cinereum firiatum ranjfimum ; Klein, oftrac. tab. S , num. 16. BOR^.ÀSE , nat. hift. of. corn. tab. 2S , fig. ';, 16. D'ArgenvillE , conchyl. éd. ij^j , tah, iç , fg- '• L/ne huître des Indes rdre , blanche , nuée de fauve à deux faces ; Davila, calai, tom. 1, pag. 2S4 , num. fp6. KnORR , vergnugen; tom. 1 , tab. ij , fig. j. Arca tortuofa fucs rarifilir.a ; FORSKAELS,/jtt«. kair. pag. fi , num. y^. Arca tortuofa , le/la parallelipipeda , cordint tranf- verfo lineari reûe , cxiremitate antica laiiore trun- cata , poftica angu[Jiorefubroiunda ; V. BORN. ind, pag.jz. — ejufd.'tefiac.pag.Sr. La bifiouniéc ou le devidoir ; Fa VANNE, ctnchyl, tom. I , pjg. 427, tab. y , fig. G, a. Arca tortuofa Linnei, tefia inaqutvahi inttquilattrs deciifjatim firiata , valvulatum altéra carinaia natibus lecun'is , margine fubtiliff.me creraio; MaRTINI, conchyl. tom. 7, pag. 16S, lab. fj, fig. $24, pj. De gedraaide oejler , kromme noachs srch ; par les HoUandois. Pie gedrehtie arche ; die gtdrthete aufltr ; par les Allemands. Diported arca ; par les Anglois. La biftoumée , le dévidoir, l'arche torfe ;^it \vi l'rançois. Description. Cette coquille a uoe forme de» plus fingulières ; elle fe diftingue de tootes 1«« autres cl'pèccs du même genre par l'obliquité dp (c$ valves Ci la niamùrc biiarrç «lont elles fo«l pUicii ARC pllées ; fa forme eA tranfvcrfale & alongée ; fa largeur, fur un des plus grands incHvidt'S, étoit de quatre pouces ; fa hauteur, du fommet des valve- au bord inoyen de quatorze lif.nes, & fa profondeur, au-defl'usdes fomniets, de fept à huit lignes. Ses valves font inéquilatérales & inégales , leur bout aniérieur eu le plus large, il eft tron- qué obliquement, celui de derrière eft arrondi; la valve droite fonr.e un ang'e faillant qui s'étend depuis le fommet jufqu'r.u bout le plus avancé du bord antériciir , & un angle ren- trant , qui va perpendiculairement du f vminet au bord moyen : la valve oppofée a deux angles correfjiondans , mais inverfes de ceux de la pre- mière , ils rentrent fur fon angle faillant & s'élè- vent fur l'angle rentrant ; quelquefois les valves de cette coquille n'ont qu'un feul angle rentrant & oblique vers le milieu de la coquille qiù la divife en deux parties triangulaires, mais iiiégiles; celle de devant eft piste, celle de derrière arron- die ou convexe. Ses bords font marqués de fines crenehires , qui ne paroiflent pas du tout fur quel- ques individus , ils ne ferment pas exr.élemenr. La furface extérieure des valves cft garnie ce ftriesqui, partant desfommets, divergent inégale- ment vers les bords , elles font croifées par d'autres flrics tranfverfes qui ne font prefque pas appa- Sa charnière n'avoir que trois pouce^ 6c neuf lignes de longueur, .elle étoit tr.mfvevfale & for- mée de dents ncnibrefifes, rrtrgées fur une ligne <3rcite. Eiles étoient plus iînes & plus fsr:ées près de; fomniets , quatre fois plus longues , plus écartées & obliques vers les deux bouts ; celles du bout antérieur étoient légèrement ar- quée;, di leur direélion s'écartoit un peu de la ligne droite. Les foinmets étoient placés au tiers poftérieur de la charnière , ils étoient fort rapprochés , Se leur courbure étoit décidée vers le dos; le liga- ment qui couvre extérieurement la charnière s'étend fur toute fa longueur , il étoit roux & très- caiTant. La couleur de cette ccqinlle e(ï ordinairement roufiàtre ou d'un blanc fale à l'extérieur ; on en trouve quelquefois qui font variées par de; teintes brunes peu prononcées : cette coquille n'eft pas commune, il nous en vient des mers des Indes & de celles du Nord. Bonanni & d'Avila difent qu'on la trouve dïns l'Océan Afiatiaue ; Rum- phins, furies côtes d'Amboine ; MuUer & Linné, lui celles div. Dsneniarck & de la Nurv/ège , où elles ne parviennent pas au même volume ; enfin , M. Pennant l'indique fur les côtes de l'Angle- terre , & le doéleur Forskhr.els , fur les rivages de la mer Rouge. hifioire N^îurdU. Tome VI. Vers. ARC P? a. Arche de Noé. Arca Noit. LiNN. Arca u-Jla cilonga flr'tata ap'ice emarginata, na- tibus i/icurvis rcmotijfiinis , margine intcgcrnmo hianu ; LiNN. fyft. nat. pag. 1140, num, 16g. — cjufd. muf, lud. ulr, pjg. py , num. ço. Concha rhomboïdes ; Rondelet , aqu.it icm. 2 , pag. 27. Conch.1 rhomboïdes Rondehni ; BOSSUET, .njuat. p. ait. pag. 20. — Gesner, aquat. pag. 317. — Al- DROVAND. exarg. pag. ^j'p. Concha n..viculam exptimcns rhomboïdes à non nulljs did.i , mu/adus firiatus à Mathiolo , ai aliis mytulus ; BoNANNI, recréât, pag. loy , fig. 32. — ejufd, muf. khche-. pag. 443 , fig. 31. Mufculus Mjihwli ,Jeu mufculus firiatus ,Jaf eus undatis fulfifils depiSus , harhadenfis ; LlSTER , jynopf. t.ib. 368 , fiig. 20S. Mufculus polylepto - ginglymus ; KleW, ofi^r.ic. pag. i6y, fpec. prima. De règle noachs arck ; Ruf.lPK. thcf. tab. 44, fig. P. Mytilus Amholnkus maximus ; Petiv. aquat. Amb. tab. 17, fig 6. L'Arche de Noé; d'ArGENVILLK, cenchyl. pag. 33 j , tab. 26 , fig. 10. Concha rhombddaiis elongata naviculam expriment, dtvcrfimcde denfijfime flriata & cancellata , ex albido fulvida , maciâis fufcis circuntdata , punclata & notata ; GuALTIERI , ind, pag. & tab. Sy.fiig. H. GiNANNI , opère poflhum. tom. 2, pag. 23, tab. 23 , fi.g. /;p, 160. Arca Noa , tejla tranfverfa njvktdari , rhombea firLîta antice comprejja retufa , apicibus incurvatîs rernctijfimis, marg't'ne intégra fubtus hiantc; V. BORN. te(lac. pag. S8. — ejufd, ind. muf. caf. vindob, P'^S- 73- FavaNNE , conchyl. tab. fi , fig. D, 4. Arca Noa , tefia rhomboïdali , longitudinaliter , fccptus etiam traFfvcrJaHtcr flriata & cancellata , natibiis incurvatîs , cardlne crenato , margine hlanle , epidermide villcfa ; Martini , conchyl, tom. 7 , pag. 177 , tab. ;3 , fig. y^p , «'. Muffolo ou mouffblo ; par les Vénitiens. Caiogncne eu crJagnone; par les Grecs modernes. Régie noachs arck; par les Hollardols. Pee noahs arche ; par les Allemands. Noahs liglier, noahs ark; par les Anglois. L'Arche de Noé ; par les François. DESCRtPTiO>ï. Cette coquille, à caiife de l'ap- phtifièment de fa bsfe , fa forme alongée & ventrue , qui la fait reffembler en quelque manière à celle des bateaux, a été nommée l'Arche dî Noé. L'individu que nous décrivons avoit d'un bout à l'autre trois pouces de largeur, un pouce fix lignes de hauteur , fa profondeur étoit d'en-» viron un pouce dix lignes. La furface de fes valves étoit couverte d'un période jaune, fort mince, de coultjur brune , N 58 ARC qui fe fépsroit en c-niMcs près des bords ; dans les coquilles o'i il a été enlevé , il reft; toujours d;ins cet encl^oh un ami> de poih & de petites écailles cju'il n'eft pas facils de faire difpa- roître tout-à-fat. Les hoids ds fe- valves font intériîiircment unis & hr,s coiinclures , ils ne fcr.-nent jamais exr.ft.'iTiert, ils Irlffent vers 1; rnili.u de la co- quille udj onrcr;iiie fouvcnt t,-cs-.;;rande . dont l'entrée eH rccouverre en partie par les poils du piriofte; chaque vaivs porte an dciiors , indépen- dimment de fan appbiiircnient à la bafj , un angle sfle/ faillant , q;ii fo prolonge depuis le fommct jufqu'su tord antérieur, & fe difTipe à mefure q-i'il en aprroche ; leur furface exté- rieure cft ornée de cinquante ou foixante canne- lures, qui pirtenr des fommets & divergent en s'élargiffnnt vers los bords : celles de devant font grandes & pref.jue horifoniaîes , celles qui viennent sprds ne {Vin pas tout-à-fait aiîîTi f^res, mais elles commcnrciu à diminuer do grciTeur d'une ina.iiére fer.fib'e quand elles ont atteint l'écliancrure des valves; celles de darriérç , outre qu'elles font très -petites, font encore fouvent divifées en deux. Les finTi'-neis font pointus, courbés l'un vers l'autre & trè.-écaiiés ; ils font fîtués à hi;it ou neuf" lignes du bord pofiéricur de la coquille ; l'efpace qu'ils laifil-n: enti'eux eft ce que nous nomtBons dans ces coquilles leur bafe , il eft plat fans inclinaifon & de figure rhomboïde: il eft couvert extérieurement par un ligiment d"un brun noirâtre, qui lui eft f'irtsment attaché, au moyen (h pliifieurs filions qui y font t 'acés en forme de chivrons , & do.-t la renccntre avec ceux des d.ux valves, produit des véritables lo- langes , dont le centre fe trouve toujours vii-à- vis les fomirtets. La charnière eft preiqiie ég.ile à la longueur des valves , elle eft droite & compofée d'environ cent dix dents iniîniment petites, excepté celles «les dvitix bonis qui font uii peu plus grandes & légèrement ciiliquis. La couleur de cette coqu"lle eft blanche au dehors , avec des bandes trnufvetfales, rougeàtrcs ou brunes, qui fcrpentcnt en formant des zigzags; elle eft blatiche dans l'intérieur , & fcs bords font bruns. L'animal de cette coquille a la propriété de s'attacher aux corps folides , par le moyen de fils tendineux qui paroiftlnt partir de fon pied ; CCS fils pafTent par l'cchancrure des valves , ils font durs , élafiiques , & leur fubftancc rcftenible à celle: de la corne ; il paroit que l'animal peut les détacher quand il veut fe déplacer. Cette coquille vit dans l.i mer Méditerranée; on la trouve pareillement fur l.i cAtc d'.^fiique & aux iles Aniilles. Forskhaelsdit qu'nn la trouve nuft"i d'ins h mer Rouge , & que les Arubcs font accoutumés \ la maogcr crue. ARC 3. Arche tuîlée. >V'V(i imkrlc.113 ; NoB. Ana uj'lii ûvJla venlrhofi , (Iris dicvfTMh ] tra"jvt'f:s imhn:at\i (.or.f.ms ucutis , mj:gint tntt- gtrri'no hiantt ; NoB B-il-Viushclhnii ; AlDROVAN'P. e.v.ing. pag. /;6o. Bj'.^tnis te'lomi rtnmur Jl^i.i'irs JitnuUinjii ; Lister , fyi'cpf. t.tb. -,(-7 , fte;. 107, Mt:fci:!us polyUpio-finpyii.us , oui b-iLmus hcllomi tenuit'er flri.itus tijhri ; Kl£IN , oJIkc. pag. 1C8 , lab. Il , fig. Ég & 70. Pc^len jaxaliiis ; RuMPII. tluf. uK 4.;, fg. I. — Petiv. aqiial. Amboin. nib. [f , t^g. 6. Favanne , cor.chyi. tab. si,pg.D, 1. Martini , conchyL tcm. 7 , tuh. j'^, fig. jp. Bi^:l-atii ; par les habitans de Malacca. Dccrdi fort van ba,iflar arck ; pat les Hoilan- dois. Bdfu cccklc ; par les Ang'ois. Description. Quoique cette coquille rertcm- ble beaucoup à la précé-'ente , elle en diffère pourtant par plufieius caraéîères qi:i ne pein;e£- tent pas de les confondre enfinible, ou de les confiilércr coiume d: fimples variétés, comme ont fait quelques auteurs ; celle-ci eft en général plus v.ntrue , quoique plus petite que VA'chc de Noé ; fes fommets font plus rapprochés que la diftcrence de leur diiuenfion ne comporte , la baie des valves, ou l'efpace compris entre les (onimcis, eft creufé en gouttière , au lieu que ceiie de ï'Ardu de Noé eft plate ; fon bord poftérieur eft pli-.s cbtus & plus arrondi, celui île devant eft oblique, & forme, avec la di:eéiion de la char- nière, un angle très obtus, tandis que celui de VArchç de Noé fe termine en un angle droit, qui eft foparé du bout des valves par une échancrure que ec'.'e-ci n'a p.is. Ses vnlves ont à l'extérieur un angle femblable à celv:i i!s \\4ie. C'eA vr,-.lffir.!'lahlen-fcnt la iTiênie q'-e M. Adanfron a oLfervée an Scnégsl , & qu'il a coiTi^nfliie coniir.e Linné, Msriini & la plupart dfs ai.icurs avec \\4nhc d- Noé. Sui- vant M. Adanflon, cette coqnille s'atiathc , co.Tine l'efpéce précédente, fur les rochers , pai le mintr, d'un nerf tjiii fort de réchr.ncriire d.s vaUts ; ce netf eu fort ..pp'ati &. aiilT; di.r que de la corne prés du io t qui tient au rocl.er mais il cft plus mou &. plus flexiWe près du corps de l'animal. 4. Arche nacelle. Àrcu n,.vicu!dr-s ; NOB. Arc.j , tcfi.2 ul'Lr.^a , vdlvulis cojlatis in mcJio comprejfis , rnaiglnihus utrinque cienaiis , medlo h'ianu tiudo ; NoB. Martini, conchyl. tom. 7 , ub. yj, fi§. ;j3. Description, M. Chemnitz a donné cette cfpêce dtns louvriigc que notjs ciro s ici peur «ne variété de YArcne Aitioe ; on jugera, par fa dcfcription, qu'elle eft très - diffère n£= ; elle eft toujours très -petite, fts ftries & fiî'ons font moins nombreux, fa charnière eft picportion- nelleiiient plus loi>gue, l'écliancrure des valves plus étroite que dans Y Arche de Noé, & fes bords font crtnelis vers les dei:x bouts. Sa largeur eft de quin7c lignes, 6i fa hauteur ue huit feulement. Ch:cune de fts valves porte à l'extérieur vingt- huit ou trente côres longitudinales, qui font plus greffe; & pius écartées vers lês côtés, cellts du milieu des valves font très-fines; les filions qu'elles kiffent eiitr'elles font coupés par de> ftries fines, mais faiUantes, qui ne paroiffent prefque pas fur la convexité des côtes : outre cela les valves ont un léger ent'oncement vers leur milieu , qui s'étend depuis le fommet jufqu'au bi rd moyen où elles laiffent une fente p::u confidérable : les deux bouts iupérieurs d s valves icnt légèrement compri- jués , celui de derrière forme un angle aigu , tandis que celui de devant eft obtus. Chaque valve eft bordéedans l'incérieur de crenelures hindcsqui s'engrainent les unes dans les autres , il n'y a que l'échancrure du milieu qui en foir dépourvue ; elles font au nombre de dix fur chaque valve , depuis le bout antérieur de la cliarniète jufqu'au commencement de la tente ; on en compte huit ou neuf de l'aiJtre côté , depuis la fente jufqu'au bout oppofé. La charnière s'étend, dans cette efpèce , fur toute la largeur de la coquille , elle eft droite & compofée de foi.xante - dix dents très - fines : les fommets font pointus & tournés l'un vers l'autre, ils font écartés de trois lignes & pbicés à fix lignes du bout poilérisur de la charniçre , & par ARC 9p j conféquent plus rrès du milieu des v.'vcs que diins les efpèc - que nous avons dcin dédites. L'intervalle qi;i fépare le^ loir mets eft plat & droit d'un bout à l'autre de la charnière, il eft revciu par un ligament brim , en forme de lofange , qui n'en recouvre qu'tfne pa, tic. Son ' épiderme eft écaiilcux comme celi.î de l'Xr /u de : Noé , mais fa couleia- tire fur le gris ; il tfi trés- j épais vers les bords de la cont.ille , ■■- il recouvre en parfie la fente que les valves y laiffent en- tr'elles. Cette coquille eft blanche dehors ccnime dedans , mais elle eft variée à l'extét eur par quelques bandes roi'.gtâtres , qi:i forment des zig- zags perpendiculaires fur les côtés. Elle vient de Saint-Domingue. ^. Arche d'Helbling. Arca Helhtinpi ; Mart. Arca ufia tranjverja Jubrhombo'iJdli , firUs longi- tudina!':hus crcr.ulatis , antice dupUcatis margine den- ticulato kîante ; NoB. Abhand lungen ciner privât ^ejj'elfch. vol. 4, pjg. i2p , lab. 4 , (%. 5